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lundi 31 août 2009

la bataille de varna - 10 Novembre 1444 (1)

Historine s'intéresse aujourd'hui à la chute de l'Empire Byzantin et à la prise de Constantinople en 1453.

Tout déclin a un commencement. Certains faits sont des accélérateurs de l'Histoire ... la bataille de Varna le 10 novembre 1444 en est incontestablement un.

Bonne lecture.



La Bataille de Varna - 1444

La bataille de Varna a eu lieu le 10 novembre 1444 entre Varna et Kaliakra dans l'Est de ce qui est actuellement la Bulgarie. Elle oppose les forces du sultan Murad II aux croisés commandés par Ladislas III Jagellon, roi de Pologne et de Hongrie. La bataille se solda par une victoire ottomane.

Après leur défaite à Belgrade en 1440, les Ottomans ont signé une trêve de dix ans avec la Hongrie que cette dernière ne respectait pas, puisqu'elle s'est entendue avec la République de Venise et le pape Eugène IV pour organiser une nouvelle croisade. Murad II, rappelé au pouvoir par son fils, décida donc de mener son armée sur les terres occidentales. Les bateaux français et italiens arrivèrent trop tard pour l’empêcher de traverser le Bosphore avec son armée.

Ladislas III Jagellon

L'armée chrétienne commandée par les voïvodes de Transylvanie et de Valachie, Iancu de Hunedoara et Mircea II fils aîné du prince Vlad Dracul, (le fameux Dracula à la tête d’environ 4 000 cavaliers légers) était principalement formée de Hongrois, de Roumains et de Polonais, mais des détachements tchèques, bosniaques, croates, serbes, bulgares et russes, ainsi qu'un détachement de chevaliers croisés commandé par le légat papal Julien Cesarini les avaient rejoints. L’armée au total alignait entre 16 et 20 000 hommes plus un nombre important de chariots de guerre (le chiffre de 2 000 est cité, le chiffre de plusieurs dizaines voir quelques centaines semble plus réaliste ).

Iancu de Hunedoara

Le 9 novembre, les Chrétiens sont alertés de la présence d'une énorme armée turque autour de Kaliakra, Iancu de Hunedoara va en reconnaissance l'examiner. Réalisant que les forces turques surpassent largement en nombre celles des Chrétiens, il convoque immédiatement un conseil de guerre.

troupes ottomanes

Cesarini est favorable à un retrait, les Turcs ayant l'avantage du terrain. Mais la fuite aurait laissé la possibilité aux Turcs de harceler sans relâche les Chrétiens, de plus la fierté du roi Ladislas et de Hunedoara leur interdisait la fuite. Cesarini propose alors de camper sur une position défensive et d'attendre des renforts moldaves, génois et grecs par la Mer Noire, de manière à prendre les Turcs à revers. Tous approuvent sauf Hunedoara qui préfère une attaque frontale pour paniquer l'ennemi. « S'échapper est impossible, se rendre est impensable. Battons-nous avec courage et honorons nos armes », dit-il.

Les forces en présence :

Armée Croisée (20 000 hommes environ)
  • 5.000 Transylvains (Hongrois, Roumains, Szeklers, Saxons) amenés par Jean Hunyadi.
  • la cavalerie lourde et légère qui réunissait les bannières de certains magnats hongrois (Emeric Tamási, Etienne Báthory, Michel Szilágyi, etc.), des évêques du royaume (Jean Dominic évêque d’Oradea, Simion Rozgonyi évêque d’Eger (Erlau), Raphaël Herczeg évêque de Bosnie) ainsi que les Croates et les Bosniaques de Franko Tálloczi le gouverneur de ces provinces (3-4.000 hommes).
  • 500 chevaliers hongrois et polonais qui formaient la garde du roi Vladislav,
  • un contingent de 4.000 cavaliers de Valachie commandés par Mircea II le fils aîné du prince Vlad Dracul
  • Soldats ukrainiens. Des Rutènes (anciens russes). Leur nombre n’est pas connu.
  • Volontaires bulgares de la région du Danube. (quelques centaines)
  • les mercenaires enrôlés de Pologne (cavalerie et infanterie sous les ordres de Lesko de Bobricz), de Bohême et de Slovaquie : 5-6.000 hommes.
  • un contingent de volontaires croisés amenés par le cardinal Cesarini (légat du pape) environ 1.000 chevaliers, écuyers, aventuriers : des Hongrois, des Allemands, des Autrichiens, des Italiens.
Armée ottomane : 55 000 - 60 000 hommes.
  • Principalement des troupes légères à cheval (bosniaques, Spahis, …).
  • 10 000 janissaires sous le commandement de Murad II

