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Bon jeu.

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jeudi 31 décembre 2009

Meilleurs voeux 2010

En ce dernier jour de l'année, Historine vous présente ses meilleurs vœux pour l'année à venir.

Merci à tous les lecteurs de ce blog... plus de 21 500 visites en 9 mois d'existence, c'est un beau succès d'estime. Nous espérons faire aussi bien l'année prochaine.

A bientôt.

Historine

mardi 29 décembre 2009

La flotte Française à Toulon (27 novembre 1942) - (2)

Historine continue son étude sur le sabordage de la flotte en 1942. Episode douloureux s'il en est pour nos couleurs, défaite française bien connue mais aussi défaite allemande.

Bonne lecture.

Bilan des opérations :
Pour les Allemands, l'opération Lilas se solda donc par un échec, dû au retard du second groupe allemand (celui venant de l'Ouest), à la qualité des « liaisons marines » et à la parfaite mise au point des consignes de sabordage. Coté français, il serait bien prétentieux de parler de « brillante opération », dans ce désastre qui voit la disparition d'une des plus belle flotte que la France ait jamais comptée. Tout fut perdu, fors l'honneur...
A la fin de cette dramatique journée, plus de 100 bâtiments, soit un tonnage de 235.000 tonnes, sont coulés. Ce chiffre est énorme, d'autant qu'il inclut certains fleurons, comme les Dunkerque et Strasbourg, les croiseurs Algérie, Marseillaise, Jean de Vienne et La Galissonnière, ou encore de superbes contre-torpilleurs et torpilleurs. Mais l'importance de cette catastrophe, si grande et symbolique soit elle, mérite d'être nuancée. A Toulon, ce n'est pas l'ensemble de la flotte française qui s'est sabordé, loin s'en faut. En fait, moins de la moitié du tonnage de 1939 (535.000 tonnes) est perdue.
Même en comptant les pertes subies depuis trois ans, les effectifs restent nombreux, bien qu'ils soient très éparpillés et n'ont pas suivi, faute de moyens, les évolutions très rapides de la technique. De l'Afrique du nord aux Antilles, en passant par l'Egypte, de très nombreux bateaux restent à flot. Quelques uns, armés par les Forces Navales Françaises Libres (FNFL), ont rejoint De Gaulle dès 1940. Les autres, après avoir, aussi, fait leur devoir en protégeant le territoire national (en fait l'empire colonial) contre les forces anglo-américaines, vont reprendre, comme l'espéraient les marins, la lutte contre l'Allemagne nazie.
La marine française aligne encore, le 28 novembre 1942, le cuirassé Richelieu. Plus grand et plus puissant que les Dunkerque, il sera modernisé aux USA puis déployé dans le grand Nord avant de combattre dans le Pacifique. Gravement endommagé à Casablanca lors du débarquement américain, son frère, le Jean Bart, sera réparé et achevé après guerre.
 
Les Français peuvent aussi compter sur le cuirassé Lorraine, certes ancien, mais qui s'illustrera lors du débarquement de Provence et la réduction de la poche de Royan. Les croiseurs légers Emile Bertin, Georges Leygues, Gloire et Montcalm, récents et remis à niveau avec l'aide américaine, seront engagés dans les grandes opérations amphibies de 1944.
Il y a aussi les grands contre-torpilleurs Le Triomphant, Le Malin, Le Terrible et Le Fantasque, reclassés croiseurs légers. S'y ajoutent des bâtiments plus anciens mais qui serviront encore, plus ou moins longtemps. On citera les croiseurs Suffren, Duquesne, Tourville, Duguay-Trouin et Jeanne d'Arc, ainsi que de nombreux navires de plus faible tonnage et des sous-marins.
L'ensemble constitue une force non négligeable et les unités les plus récentes, avec les navires cédés par les anglo-saxons à la fin des hostilités, seront le socle de la renaissance.

lundi 28 décembre 2009

La Bataille des Plaines d'Abraham - 13 septembre 1759 - (2)

Historine poursuit son étude de la bataille qui détermina le sort de la Belle Province. Pour ne pas oublier, voici donc le récit de cette bataille.
Et n'oublions pas la devise du Québec :"Je me souviens".

Bonne lecture. 

