Bienvenue sur le Blog d'Historine

Historine, rassemble chaque vendredi soir de 20 heures à minuit et un week-end par mois (les Rencontres Belliludistes Bordelaises) de 10 heures à minuit à Floirac (banlieue de Bordeaux) des passionnés de jeux d'Histoire, de stratégie et autres jeux de rôles où toute période est discutée et recréée : Antique, Médiéval, Renaissance, Guerre de Sécession, napoléonien, Seconde Guerre Mondiale... le choix est vaste !

Nous organisons également différents tournois nationaux (Flames of War, Fields of Glory, Twilight Struggle, DBA), suivez ce blog pour vous tenir au courant!

Pour nous joindre, vous pouvez utiliser cette adresse mail : bordeaux.historine(@)free.fr ou nous rejoindre sur notre forum

Bon jeu.

Retrouvez nous tous les vendredis soirs!

mardi 30 mars 2010

FOW : les forces françaises du début de guerre

Historine met à votre disposition aujourd'hui deux listes FOW pour les français début de guerre. Vous les trouverez à cette adresse.

Attention, ces listes ne sont que des ébauches. Elles n'ont rien d'officielles et ne sont pas définitives. Il s'agit du travail que l'on peut trouver sur le forum  early-war fow.

Bonne lecture.

vendredi 26 mars 2010

un pont trop loin en PDF

Historine vous met à disposition aujourd'hui les PDF des listes d'armées du dernier livre FOW :A Bridge too far.

vous les trouverez ici.
Bon jeu

jeudi 18 mars 2010

La bataille de Mohi - 12 avril 1241

Historine s'intéresse aujourd'hui à la bataille de Mohi ou bataille de Sajo qui vit la victoire écrasante des Mongols sur les Hongrois.

Bonne lecture.

Bataille de Mohi
La bataille de Mohi, ou bataille de la rivière Sajó, (11 avril 1241) est la principale bataille opposant les Mongols menés par Batû-Khan, petit-fils de Gengis Khan au Royaume de Hongrie au cours de l’invasion mongole de l’Europe.
Juste avant l’aube les défenseurs hongrois se trouvent soumis à une pluie de flèches et de pierres, « accompagnée par le tonnerre et des éclairs de feu. ». Certains historiens ont affirmé qu’en cette occasion les Mongols auraient utilisé les premiers canons de l’histoire européenne. Il est cependant plus probable que ce ne soient que des catapultes et des balistes, combinées à des pétards chinois, qui aient inspiré cette terreur. Quoiqu’il en soit, il s’est agi là de la version mongole d’une préparation d’artillerie moderne. Ce bombardement mongol ne tarde pas à être suivi d’un assaut violent.
Abasourdis par le bruit et la violence de l’attaque, les défenseurs sont rapidement submergés, et les mongols affluent à travers le pont. Alertée, l’armée de Bela sort en hâte de son camp fortifié. Il devient cependant rapidement évident que ce n’est là qu’une attaque de fixation.
L’effort principal est en effet mené par trois tümens (environ 30000 hommes), peut-être placés sous le commandement direct de Subotaï. Profitant des ombres de l’aube, ces guerriers ont traversé les eaux froides de la Sajo, au sud de la tête de pont, puis ont tourné au nord pour frapper le flanc droit et l’arrière des hongrois. Incapables de résister à cette charge dévastatrice, les défenseurs se réfugient dans leur camp. À 7 heures du matin ce dernier était complètement investi par le mongols. Suivent alors plusieurs heures de bombardement avec des pierres, des flèches et du naphte brûlant.