jeudi 27 août 2009

L'aviation française en 1944 - 1945

Historine s'interesse aujourd'hui aux ailes françaises de la libération.

bonne lecture.

Si quelques pilotes ont pu rejoindre la RAF dés 1940 (qui n'a pas lu le grand cirque de Clostermann ?), les ailes françaises ont vite retrouvé leurs couleurs avec notamment l'épopée de l'escadrille Normandie Niemen. C'est l'aventure des Forces Aériennes Françaises libres (FAFL).

Pierre Clostermann

Après le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord, qui entraîne la fusion entre les forces françaises présentes en AFN et les FAFL sous le nom de "Forces aériennes françaises" (FAF), la conférence d'Anfa (janvier 1943) décide de réarmer l'aviation française rassemblée en la dotant de 1000 avions supplémentaires (en plus des avions FAFL). De Gaulle et Giraud se mettent d'accord pour constituer une force aérienne indépendante, correspondant à celle d'une armée de terre de huit divisions.

D520 au caire en 1942

Pour mémoire, lors du débarquement le 6 juin 1944, 7 groupes français y participèrent dont le groupe Lorraine qui vait pour mission de tendre un immense écran de fumée (d'où le nom de code de l'opération : Screen Smoke) entre la flotte alliée et la côte française afin d'empêcher l'ennemi de prendre l'exacte mesure de l'invasion. Six autres groupes participèrent à Overlord : trois de chasse, équipés de Spitfire (Île-de-France, Alsace, Cigognes), deux de bombardement lourd, équipés de quadrimoteurs Halifax (Tunisie, Guyenne), un de bombardement léger, équipé de bimoteurs Boston, comme le Lorraine (Berry).

Bombardier Boston

En janvier 1944, le groupe de chasse Normandie (avec 51 appareils Yak 3) devient un régiment à 4 escadrilles. En novembre, il prendra le nom de Normandie Niemen (appellation décidée par Staline pour marquer son rôle dans le franchissement de ce fleuve par les troupes soviétiques).


Yak 1


Yak 3


Yak 9
Escadrille Normandie Niemen

Ainsi, vous trouverez dans le petit tableau suivant la liste des unités françaises, leur dénomination, leur affectation et le type d'appareils ... :



P39

Voici l'affectation des unités en méditerranée:



En pour finir, le tableau de chasse des Forces Aériennes Françaises au 8 mai 1945:



Escadrille Lorraine (bombardier boston)

mercredi 26 août 2009

Opération Dragoon - 15 aôut 1944 (5)

Historine termine son étude du débarquement : aujourd'hui, les troupes françaises.

Bonne lecture.
L'Armée française de la Libération de la Provence

La force d'intervention française en Provence est placée sous le commandement du général de Lattre de Tassigny avec l'appellation de "1ère Armée Française".

Bataillons de marche 4 (plage du calvaire)

Ses différentes unités proviennent du "Corps Expéditionnaire Français" du général Juin (qui cesse son commandement en Italie, le 23 juillet 1944), d'unités stationnées en Corse ou en attente en Afrique du Nord.