La bataille
Pendant les mouvements de troupes de l'armée française, et tandis que celles-ci se positionnent sur le champ de bataille, plusieurs miliciens et soldats des troupes coloniales harcèlent les Britanniques sur leurs flancs. Ces escarmouches causent plusieurs victimes de part et d'autre.

Entre temps, Montcalm analyse la situation et conclut qu'il ne doit pas donner à l'ennemi le temps de se fortifier. Autrement, il lui serait impossible de le déloger. De plus, retraiter à l'intérieur des murs de la ville n'est pas une solution puisqu'il juge que les fortifications ne tiendraient pas en cas de siège. Dans son esprit, il est clair qu'il doit attaquer maintenant.

C'est donc vers 10 h 00 que le général ordonne l'attaque. Les troupes se mettent en branle, divisées en trois lignes : la première est constituée de réguliers, le deuxième de miliciens incorporés aux régiments, et la troisième également de réguliers.
 
La décision de Montcalm d'incorporer à chaque régiment de l'armée de terre un corps de miliciens s'avère être catastrophique. La ligne se défait très rapidement. À quelques pas de l'ennemi, les soldats de la deuxième ligne tirent sans en avoir reçu l'ordre. Le troisième rang tire ensuite, suivi du premier.

Devant ce désordre, les soldats britanniques restent impassibles. Leurs deux canons font feu en utilisant de la mitraille (grapeshot), mais les soldats ne bougent pas. Conformément aux ordres de leur général, ils forment une ligne de deux rangées, ce qui permet de couvrir plus d'espace que les trois habituelles, et chargent leur fusil de deux balles pour que leur tir soit plus dévastateur. L'ordre de tirer ne viendra que lorsque l'ennemi sera à une distance d'environ 40 verges (un peu plus de 35 mètres).
 
Au moment opportun, la première salve britannique se fait entendre. Contrairement à ce qui est souvent avancé dans les livres d'histoire, celle-ci n'est pas le fait de tous les soldats, mais uniquement de ceux des 43e et 47e régiments, soit le centre de la ligne. Par la suite, les autres régiments ouvrent le feu. La première ligne de l'armée française tombe, et Sénezergues, Saint-Ours et Fontbonne (officiers français) meurent sous les tirs. Une riposte se fait entendre : Monckton reçoit une balle qui le transperce et Carleton est blessé à la tête. Les soldats britanniques avancent de quelques pas pour sortir de la fumée et y vont d'une deuxième salve. Celle-ci achève le travail. Les hommes de Montcalm battent en retraite. La bataille aura duré moins d'une demi-heure.

Ce n'est qu'après la bataille que Bougainville et ses hommes arrivent près du champ de bataille. Pour lui faire face, Townshend, maintenant aux commandes de l'armée britannique depuis la mort de Wolfe et de la blessure de Monckton, positionne les deux régiments qui sont encore sur les Plaines. Même si Bougainville n'attaque pas, sa présence force néanmoins Townshend à rester sur ses positions et l'empêche ainsi de poursuivre l'armée française qui retraite de l'autre côté de la rivière Saint-Charles.

Le bilan
Le bilan de cette bataille décisive varie selon les sources. Selon l'officier John Knox, les Britanniques auraient compté 61 morts et 603 blessés. Le régiment le plus touché est celui des Highlanders,  avec 18 morts et 148 blessés. Chez les Français, les pertes sont considérables. Plusieurs chiffres ont été avancés, mais l'historien G. Filteau évalue le chiffre le plus raisonnable (celui du rapport de La Pause) à 150 morts – dont 13 officiers – et 370 prisonniers – dont 18 officiers. Le nombre de disparus est porté à 28. Quant au nombre de blessés, il est élevé – probablement plusieurs centaines – et 193 hommes meurent des suites de leurs blessures à l'Hôpital Général. Le nombre de pertes dans les milices est inconnu.

Mais outre ces soldats qui ont perdu la vie ou ont été blessés durant le combat, c'est surtout la mort des deux généraux qui a marqué l'histoire. D'abord le général Wolfe, atteint au poignet, à l'aine et à la poitrine. C'est cette dernière blessure qui lui a été fatale. Compte tenu de la dimension du projectile (1/4 de pouce de diamètre, soit deux fois celle d'un fusil français), tout porte à croire que le coup provenait d'une pièce d'artillerie.