Il semble alors à quelques hongrois qu’une voie de salut existe à l’est. Un petit groupe entreprend de galoper vers la liberté. Alors que l’assaut mongol monte en intensité, des hommes s’enfuient. Bientôt un flot d’hommes part vers l’ouest. Chacun tente de fuir pour sauver sa peau. De nombreux fugitifs jettent leurs armes afin de courir plus vite. Malheureusement pour eux, ils sont tombés dans un piège tendu par les mongols. Montés sur des chevaux frais, les mongols apparaissent de tous côtés, fauchant les hommes épuisés, les traquant dans les marais, et prenant d’assaut les villages dans lesquels certains ont cherché un refuge. En quelques heures d’une horrible boucherie l’armée hongroise est totalement détruite, laissant entre 40000 et 70000 morts.
Le roi Béla IV parvient cependant à s’enfuir de justesse. Avec lui, il n’a plus alors que trois de ses hommes. Profitant de l’effondrement hongrois et de la fuite de leur souverain, les Mongols prennent d’assaut la ville de Pest restée sans défenseurs. Comme à leur habitude, les conquérants entreprennent d’incendier la ville et d’en massacrer la population.
Cette victoire assure aux Mongols le contrôle des terres du Dniepr à l’Oder et de la Baltique au Danube. En quatre mois les Mongols ont vaincu des armées chrétiennes totalisant cinq fois leur effectif.

mercredi 17 mars 2010

Carthage et les Guerres Puniques (2)

Historine continue son étude de Carthage et des guerres puniques. Aujourd'hui, nous nous intéressons au siège de Sagonte, point de départ de la seconde guerre punique (de -218 à - 202 avant JC).

Bonne lecture.

Rappel :
Le siège de Sagonte est un long siège mené par les forces d'Hannibal, qui a déclenché la deuxième guerre punique. Le siège dure huit mois, jusqu'en 218 av. J.-C., date à laquelle les troupes d'Hannibal s'emparent de Sagonte.
Pourquoi Sagonte ?
Après qu'Hannibal Barca a été fait gouverneur de l'Hispanie carthaginoise en 221 av. J.-C., à l'âge de seulement 26 ans, il prépare pendant deux ans des plans d'invasion contre l'autre grande puissance méditerranéenne, la République romaine. 
Les Romains, bien qu'informés des mouvements du chef carthaginois, n'ont aucunement réagi. À cette époque, ils ne se méfie pas d'Hannibal et portent leur attention sur les Illyriens qui ont commencé à se révolter. Ils ne réagissent guère plus à l'annonce du siège de Sagonte et se contentent de critiquer Hannibal pour avoir rompu le traité de paix faisant suite à la Première guerre punique. Rome avait cependant annexé la Sardaigne alors que le même traité l'interdisait. La ville de Sagonte (Saguntum) est essentielle pour Hannibal en tant que l'une des plus puissantes forteresses de la région. 
Il cherche aussi à faire bénéficier ses soldats d’un pillage fructueux qui permettrait d’emporter leur adhésion, en particulier chez les mercenaires originaires de Gaule, d'Afrique du nord et d’Hispanie. L'argent de la cité peut d'ailleurs améliorer les finances de Carthage.

Le siège
Durant le siège de la cité, Hannibal subit des difficultés face aux fortifications et à la ténacité de la défense des habitants de Sagonte. Ses troupes réduisent néanmoins une à une les défenses de la ville. Les habitants de Sagonte se tournent alors vers Rome, espérant en vain une aide qui n'arrive pas. En 218, après 8 mois de siège, les dernières défenses de la ville sont submergées. 
La Deuxième Guerre Punique a débuté. La prise de la ville permet à Hannibal de disposer d'une base arrière lui permettant d'y apporter le ravitaillement nécessaire à sa future campagne. Cette bataille est la première erreur commise par les Romains au cours de cette guerre.
Conséquences
Après le siège, Hannibal tente d'obtenir le soutien du Sénat carthaginois (alors dirigé par un homme aux tendances pro-romaines, Hannon le Grand). Ce dernier s'oppose d'ailleurs, dans un premier temps, aux projets belliqueux de Hannibal. Hannibal réunit sa troupe à Carthagène et l'informe de ses projets. Après un court pèlerinage religieux, il entreprend la traversée des Pyrénées puis des Alpes et marche sur Rome.

mardi 16 mars 2010

Tournoi de Rabastens- les résultats

Historine a participé ce Week-end au tournoi de Rabastens. Une fois n'est pas coutume, Anthony n'est pas premier !!! Aprés ses exploits bruxellois le mois dernier, il termine second. Jacques lui prend la 4ème place et Historine place encore deux de ses membres au 6ème et 9ème place. Jean marie (9ème) termine premier alliè !! 