3e DIA

Elle comprend 4 divisions:
La 1ère D.M.I. dite 1ère D.F.L. (Division Française Libre) du général Brosset
- le R.C.T. 1 (Regimental Combat Team) du colonel Delange avec la 1ère Brigade d'Infanterie (2e Bataillon de Légion Étrangère et 22e Bataillon nord-africain) et un 1er Groupe d'obusiers de 105
- le R.C.T. 2 du colonel Garbay, avec la 2e Brigade d'Infanterie (Bataillons de marche 4, 5 et 11) et un 2e Groupe d'obusiers de 105
- le R.C.T. 3 du colonel Raynal, avec la 4e Brigade d'Infanterie (Bataillons de marche 21 et 24) et BIMP (Bataillon d'Infanterie de Marine et du Pacifique) et un 3e Groupe d'obusiers de 105
- le 1er Régiment de Fusiliers-Marins du capitaine de corvette de Corsier, unité de reconnaissance
- le 8e Régiment de Chasseurs d'Afrique du lieutenant-colonel Simon, unité de tanks destroyers
- 4e Groupe d'obusiers de 155

1er RFM

• La 3e D.I.A. du général de Monsabert:
- le 3e Régiment de Tirailleurs Algériens du colonel de Linarès, formant avec le 2e Bataillon du 67e Régiment d'Artillerie d'Afrique le G.T.1 (Groupement tactique)
- le 7e Régiment de Tirailleurs Algériens du colonel Chappuis, formant avec le 1/67e R.A.A. le G.T.2
- le 3e Régiment de Spahis Algériens du colonel Bonjour, unité de reconnaissance
- le 7e Régiment de Chasseurs d'Afrique du lieutenant-colonel Van Heeke, unité de tanks destroyers.

3ème RTA

• La 9e D.I.C. du général Magnan comprend :
- le 4ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais du colonel Bourgund, formant avec un bataillon d'Artillerie Coloniale (le I.R.A.C.M.) le G.T. 1
- le 6ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais du colonel Salan, formant avec le III/R.A.C.M. le G.T.2
- le 13e Régiment de Tirailleurs Sénégalais du colonel Voillemin, formant avec le II/R.A.C.M. le G.T.3
- le Régiment d'Infanterie Coloniale du Maroc , (R.I.C.M.) du lieutenant-colonel le Puloch, unité de reconnaissance
- le Régiment Colonial de Chasseurs de Chars (R.C.C.C.) du lieutenant-colonel Charles, unité de tanks destroyers

TD du RCCC

• La 1ère D.B. (Division Blindée) du général Touzet du Vigier comprend :
- le 2e Régiment de Cuirassiers du lieutenant-colonel Durosoy et le 3e Bataillon de Zouaves, formant avec le l/68e R.A.A. le "Combat Command 1" aux ordres du général Sudre
- le 5e Chasseurs d'Afrique du commandant Grout de Beaufort et le 1er Zouaves du commandant Barbier, formant avec le III/68ème R.A.A. le "Combat Command 2" aux ordres du colonel Kientz.
- le 2e Chasseurs d'Afrique du lieutenant-colonel Lodin de Lepinay et le 2e Zouaves du commandant Arfouilloux, formant avec le II/68e R.A.A. le "Combat Command 3" aux ordres du colonel Caldairou
- le 9e R.C.A. (Régiment de Chasseurs d'Afrique) du lieutenant-colonel de la Barthe, unité de tanks destroyers
- le 3e R.C.A. du lieutenant-colonel Fouchet, unité de reconnaissance

3e RCA

En réserve générale, deux unités d'intervention rapide :
- le Bataillon de Choc du capitaine Hériard-Dubreuil
- le 2e Régiment de Spahis Algériens du colonel Lecoq, unité de reconnaissance

La 1ère Armée dispose de 2 unités spéciales de commandos :
- le Groupe Naval d'Assaut de Corse, formé en 1943 par le capitaine de frégate Sériot. Spécialisé dans la mise en oeuvre de canots pneumatiques, il réalise des missions de renseignements sur les côtes italiennes. Le 15 août 1944, il est chargé de l'opération "Rosie Force" entre le Trayas et Théoule. Échec sanglant. Par la suite, on lui confie des missions de protection dans les ports du Languedoc. En septembre 1944, il est dissous en Corse.