Les dernières minutes de la vie de Wolfe sont devenues un sujet de prédilection pour plusieurs auteurs et peintres dont les œuvres projettent la plupart de temps une image romantique du héros mort au combat, mais dont le portrait s'éloigne de la réalité historique. Quoi qu'il en soit, Wolfe meurt sur le champ de bataille très rapidement suite à sa dernière blessure. Une heure après le début des hostilités, soit vers 11 h 00, son corps est transporté sur un des navires. Il sera rapatrié plus tard vers l'Angleterre.

À l'instar de son opposant, Montcalm est lui aussi atteint durant le combat : il reçoit une balle pendant qu'il retraite vers la ville. Après avoir chevauché péniblement à l'intérieur des murs, on lui prodigue des soins. Ceux-ci sont toutefois sans effets. Il semble que lorsqu'il apprend qu'il ne survivra pas encore longtemps, il réplique : « Tant mieux, je ne verrai pas les Anglais dans Québec ». Le général reçoit les derniers sacrements durant la nuit et expire à l'aube, vers 5 h 00 du matin. On enterre son corps dans un cratère d'obus sous la chapelle des Ursulines.

mercredi 23 décembre 2009

Les forces polonaises en France en 1940 (1)

Historine poursuit l'étude des forces polonaises ayant combattu lors de la 2nd Guerre Mondiale. Nous étudions aujourd'hui les forces Polonaises lors de la campagne de France de 1940.

Bonne lecture.

Les forces Polonaises en France
Septembre 1939, les colonnes blindées allemandes envahissent la Pologne. Après un mois de combat, l’armée polonaise est défaite sur son sol .Pourtant beaucoup d’hommes, voire d’unités parviennent à quitter le territoire, et en vertu des accords militaires franco-polonais de 1939 et 1940, se reforment en France .Le Général Sikorski prend le commandement de cette Armée Polonaise qui se regroupe dans la région de Coëtquidan .
On mobilise parmi la population immigrée en France, pour parvenir à un effectif de quelques 80 000 hommes dont les 30 000 échappés de Pologne, constituent l’essentiel de l’encadrement.

Sur la terre de France furent formés :
1ère Division de Grenadiers (1DG) - Pierwsza Dywizja Grenadierow (formée à Coëtquidan) 16165 H
2ème Division de Chasseurs à Pieds (2 DSP) - 2 Dywizja Strzelcow Pieszych : (formée à Parthenay) 16112 H
La Brigade Autonome de Chasseurs Podhales - Samodzielna Brygada Strzelcow Podhalanskich (SBSP) (formée à Coëtquidan) 4612 H – cette brigade est aussi appelée Brigade du Nord
10 Brigade de Chars de cavalerie -10. Brygade Kawalerii Pancernej (10 BKPanc) : (formée en région parisienne) 5305 H
3ème Division d’Infanterie (en cours de formation à Coëtquidan) 8320 H
4ème Division d’Infanterie. (en cours d'instruction à Parthenay) 11807 H
Aviation (Lyon et Montpellier) 7990
• Au Moyen Orient , la Brigade Autonome de Chasseurs des Carpathes (Samodzielna Brygada Strzelcow Karpackich) : (en Palestine Française, Beyrouth et Syrie) 3270 H
L'ordre de bataille des unités engagées au front fut le suivant:
la 1re Brigade du Nord, en Scandinavie à Narvik dès avril 1940.
la 1re Division de Grenadiers, fin avril, en réserve de l 'armée, région de Nancy.
la 2ème Division de Chasseurs, le 20 mai 1940 pour défendre la trouée de Belfort.
la 10ème Brigade blindée le 12 juin 1940 à l’ouest d’Epernay.
l'aviation, dès l'invasion allemande à partir du 10 mai 1940.
10 Compagnies antichars intégrées dans des divisions françaises.

En juin 1940, l’effectif de l’armée polonaise en France était de 80.326 hommes. Les soldats portaient l’uniforme français. L’encadrement était polonais et arborait l’uniforme de l’armée polonaise. C'était une armée alliée, rattachée au commandement français, qui combattit sous ses propres drapeaux. 50.000 de ses hommes étaient issus de la mobilisation des Polonais immigrés en France, et 30.326 des recrues provenaient de Pologne.