Le classement : 
1  Tortosa Rafa
2  Leroy Anthony (Historine)
3  Serre Quentin
4  Destremeau Jacques (Historine)
5  Perez Pedro
6  Savy    Bruno (Historine)
7  Richou David
8  Boudart Thierry
9  Labardin Jean-Marie (Historine)
10 Caillon Patrice
11 Poussier Fabien
12 Serre Jerome antoine
13 Espel Erick
14 Bernard Laurent
15 Seron Vincent
16 Laffont Christophe
17 Lopez Julian
18 Dodinot Marc (Historine)
19 Coret Bernard
20 Thion Stephane

Ma liste d'armée :
une version Grenadier de la 78ème Sturm Division (Liste Stalin' Onslaught)

Hq : Cmd/SMG, 2ic/SMG panzerfaust : 45 pts
Support aérien sporadique Stuka D : 100 pts

Cmd SMG/ Panzerfaust, 6 MG teams : 210 pts
Cmd SMG/ Panzerfaust, 6 MG teams : 210 pts

AT platoon (Cmd/SMG team, 3x7.5cm PaK.40) : 170 pts
AT platoon (Cmd/SMG team, 3x7.5cm PaK.40) : 170 pts

3 Stug G : 285 pts
2 Tiger I E : 430 pts

3 NW41, Cmd SMG, Obs, :125 pts

Fortification – tranchés (1 élément) : 5 pts

Avec cette liste, j'ai fait 4 victoires et 1 partie nulle.

jeudi 11 mars 2010

Le siège de Belgrade (4 au 22 juillet 1456) - (2)

Historine poursuit son étude du siège de Belgrade en 1456. Voici la suite du récit.

Bonne lecture.

La Bataille :
Le 22 juillet 1456, les paysans-croisés engagèrent une action spontanée et contraignirent Capistran et Hunyadi à tirer parti des événements. 
En dépit des ordres de Hunyadi, des assiégés sortirent des murs de Belgrade à demi détruits et attaquèrent les soldats ottomans. Les spahis tentèrent en vain de repousser les attaquants. Immédiatement, d'autres Chrétiens rejoignirent le combat et ce qui était un incident isolé se transforma en une véritable bataille.
Jean de Capistran, qui tentait d'ordonner un repli, se vit entouré de 2 000 Croisés. Il prit alors la décision de se mettre à leur tête et les lança contre les lignes ottomanes en criant : « Le Seigneur, qui a fait le commencement, prendra soin de la fin ». Au même moment, Hunyadi lança une charge à partir du fort pour s'emparer des canons turcs.
Selon les Chroniqueurs, les Turcs, paralysés par la surprise, prirent la fuite. Les janissaires, au nombre de 5 000, tentèrent en vain de mettre un terme à la panique et de reprendre le camp. Le sultan  Mehmed II lui-même s'engagea dans la bataille et se battit avec un chevalier en combat singulier ; il reçut une flèche dans la cuisse et tomba inanimé. 
  
Profitant de l'obscurité, les Turcs battirent en retraite, transportant leurs blessés sur des chariots. Le sultan reprit conscience dans la ville de Sarona. Apprenant que son armée avait été mise en déroute, que ses chefs avaient été tués et tout l'équipement abandonné sur place, il tenta de se suicider  mais en fut empêché. Il rentra alors à Constantinople.
Suites et conséquences
Juste après la victoire, la peste fit son apparition dans l'armée hongroise. Jean Hunyadi fut touché par la maladie et mourut le 11 août 1456.
L'échec du siège de Belgrade arrêta la percée ottomane en Europe centrale pendant quelques années. Mais l'Empire ottoman conquit rapidement la Serbie et la Bosnie. Soliman le magnifique s'empara de Belgrade en 1521 et fit le siège de Vienne en 1529. Leur avancée ne fut définitivement arrêtée qu'après la bataille de Vienne, en 1683.

mercredi 10 mars 2010

Et on reparle d'Historine dans la presse !!!

Sud-Ouest consacre un article à Historine dans son édition de ce jour (édition rive droite) : le lien.

Voici l'article reproduit :
Mercredi 10 Mars 2010

MON ASSO.