- le Groupe des Commandos d'Afrique unité de combat entraînée à Sidi-Ferruch, puis en Corse à Saint-Florent, au début de 1944. Il s'empare de l'île d'Elbe. Au sud de Salerne, il prépare l'opération "Romeo Force" qu'au cap Nègre il exécute avec brio. Tous volontaires, choisis avec soin, les commandos sont aptes au combat de nuit, au corps à corps et à l'infiltration loin derrière les lignes ennemies.

les Chocs à Toulon

Il convient d'insister sur la contribution magnifique des goumiers marocains à la libération de la Provence. Le G.T.M. (Groupe de Tabors Marocains) du général Guillaume est divisé en Tabors (bataillons) et Goums (compagnies). Il comprend :
- le 1er G.T.M. (2e, 3e et 12e Tabors) sous les ordres du colonel Leblane
- le 2e G.T.M. (1er, 6e et 5e Tabors) sous les ordres du colonel Boyer de la Tour
- le 3e G.T.M. (9e, 10e et 17e Tabors) sous les ordres du colonel Massiet du Biest.
Leurs pertes furent sévères.

2e GTM

Il convient également de citer les nombreuses unités des services :
- Transmissions
- Génie
- Train
- Matériel et Essences
- Intendance
- Service de santé (40 hôpitaux d'évacuation)
- Services de Renseignements

Durant l'opération "Dragoon", le soutien logistique qu'ils apportent aux unités au combat fut très efficace.


Les unités de l'Armée d'Afrique, aussitôt débarquées sur les plages de Provence, ne cesseront pas de se battre durant les mois suivants. Leur avance en pays provençal est marquée par le siège et l'assaut sanglant des places fortes allemandes, solides et à forte garnison, de Hyères, Toulon et Marseille.


Les Forces aériennes françaises au cours de la Libération de la Provence
Du 31juillet au 10 août 1944, les forces aériennes françaises exécutent des bombardements de précision à l'intérieur des terres. Sont visés ponts, voies de communication, terrains d'aviation.
Du 11 au 15 août, elles réalisent des attaques de batteries allemandes le long du littoral. À partir du jour J, elles s'en prennent directement à des positions d'artillerie et aux colonnes de la 19e Armée allemande dans la vallée du Rhône.

Le 20 août, pour la première fois depuis l'invasion de la zone libre par la Wehrmacht, des avions des Forces aériennes françaises se posent en territoire libéré sur la base aéronavale de Fréjus.

La flotte aérienne française se compose de :
- 1ère escadre de "Spiffire"
- 4eme escadre de P.47 "Thunderbolt"
- 4 groupes de bombardiers B.26 "Marauder"
- 1 escadrille de reconnaissance de "Spiffire"
- 1 escadrille de reconnaissance de P38 "Lightning"
- L'aéronavale dispose d'hydravions "Catalina" et "Walrus" basés en Corse.

mardi 25 août 2009

L'Ontos, chasseur de char méconnu des années 50

Historine s'aventure aujourd'hui à la découverte d'un matériel peu connu de la Guerre du Viet-Nam : le M50 Ontos.

Bonne lecture.

Le M50 Ontos :

Répondant à un concept aujourd’hui dépassé sinon abandonné, le chasseur de chars M-50 Ontos (chose, en grec), officiellement Rifle, Multiple 106 mm, Self-propelled, M50 fut conçu au début des années 1950 à la demande de l’US Marine Corps, désireux d’obtenir un véhicule léger susceptible de fournir dès l’arrivée sur la plage un appui feu rapproché.


Doté de 6 canons sans recul de 106 mm, qui servaient après un tir d’ajustement de la part des 4 mitrailleuses de pointage ( couplées aux tubes supérieurs ), le M-50 pouvait tirer efficacement à 1100 m ( portée maximale des canons, 7000 m ). Chaque véhicule pouvait embarquer 18 obus ( HEAT à charge cruse ou HESH à tête d’écrasement ) et 800 cartouches. Les canons pouvaient pointer manuellement en site de – 10° à + 20°, et en azimut à 40°. A partir de juin 1963, les 294 M-50 restants furent dotés d’un moteur essence Chrysler de 180 ch et rebaptisés M-50A1.