L'Aviation polonaise:
L'Aviation polonaise reconstituée en France comprenait 7.990 hommes récupérés de Hongrie et de Roumanie. La constitution d'unités combattantes aériennes fut décidée par l'accord franco-polonais du 4 janvier 1940. De cette force rassemblée à Lyon, des pilotes polonais ainsi que leur support logistique furent envoyés à Montpellier pour y compléter leur instruction sur du matériel français. Un groupe de chasse polonais appelé '''Varsovie'', fut bientôt opérationnel et actif au combat jusqu'à la demande d'armistice. Ce groupe de chasse contribua à la destruction de 56 avions ennemis dans le ciel de France, entre le 10 mai et le 18 juin 1940.
Dès la demande d'armistice, la grande majorité des pilotes et des personnels (6.000 hommes) refusèrent la défaite, et gagnèrent l 'Angleterre par l'Espagne et Gibraltar.

La Marine polonaise.
Après l'anéantissement de la Pologne le 28 septembre 1939, une partie de sa flotte de guerre réussit à s'échapper de la Baltique et rejoignit l'Angleterre. 3 destroyers (Błyskawica, Burza et Grom, ce dernier coulé à Narvik), 2 sous marins (Orzeł et Wilk) accompagnés de quelques unités de la marine marchande se mirent ainsi à l'abri dans les ports britanniques.

mardi 22 décembre 2009

La Bataille des Plaines d'Abraham - 13 septembre 1759 - (1)

Historine s'intéresse aujourd'hui à la bataille des Plaines d'Abraham (au pied de la ville de Québec) qui se déroula le 13 septembre 1759. La bataille des Plaines d’Abraham est un événement marquant de l’histoire du Québec et du Canada. Par cette bataille, la plus importante de la guerre de sept ans , l’Angleterre prend possession de l’ensemble du territoire nord-américain.

Bonne lecture.

La bataille des Plaines d'Abraham :
Au cours de l’été 1759, l’Angleterre entreprend, pour la quatrième fois, le siège de Québec. La Nouvelle-France, après plusieurs années de guerre, est en mauvaise posture. Les Grands Lacs, la vallée du Richelieu et le lac Champlain sont déjà perdus, et la forteresse de Louisbourg est tombée depuis 1758.

À partir de juin 1759, une flotte assiège Québec. Un premier débarquement est tenté à l’ouest de la rivière Montmorency, mais il est repoussé par le maréchal de Lévis. L’armée anglaise prend alors position sur l’île d’Orléans et dans les alentours. Québec est ensuite bombardée et les villages environnants tombent les uns après les autres.
Les forces en présence
Il est difficile de connaître le nombre exact des forces en présence sur les Plaines lors de la fameuse bataille. Pour l'armée britannique, les chiffres varient selon les sources entre 3600 et 4828. L'évaluation officielle, celle du brigadier Townshend, s'élève à 4441.
Du côté français, les écarts sont encore plus grands, l'estimation la plus basse varie de 2500  à 7520. Selon les historiens Stacey et Filteau, le chiffre d'environ 4400 - 4500 serait plus vraisemblable.

Environ 2000 soldats étaient des réguliers, les autres étaient des miliciens et des Amérindiens. Les deux armées sont donc, en nombre, de force à peu près égale. Cependant l'armée britannique surpasse largement son opposante qualitativement car uniquement constituée de soldats réguliers, bien entraînés et surtout très à l'aise en combat en terrain découvert. À l'inverse, l'armée française doit composer avec un nombre important de miliciens et d'Amérindiens, souvent inexpérimentés dans ce type de batailles  (apanage  des batailles européennes). Les miliciens sont d'ailleurs mal armés, avec de simples fusils (souvent leur équipement personnel) et dépourvus de baïonnettes. De plus, en arrivant sur les Plaines, ces hommes sont fatigués de leur longue marche depuis Beauport.

Quant à l'artillerie, les Britanniques disposent de deux canons de 6 livres en bronze. Les Français alignent 3 pièces (certaines sources citent 4 ou 5 canons).

Position des troupes anglaises:
À la suite du débarquement réussi à l'Anse-au-Foulon, Wolfe prend position sur les Plaines. Dans le but de prévenir une attaque de Bougainville, il envoie d'abord des hommes du 58e régiment occuper les maisons de ferme qui bordent le chemin Saint-Louis en direction de Sillery. Par la suite, il procède à une reconnaissance du terrain et positionne ses hommes à l'ouest des Buttes-à-Neveu et forme ses lignes de façon à occuper tout le promontoire de Québec.
 