Historine à Floirac Bruno, 38 ans, un va-t-en-guerre de plomb Pratique

Comme tous les soirs, Jacques Desmetreau, le président de l'association, arrive avec un coffre de voiture plus rempli que la hotte du Père Noël. Le regard des membres d'Historine pétille car ils connaissent déjà la surprise : le nouveau manuel tout droit venu de Nouvelle-Zélande vient d'arriver par courrier. Ils vont pouvoir refaire, à leur façon, la Seconde Guerre mondiale dans le nord de l'Afrique.

Immédiatement, les experts y vont de leurs commentaires : « Les difficultés de ce terrain, c'était le manque d'eau et la faible visibilité », analyse le responsable. « Et ici, les militaires combattaient entre occidentaux, les ennemis s'estimaient beaucoup », ajoute un passionné. « Et les batailles ont provoqué beaucoup de prisonniers, leur gestion a été catastrophique », surenchérit un troisième.

Armées de coeur
Parmi tous les férus d'Histoire, Bruno. L'homme cultive un goût pour les jeux de figurines depuis tout petit. D'abord épris d'elfes et de nains, il est ensuite rapidement passé à la stratégie, avec les soldats des jeux d'Histoire. Le principe : se fonder sur des époques et réaliser des soldats, l'artillerie et tout l'environnement pour recréer les terrains des champs de bataille, c'est-à-dire un plateau de jeu de plus de deux mètres carrés. « Mais ici, le niveau des adversaires est plus équitable et le sort dépend des dés », précise l'amateur.

Pour parvenir à une maîtrise si pointue des événements historiques, le docte avoue humblement avoir des « armées de coeur ». Comprendre : il a étudié les périodes en fonction de ses goûts. « Je me suis très vite passionné pour l'époque napoléonienne, j'ai donc collectionné l'armée polonaise de 1812. Puis, je me suis intéressé aux armées carthaginoises car j'ai vécu en Tunisie. » Chaque époque est bien sûr ponctuée d'anecdotes, retraçant tour à tour la manoeuvre d'Ulm de Napoléon et les corps à corps médiévaux, comparant les unités blindées canadiennes aux tanks allemands...

Passion chronophage
Aujourd'hui, son intérêt se porte principalement sur la Seconde Guerre mondiale : « Ici, la règle est plus rapide et l'esthétique des figurines est plus travaillé et il y a plus de tactiques dans les parties », commente Bruno.
Autre avantage : la durée de jeu est plus courte, parfait pour ménager sa vie familiale. « Je m'accorde tous les vendredis soirs pour retrouver Historine, et deux fois par semaine, je joue sur Internet. » Bruno est d'ailleurs un pilier de l'association, qui existe officiellement depuis 2002.

L'activité s'avère chronophage, si on considère sa collaboration active sur le blog et les tournois effectués à travers toute l'Europe. « Moi, je me consacre davantage à l'aspect culturel et historique lié au jeu. Je diffuse par exemple sur notre blog des plans de bataille », développe-t-il.

Une passion qu'il aime faire partager : « Dans l'association, je ne joue pas tous les soirs, parfois je viens juste pour aider et apprendre aux autres à jouer. On a d'ailleurs initié trois écoles élémentaires de Floirac, pour leur montrer que tout le monde peut jouer. »
Julie Delvallée
Contact. Les passionnés se rejoignent tous les vendredis soir à la maison des sports et de la culture, avenue Pierre-Curie, à Floirac. Jacques Desmetreau, président : 06 85 71 65 92 historine.forumactif.com/index.htm
L'actu de l'asso. Les membres d'Historine se déplacent à Rabastens (Tarn) le week-end du 13 et 14 mars, dans le cadre de la deuxième convention Flames of War en Midi-Pyrénées.
()

mardi 9 mars 2010

Houzard - Une variante DBA (2)

Historine vous donne aujourd'hui les listes d'armées et la fiche de référence pour la variante DBA - Empire : HOUZARD.

Bonne lecture et bon jeu.

La fiche de référence : 
Les listes d'armées :

lundi 8 mars 2010

Carthage et les Guerres Puniques (1)

Historine s'intéresse aujourd'hui à l'histoire de Carthage, puissance maritime qui s'opposa à Rome. Les guerres puniques furent le théâtre de violentes batailles et virent la destruction de Carthage en 146 avant JC.

Bonne lecture.