Les Ontos furent déployés au Vietnam jusqu’en 1969, où ils se distinguèrent, notamment lors de la bataille de Hué. Ils étaient appréciés du fait de leur poids réduit et de leur grande puissance de feu, bien qu’il faille mettre pied à terre pour recharger les tubes de 106 mm. Plusieurs variantes furent conçues à partir du châssis des M-50, essentiellement des transports de troupes et des véhicules utilitaires.

Bien que le M50 fût conçu comme chasseur de char, l’Armée Nationale Vietnamienne avait peu de véhicules susceptibles d’offrir des cibles. En revanche, le M50 en appui feu de l’infanterie fut d’une remarquable efficacité, dans un rôle qui n’avait pas été prévu ni par la doctrine ni lors des phases d’entraînement. Comme le M113, son léger blindage le mettait à l’abri du feu des armes légères mais le rendait vulnérable aux mines et aux RPG. Par conséquent, il fut souvent déployé en position statique comme point d’appui.


L’Ontos était apprécié des équipages et des officiers qui pouvaient compter sur leur soutien. Leur faible poids leur permettait de s’engager dans des endroits où des chars plus lourds s’embourbaient. Lors de la bataille de Hué, l’Ontos fut souvent considéré comme l’armement le plus efficient dont disposait les Marines. Souvent la simple apparition de l’Ontos suffisait pour l’ennemi décroche. Lors de l’Opération De Soto, l’introduction de l’hélicoptère lourd CH-53 Sea Stallion permit l’hélitreuillage et le largage d’une section de Marine accompagné d’Ontos sous élingue à plus de 25 miles (40 km) au sud de la ville de Quan Ngai .


• Type : Chasseur de chars
• Constructeur : Allis-Chalmers
• Distance franchissable : 240 km
• Vitesse max. : 48 km/h
• Motorisation : 1 General Motors Model 302 à essence, développant 145 ch
• Poids : 8.3 tonnes
• Longueur : 3.82 m
• Largeur : 2.60 m
• Hauteur : 2.13 m
• Equipage : 3 personnels
• Armement :
- 6 canons sans recul de 106 mm
- 4 mitrailleuses de pointage de 12,7 mm
- 1 mitrailleuse M1919A4 de 7,62 mm
• Nombre : 297

lundi 24 août 2009

Opération Dragoon - 15 aôut 1944 (4)

Historine vous propose la suite du débarquement de Provence.

bonne lecture.

l'Opération "DRAGOON"

Les forces de l’opération Dragoon (ex Anvil) sont essentiellement composées de 3 divisions d'infanterie américaine avec de nombreux vétérans des campagnes de Tunisie, de Sicile et d'Italie.

Dès leur débarquement sur les plages provençales, elles neutralisent les défenses allemandes et par les collines ou le long d'axes routiers, pénètrent à l'intérieur des terres. Elles ont, au jour J+1, assuré la tête de pont prévue par le plan d'opération.


TASK FORCE 87 "CAMEL FORCE" (36e DI.US)
La "Camel Force" comprend :
- 29 820 hommes
- 3 597 véhicules
- 94 navires de transport (23 LST, 22 LCT, 30 LCI, 7 transports d'assaut et 12 bâtiments d'approvisionnement)
- Appui-feu rapproché :14 LCT lanceurs de roquettes 2 LCG et 2 LCF
antiaériens
- Appui-feu naval (1 cuirassé, 6 croiseurs, 11 destroyers US et 2 bâtiments français appartenant à la division du contre-amiral Auboyneau l "Émile Bertin" du capitaine de vaisseau Ortoli et le "Dugay-Trouin" du capitaine de vaisseau de Quiévrecourt)


Forces françaises rattachées à "Camel Force"
Le "Combat Command" de la 1ère Division Blindée française du général Sudre comprend 4 600 hommes et 960 véhicules sur 6 LST et 6 transports de troupes. Il est formé par :
- le 2e Régiment de Cuirassiers sur chars moyens
- le 3e Bataillon de Zouaves en infanterie portée
- le 1er groupe du 68e Régiment d'Artillerie d'Afrique avec canons de 105 automoteurs
- le 1er escadron du 9e Régiment de Chasseurs d'Afrique.