Il déploie ainsi ses forces :
•la droite (face à la falaise) :
o    35e régiment
•le centre (ligne principale) :
o    Grenadiers de Louisbourg
o    28e régiment
o    43e régiment
o    47e régiment
o    78e régiment
o    58e régiment
•la gauche (positionnée face au chemin Sainte-Foy) :
o    15e Amherst
o    2e bataillon du 60e régiment
o    3e bataillon du 60e régiment
•les réserves (occupent le territoire à la hauteur de la rue des Érables d'aujourd'hui) :
o     48e régiment
•l'arrière :
o    Infanterie légère
Position des troupes françaises:
Du côté français, c'est vers 6 h 45 le matin que les troupes quittent Beauport et se mettent en marche en direction des Plaines. Une fois sur le champ de bataille, Montcalm déploie ses hommes face à l'armée britannique :
•    la droite : assurée par les miliciens de Montréal et de Québec;
•    le centre : les régiments de La Sarre, Languedoc et Béarn assurent le centre de la défense;
•    la gauche : elle est défendue par les régiments Royal-Roussillon et Guyenne, par la milice de Trois-Rivières ainsi que par une partie de la milice de Montréal
À cette formation, on peut ajouter les Amérindiens qui sont positionnés en embuscade avec des miliciens dans les boisés de part et d'autre du promontoire. 
Sources : 

lundi 21 décembre 2009

Les Portes avions américains (3)

Historine termine son étude des Portes Avions américains en vous donnant la liste des navires construits et à construire par les États Unis.

Bonne lecture.

Commentaires des tableaux :
N° : marque de coque lors de l’entrée en service
Nom : les bâtiments en italique n’ont pas été achevés ou sont encore en chantier.
Prog. : programme, en principe l’année budgétaire. Les divers programmes de 1940 (Two Oceans Navy) ne sont pas détaillés. Cette colonne permet de juger de la volonté de la classe politique vis-à-vis des porte-avions.
Achevé : date d’armement. Le porte-avions est en principe achevé, mais doit encore faire ses essais et assurer sa mise en condition avant d’être opérationnel.
Fin de service : la mention « Bikini » indique l’usage du porte-avions comme cible lors des essais de juillet 1946. Certains bâtiments ont aussi été désarmés entre la fin de la Deuxième Guerre mondiale et la guerre de Corée.
Refontes/remarques : sont indiqués pour les Essex, les grandes refontes (SCB-27 pour les avions à réaction, SCB-125 pour la piste oblique et SCB-144 pour une modernisation des porte-avions anti-sous-marins, reclassés CVS). Trois Essex ont servi de porte-hélicoptères d’assaut (LPH). Les CVL 48 et 49 ont eu une seconde carrière comme bâtiments de commandement (CC) ou de communication (AGMR).

Les marques de coque de l’US Navy
Le système de marque de coque de la marine américaine a été établi le 17 juillet 1920. Un système de lettre définit la catégorie du bâtiment avec des lettres complémentaires qui précisent souvent la classe, une caractéristique ou une mission. Dans chaque catégorie, un numéro est attribué dans l’ordre chronologique d’inscription au budget et n’est, en principe,attribué qu’une seule fois.

Les porte-avions sont initialement (1920) considérés comme une sous-catégorie de croiseurs, ce qui explique l’attribution, en première lettre, du C donné aux croiseurs, puis du V qui caractérise les engins volants plus lourds (heaVy) que l’air.

Les porte-avions ont utilisé les marques :
- CV : porte-avions « normal », a priori sans caractéristiques particulières ;
- CVB : porte-avions lourd, en fait le type Midway, de 1945 à 1952 ;
- CVL : porte-avions légers, les Independence et les Saipan et Wright achevés après la guerre ;
- CVA : porte-avions d’attaque, classe introduite en 1952 pour les Midway et les Essex armés pour opérer contre la terre ou d’autres navires de surface. Utilisé pour les Forrestal et suivants jusqu’à leur adaptation entre 1972 et 1975 en porte-avions polyvalents avec l’embarquement d’une flottille de lutte anti-sous-marine. Ils adoptent alors le « CV » de base ;
- CVS : porte-avions anti-sous-marins, utilisés à partir de 1953 pour les Essex armés pour la lutte anti-sous-marine
- CVN : porte-avions nucléaire

jeudi 17 décembre 2009

Houzard - Une variante DBA (1)

Historine vous met à disposition la règle Houzard qui est une variante DBA pour rejouer les guerres du 1er Empire. Nous vous mettrons prochainement des listes d'armées pour les principales nations.