Histoire de Carthage:
Carthage est la première république conquérante et commerçante dont l'histoire fasse mention. Cet Etat se forma en incorporant les anciennes colonies cananéennes et phéniciennes établies le long des côtes septentrionales de l'Afrique, et par l'asservissement successif des populations autochtones. Il recrutait ses armées, composées de troupes mercenaires, parmi les peuples soumis ou tributaires. Mais ses principales forces militaires consistaient dans ses flottes. Il étendit sa domination en Afrique de la grande Syrte jusqu'aux Colonnes d'Hercule. Il conquit une partie de la Sicile en 536 av. J. C., puis la Sardaigne, la Corse, Malte et les îles Baléares.
Battus en Sicile en 480 par Gélon, tyran de Syracuse, les Carthaginois y recommencèrent la guerre en 410. Après des alternatives de succès et de revers, ils conclurent la paix à leur avantage, en 407, avec Agathocle, qui avait transporté la lutte de Sicile en Afrique. Pyrrhus, appelé contre eux par les Syracusains, leur fit éprouver, en 278, quelques défaites, à la suite desquelles ils redevinrent cependant maîtres de la majeure partie de la Sicile.
Mais les Romains convoitaient aussi cette île, où la première des trois guerres entre les deux puissantes républiques, dites guerres puniques, éclata en 264. Elle se termina en 241 à l'avantage de Rome, qui força les Carthaginois à évacuer la Sicile, et. leur enleva aussi la Sardaigne et la Corse. Dans la deuxième guerre punique, commencée en 218, Hannibal, parti de l'Espagne, conquise par.son père Hamilcar et son beau-frère Hasdrubal de 237 à 221, s'avança victorieux jusqu'aux portes de Rome; mais les ressources nécessaires pour poursuivre ses conquêtes lui manquèrent, et Scipion, qui avait enlevé l'Espagne aux Carthaginois de l'an 210 à l'an 208, transporta la lutte en Afrique, où Hannibal fut rappelé et vaincu à Zama en 202.
En vertu d'un traité conclu en 201, Carthage livra sa flotte et perdit l'empire de la mer. Elle était déchirée par les factions et attaquée par Masinissa, allié des Romains, lorsque ceux-ci lui déclarèrent la guerre en 149. Cette troisième guerre punique, malgré les prodiges de valeur des Carthaginois, se termina en 146 par la prise de Carthage, qui fut entièrement détruite par Scipion Emilien. Son territoire fut réduit en province romaine.
Les guerres Puniques
Les guerres entre Rome et Carthage remplissent la dernière période de cette puissance, de 264 à 146 av. J.-C. Il y eut trois guerres. Elles sont connues sous le nom de guerres puniques. La première, qui dura de 264 à 241 av. J.-C., fut à la fois terrestre et maritime, eut pour principal théâtre la Sicile ainsi que les mers qui l'entourent et valut aux Romains la conquête de cette grande île. 
La seconde, de beaucoup la plus dangereuse pour Rome et la  plus célèbre, dura 18 ans, de 219 à 201 av. J.-C. Elle est fameuse par l'expédition d'Hannibal en Italie, par ses victoires de la Trébie, de Trasimène et de Cannes et par la défaite que Scipion l'Africain infligea aux Carthaginois à Zama, sur leur propre territoire, en 202. 
Elle eut pour résultat l'empire des mers acquis à Rome et la suprématie des Romains sur toute la côte africaine. La troisième, de 149 à 146 av. J.-C., mit fin à la lutte entre les deux républiques : Carthage fut assiégée, prise et détruite de fond en comble par Scipion Émilien. A la première grande guerre punique se rattache la guerre des Mercenaires ou guerre Inexpiable, que Carthage eut à soutenir contre ses troupes mercenaires révoltées et dont elle ne se délivra que par une trahison suivie d'un massacre général.
La ville de Carthage fut détruite l'an 146 av. J.-C., et c'en fut fini de la puissance punique. Le territoire contrôlé par l'Etat carthaginois fut réduit en provinces romaines sous le nom d'Afrique.

samedi 6 mars 2010

Un an déjà ....

Bonjour à tous,

Voici un an exactement qu'Historine a ouvert son blog .... nous avons fêté il y a quelques jours notre 30 000e visiteurs et nous avons atteint les 180 posts ...

merci à tous de vos visites et nous espérons vous voir aussi nombreux dans un an ...