La 36ème D.I. US se lance à l'assaut des plages de :
- "Red Beach" (Saint-Raphaël-Fréjus)
- "Green Beach" (Cap Dramont)
- "Yellow Beach" (Agay)
- "Blue Beach" (Anthéor)

TASK FORCE 85 "DELTA FORCE" (45e DI.US)
La "Delta Force" comprend :
- 30 900 hommes
- 3 477 véhicules
- 135 navires de transports (22 LST, 50 LCT,38 LCI, 6 transports d'assaut et 19 bâtiments d'approvisionnement)
- Appui-feu rapproché (6 LCT lanceurs de roquettes, 2 LCG, et 2 LCF antiaériens)
- Appui-feu naval (2 cuirassés, 3 croiseurs et 11 destroyers)
- 8 dragueurs de mines
- 8 navires auxiliaires.


La 45ème DI.US attaque les plages de :
- "Red Beach" et "Green Beach" (La Nartelle)
- "Yellow Beach" (La Nartelle nord)
- "Blue Beach" (La Garonnette)
- "Red Beach n°2" (Plage de Grimaud)
- Plage de Sainte-Maxime

TASK FORCE 84 "ALPHA FORCE" (3e DI.US)
La "Force Alpha" comprend :
- 29 432 hommes
- 3 337 véhicules
- 124 navires de transport (22 LST, 38 LCT, 47 LCI, 6 transports d'assaut, 11 bâtiments d'approvisionnement)
- Appui-feu rapproché (10 LCT avec chacun 1000 roquettes, 2 LCG et 2 LCF antiaériens)
- Appui-feu naval (1 cuirassé, le "Ramilies" britannique), 6 croiseurs
(5 britanniques et le croiseur français "Gloire"), 7 destroyers (américains)
- Dragueurs de mines : 37 (dont 6 français)
- Bâtiments de sauvetage (10 navires auxiliaires)


La 3e DI.US s'est illustrée en Sicile et en Italie.
Elle attaque les plages de :
- "Red Beach" (Cavalaire ouest)
- "Green Beach" (Cavalaire est)
- "Yellow Beach" (Pampelonne)

Dotée de moyens de transports de troupes, d'unités blindées, d'artillerie, de maintenance et de ravitaillement, cette "marée humaine" de 100 000 hommes est mise à terre par une armada de navires de transports et de péniches de débarquement.
Une flotte impressionnante de navires de guerre lui apporte un appui de feu extrêmement efficace.


Les Forces navales alliées
"Task Force 80" : Amiral VA. Hewitt sur "Le Catoctin"
Elle est répartie en 9 divisions comprenant :
- 6 destroyers
- 5 torpilleurs
- 2 chasseurs de sous-marins
- 22 dragueurs
- 59 escorteurs
- 6 avisos
- 18 bateaux PT d'attaque des plages
- 36 navires auxiliaires dont 2 pétroliers

"Task Force 88" : Amiral Troubridge
- 9 porte-avions avec 216 avions
- 4 croiseurs
- 12 destroyers
- 6 poseurs de mines

Les Forces aériennes alliées

Pour assurer le soutien des unités de débarquement la flotte aérienne comprend 2 000 avions :
- 18 escadrons de "Thunderbolt" (15 américains et 3 français)

P47 francais
- 11 escadrons de "Spitfire" (britanniques et français)

- 6 escadrons de "Lightning"

- 1 escadron de chasseurs de nuit "Beaufighter"

Beaufighter
- 4 escadrons de bombardiers A.20 "Havoc"

A20 havoc
- 5 escadrons de reconnaissance photographique et d'appui tactique.

jeudi 20 août 2009

Opération Dragoon - 15 aôut 1944 (3)

Historine poursuit sa série sur l'opération Dragoon avec un petit rappel des faits.