Bon jeu.

mercredi 16 décembre 2009

La bataille de Langensalza - 27 juin 1866 (2)

Histoire poursuit son étude de la bataille de Langensalza. Cette bataille qui a opposé la Prusse aux Hanovriens est donc une victoire tactique des seconds sur les premiers mais se transforme de suite en lourde défaite stratégique qui signe la disparition du royaume.

Bonne lecture.

La bataille :
Premiers contacts
Vers 8 heures 30, l’avant-garde prussienne remarqua la présence du régiment de dragons hanovriens déployé 5 km au sud de Langensalza. Cette avant-garde se déploie et met en batterie son artillerie qui ouvre le feu sur les cavaliers ennemis qui se replient au nord de l’Unstrut vers 9 heures 30 en rendant compte de la présence de 2 bataillons prussiens. L’avant-garde poursuit sa progression et atteint Langensalza où son premier bataillon pénètre, tandis que le second occupe la hauteur du Judenhügel à l’est de la ville. Le bataillon hanovrien qui occupait Langensalza, se voyant débordé au moment de l’arrivée du gros prussien, se replie avec l’appui d’un régiment de hussards et d’une partie de l’infanterie de la brigade de Vaux. Ensuite jusqu’à 12 heures 30, le reste du détachement Flies se déploie, avec une flanc-garde de 3 compagnies de ligne à Thamsbrück à l’ouest, 6 bataillons (5 de ligne et 1 de Landwehr) au centre répartis entre les lisières nord de Langensalza, les hauteurs du Judenhügel, et les bois en avant du Judenhügel, et enfin 5 bataillons (1 de réserve et 4 de Landwehr) à droite dans un village face à Nägelstedt. L’ensemble de l’artillerie prussienne est concentré sur le Judenhügel. De là elle se confronte à l’artillerie hanovrienne supérieure en calibre et en portée. Jusque vers 1 heure l’avance prussienne se poursuit et les éléments hanovriens avancés sont tous repoussés au nord de l’Unstrut.
Contre-attaque du Hanovre et déroute prussienne
A ce moment, le commandant en chef hanovrien, le général von Arenschildt constate qu’il est attaqué par des forces inférieures et décide de contre-attaquer. Il donne l’ordre à ses deux brigades d’aile d’attaquer et de chasser les Prussiens des hauteurs au sud de l’Unstrut. A l’ouest la brigade Bülow, renforcée de deux bataillons de la réserve, franchit facilement la rivière et repousse les détachements prussiens (de l’infanterie de ligne) des hauteurs au sud de l’Unstrut et à l’est de la Salza. Son action a été facilitée par un appui efficace de l’artillerie.
A l’est, la brigade Bothmer échoue dans le franchissement de l’Unstrut. Il ne trouve pas de point de passage favorable et ses bataillons tentent par deux fois de traverser le lit de la rivière dans 4 à 5 pieds d’eau. Des contre-attaques à la baïonnette des bataillons de Landwehr installés au sud du cours d’eau et la précision de leurs feux permettent pourtant aux Prussiens de rejeter l’assaillant sur l’autre rive, de ce côté du champ de bataille. A ce moment pour von der Goltz16 il aurait été temps que les Prussiens se retirent, puisque leur objectif, retenir les Hanovriens, avait été atteint. Mais Flies ne donne pas d’ordre de retraite et le combat se poursuit. Arenschildt dispose encore de huit bataillons intacts tandis que Flies n’a plus de réserves. Il décide de poursuivre son avantage en lançant une attaque au centre, en faisant taire l’artillerie prussienne sur le Judenhügel et en débordant l’aile droite prussienne avec sa cavalerie. L’action de l’artillerie hanovrienne ne permet pas de détruire la batterie prussienne du Judenhügel, mais la contraint à évacuer cette position. Le mouvement tournant d’un régiment de cavalerie, par Nägelstedt menace le flanc et l’arrière des bataillons de Landwehr de l’aile droite. Le commandant de l’aile droite prussienne, von Seckendorf, sachant qu’il ne pourrait recevoir de soutien du centre bat en retraite, de sa propre initiative. Au centre, l’attaque des Hanovriens, infanterie et cavalerie, est également un succès. Les fabriques et fermes le long de la route entre Merxleben et Langensalza sont reprises et les éléments de tête s’infiltrent dans la ville de Langensalza elle-même. A ce moment l’ordre de retraite est donné. Le bataillon de Gotha qui tenait encore le Judenhügel après son évacuation par l’artillerie, et les unités en repli sont recueillis à hauteur de Langensalza par deux compagnies de ligne intactes. Puis la retraite se poursuit en direction du sud, tandis que les Hanovriens poursuivent de près. Les unités prussiennes déployées dans le bois aux pieds du Judenhügel et dans une installation de bains à l’est de la route tiennent encore leurs positions après le retrait des autres unités prussiennes. Leur repli se fait tardivement après un long combat défensif, sans appui. Les deux colonnes qu’elles forment alors sont attaquées par la cavalerie hanovrienne au sud de Langensalza, mais sans succès. En fait les Hanovriens ne poursuivent pas les Prussiens en retraite au delà du champ de bataille.
Epilogue
A la fin de cette journée, le détachement Flies a été totalement désorganisé et a subit de lourdes pertes: plus de 800 hommes (dont 40 officiers) tués ou blessés et environ 900 prisonniers (dont 10 officiers). Il se retire sur Gotha, d’où il rend compte de son échec et demande du ravitaillement. Du côté hanovrien les pertes ont également été lourdes, près de 1400 hommes tués et blessés (dont 100 officiers). Surtout la journée a été très chaude, les troupes qui ont combattu sont épuisées, et une part importante des munitions des Hanovriens a été consommée.