A bientôt

Historine.

vendredi 5 mars 2010

Le siège de Belgrade (4 au 22 juillet 1456) - (1)

Historine s'intéresse aujourd'hui au siège de Belgrade en 1456. En effet, 3 ans après la chute de Constantinople, les Ottomans tentent de prendre pied en Europe Centrale. C'est à Belgrade que se joue une partie du sort de cette région. En voici l'histoire.

Bonne lecture.

Le siège de Belgrade
Le siège de Belgrade a eu lieu du 4 juillet au 22 juillet 1456. Après la chute de Constantinople en 1453, le sultan ottoman Mehmed II rassemblait des forces en vue de conquérir le Royaume de Hongrie. Son objectif immédiat était de s'emparer de la forteresse (en hongrois : végvár) de la ville de Belgrade (en hongrois : Nándorfehérvár). Jean Hunyadi, un noble hongrois seigneur de Coumanie, qui s'était déjà battu pendant deux décennies contre les Ottoman, s'attendait à cette attaque. Le siège de Belgrade se transforma en une bataille majeure, au cours de laquelle Hunyadi conduisit une contre-attaque qui submergea le camp turc, contraignant le sultan Mehmed II à lever le siège et à battre en retraite. Selon le pape Calixte III, ce siège « décida du sort de la Chrétienté ».
Préparatifs
À la fin de l'année 1455, Jean Hunyadi commença à organiser la résistance contre les Ottomans. À ses propres frais, il approvisionna et arma la forteresse de Belgrade, qu'il munit d'une forte garnison commandée par son beau-frère Mihály Szilágyi et son fils aîné László. Lui-même quitta la ville pour former une armée de soutien, ainsi qu'une flotte de deux cents navires. Les seigneurs hongrois, redoutant son pouvoir grandissant, le laissèrent encore une fois financer l'opération. En revanche, Hunyadi reçut l'appui du frère franciscain Jean de Capistran, qui prêchait le lancement d'une croisade. Grâce à lui, une armée de paysans et de fermiers, pour certains simplement armés de frondes et de faux, vint se ranger sous la bannière de Hunyadi, qui avait déjà réuni autour de lui quelques mercenaires et cavaliers. Au total, Hunyadi pouvait compter sur 25 à 30 000 hommes.
Siège
Le sultan Mehmed II, surnommé Mehmed le Conquérant, à la tête d'une armée d'environ 70 000 soldats, arriva à Belgrade et mit le siège devant la ville le 4 juillet 1456. Dans la place, Szilágyi pouvait compter sur 5 à 7 000 hommes. Du haut d'un promontoire, le sultan commença à faire feu sur les murailles de la ville le 29 juin 1456. Il répartit ses hommes en trois corps. Le corps de Rouméliens, d'origine européenne, disposait de la majorité des 300 canons engagés dans le siège, la flotte ottomane, forte de deux cents navires mobilisant le reste. Les Rouméliens furent rangés sur le flanc ouest de l'armée, les Anatoliens occupant le flanc est. Au centre se trouvaient les janissaires, qui constituaient la garde personnelle du sultan, ainsi que le poste de commandement. Les Anatoliens, comme les janissaires, formaient un corps d'infanterie lourde. Mehmed II établit le gros de sa flotte au nord-ouest de la ville, de façon à contrôler les zones marécageuses situées autour de Belgrade et pour empêcher l'arrivée d'éventuels renforts. Il s'agissait aussi de surveiller la Save, au sud-ouest, pour empêcher que l'infanterie ne soit débordée par l'armée d'Hunyadi. Le Danube, à l'est, était gardé par les spahis, le corps de cavalerie légère du sultan, de façon que l'armée ne puisse être débordée sur la droite. Les 7 000 soldats de la forteresse tenaient bon. Pour leur défense, les assiégés comptaient principalement sur leur forteresse, l'une des plus importantes des Balkans depuis que Stefan Lazarević, en 1404, en avait fait la capitale du Despotat de Serbie. Le despote avait alors fait effectuer d'importants travaux pour transformer la citadelle byzantine en une puissante ville fortifiée.
Jean Hunyadi apprit la nouvelle du siège alors qu'il se trouvait en Hongrie pour recruter des troupes supplémentaires. Le cardinal Jean de Capistran l'y avait rejoint. Hunyadi et Capistran voyagèrent ensemble, chacun commandant ses troupes. À eux deux, ils réunissaient 40 à 50 000 hommes. Le 14 juillet 1456, Jean Hunyadi arriva à proximité de Belgrade et parvint à briser le blocus naval des Turcs, coulant trois galères et s'emparant de 24 navires.
Le 21 juillet, Mehmed II, désireux de tirer avantage des dommages causés à la forteresse, ordonna de donner l'assaut ; lancé au coucher du soleil, il dura toute la nuit. Les assiégeants entrèrent dans la ville basse et commencèrent à attaquer le fort. Hunyadi ordonna aux défenseurs de Belgrade de lancer sur les Ottomans des matériaux enflammés. Et, de fait, à cause des flammes, les janissaires furent séparés du reste de leur armée. Ils furent encerclés par les hommes de Szilágyi et le combat tourna à l'avantage des Chrétiens. Les Hongrois réussirent à repousser l'assaut des attaquants à l'extérieur des murs. Les janissaires, enfermés dans la ville, furent massacrés et les soldats turcs qui tentaient de s'emparer de la ville haute subirent de lourdes pertes. À un certain moment, un soldat turc réussit presque à planter l'étendard du sultan au sommet d'un bastion, mais un soldat appelé Titus Dugović (en hongrois : Dugovics Titusz) se jeta sur lui pour l'en empêcher et les deux hommes tombèrent du haut de la muraille. Quelques années plus tard, en souvenir de cet acte, le roi de Hongrie Matthias Corvin, anoblit le fils de Titus Dugović.