Bonne lecture.

Opération Anvil – Dragoon

Dès août 1943 à la conférence de Québec un plan américain de débarquement en Provence complémentaire de celui de Normandie est étudié.

Lors de la conférence de Téhéran (novembre 1943), Staline se montre d'accord avec ce plan dont l'application soulagerait d'autant le front soviétique. Churchill y est opposé, lui préférant la priorité aux opérations déjà engagées en Italie, pour attaquer directement le Reich par le sud. C'est finalement le président Roosevelt qui tranche pour un second front dans le sud de la France.

Ce sera l'opération Anvil, rebaptisée Dragoon, qui a pour buts de :
- fixer des troupes ennemies,
- disposer de ports en eau profonde,
- protéger ensuite le flanc droit de l'armée américaine venant de Normandie.

La présence des hauts-fonds et la dis¬position des batteries ennemies ont déterminé le choix des plages du débarquement entre le Lavandou et Saint Raphaël. Le jour J est fixé au 15 août 1944.



La 7ème Armée américaine, que commande le général Patch, va constituer le corps expéditionnaire. Elle est composée du 6ème corps d'armée et d'une division aéroportée. Elle comprend également l'Armée B placée sous les ordres du général de Lattre de Tassigny. Pour la suite des événements, de Lattre a conscience du rôle que peuvent jouer les maquisards.

Un compromis a précisé la situation des troupes françaises : le général Patch les commandera lors de la première phase de l'opération et le général de Lattre en assumera le commandement tactique dès leur engagement.

L'armée B regroupe cinq divisions d'infanterie, deux divisions blindées (la 1ère et la 5ème), deux groupements de tabors et plusieurs éléments de réserve. S'y retrouvent les combattants du corps expéditionnaire qui s'est couvert de gloire en Italie et des soldats fraîchement embarqués en Afrique du Nord : Français de souche, soldats musulmans d'Algérie, de Tunisie, du Maroc, troupes venues d'Afrique Occidentale française, d'Afrique Equatoriale française...



600 bateaux de transport et 1 270 péniches vont faire débarquer cette force terrestre sous la protection de 250 navires de guerre (dont une trentaine de français), constituant la " Naval Western Task Force ", appuyée par les avions de la "Mediterranean Allied Air Force" (2 000 appareils). Ayant réuni au large de la Corse des navires venus en dix convois, pour des raisons stratégiques, la flotte alliée s'est d'abord dirigée vers Gênes pour tromper l'adversaire. Le 14 août 1944 au soir, elle met le cap sur la côte provençale.


embarquement à Naples

A 8 heures du matin, les vagues d'assaut américaines des 3ème DI US, 36ème DI US et 45ème DI US s'élancent des péniches de débarquement pour prendre pied, entre Cavalaire et Saint-Raphaël, sur les plages aux noms de code respectifs d'Alpha, Delta et Camel. Parmi ces soldats se trouvent les Français du Combat Command 1 (CC1) du général Sudre.


Départ de Naples

Au soir du 15 août, deux têtes de pont sont assurées de part et d'autre de Fréjus. Sur près de 100 000 hommes débarqués, on compte un millier de tués et disparus dans les rangs alliés.



Le lendemain, le gros de l'armée B débarque. Entre autres : la 1ère DFL à Cavalaire et la 3ème DIA à la Foux.



Quant aux forces navales françaises, leur rôle a été important et les bâtiments se sont faits remarquer par la précision de leur tir. Leurs compositions étaient dans l'ensemble comparables à celles d'un « Fire Support Group » et elles auraient pu être utilisées groupées. Cependant le commandement américain tenait à assurer la responsabilité entière de l'opération. Les bâtiments français furent donc dispersés dans les forces américaines.


Remontée vers Lyon