Dans cette situation, le roi du Hanovre, Georges V suit l’avis exprimé par l’ensemble de ses officiers supérieurs dans une lettre, décide de reprendre les négociations et envoie un plénipotentiaire le 28 juin, plutôt que de tenter de reprendre le combat et de percer vers le sud. 
Face au renforcement général du dispositif prussien, il est contraint d’accepter les conditions fixées par Moltke et Bismarck :
1. Le roi de Hanovre peut se retirer avec une suite dans l’endroit de son choix, hors de son royaume ;
2. Les officiers conservent leurs armes, chevaux et bagages, gardent leur traitement et s’engagent à ne pas servir contre la Prusse ;
3. Les sous-officiers et soldats rendent leurs armes, chevaux et munitions, ils seront rapatriés par échelons au Hanovre et s’engagent à ne pas servir contre la Prusse

Hanovre et Prusse à Langensalza
1. Armée du Hanovre : lieutenant-général von Arentschildt
• Aile gauche : major-général von Bothmer
– 5 bataillons d’infanterie ;
– 1 régiment de cavalerie (hussards) ;
– 1 batterie d’artillerie à pieds et 1 batterie d’artillerie à cheval.
• Centre : colonel de Vaux
– 5 bataillons d’infanterie ;
– 1 régiment de cavalerie (hussards) ;
– 1 batterie à pieds.
• Aile droite : colonel von Bülow-Stolle
– 5 bataillons d’infanterie ;
– 1 régiment de cavalerie (dragons) ;
– 1 batterie à pieds.
• Réserve : major-général von Knesebeck
– 5 bataillons d’infanterie ;
– 1 régiment de cavalerie (dragons) ;
– 1 batterie à pieds.
• Total : 16.000 hommes, 1800 cavaliers, 42 canons

2. Détachement prussien : major-général von Flies
• Avant-garde : colonel von Fabeck
– Régiment de Gotha, 2 bataillons ;
– 1 escadron.
• Gros : colonel von Hanstein
– 5 bataillons d’infanterie de ligne ;
– 1 bataillon de Landwehr.
• Réserve : major-général von Seckendorf
– 1 bataillon de réserve ;
– 4 bataillons de Landwehr ;
– 1 escadron.
• Total : 8200 hommes, 280 cavaliers, 22 canons