jeudi 4 mars 2010

Les Mongols (3)

Historine poursuit son étude du peuple des steppes. Aujourd'hui, vous trouverez les listes d'armées pour jouer à  DBA.

Bon jeu.

Campagnes
• Avant 1206 - Temu-jin, connus plus tard sous le nom de  Genghis Khan domine ses rivaux claniques en Mongolie.
• 1206 - Temu-jin accepte le leadership des Mongoles et établi sa capitale à Karakorum.
• 1213 - Genghis Khan entre en campagne contre l’Empire Chin dirigé par les Jurchen dans le nord de la Chine et capture Pekin en 1215.
• 1218 à 1224 - Genghis Khan conquiert le Turkestan, la Transoxania, et l’Afghanistan, méne des raids en Perse et en Europe de l’Est jusqu’aux rivages du Dniepr.
• 1227 - Genghis Khan meurt durant une campagne contre les Jurchen. Son vaste empire est divisé entre ses fils. Son fils aîné  Juchi reçoit une grande partie de la Russie
• Batu Khan, fils de Juchi prend le commandement de l’Armée Mongol en Europe.
• 1237 à 1240 - invasion Mongole de la Russie et proclamation de l’Empire de la Horde d’Or. L’invasion Mongole détruit les principales cités russes sauf Novgorod et Pskov. Batu Khan établit son empire au sud et à l’est de la Russie. La Belarussie, une grande partie de l’Ukraine, et une partie de la Russie de l’Est sont incluses au Grand-Duché de Lituanie.La Russie nord-est devient en conséquence le centre politique et économique de la Russie active
• 1240 - la forteresse de  Kiev est rasée, entraînant la fin de l’état de Kiev
• 1241 - Batu Khan envahit  la Hongrie et l'Allemagne.
• 1242 - Batu Khan est rappelé à Karakorum pour participer à l’élection du Grand Khan, ce qui met fin prématurément à la campagne Européenne.
• 1255 Batu Khan meurt alors qu’il prépare une nouvelle campagne.
• avant 1369 - Tamerlan soumet ses rivaux au Turkestan.
• Avant 1387 - Tamerlan est en campagne permanente contre la  Perse.
• 1392 – Tamerlan envahit plusieurs états russes, capture de nouveaux territoires entre la Mer Caspienne et la Mer Noire, et conquiert le Grand-Duché de Moscou.
• 1395 - Tamerlan saccage Sarai Berke capitale de l’Empire de la Horde d’Or.
• 1398 - campagnes de Tamerlan contre l'Inde, prise de Delhi et fin du Sultanat de Delhi.
• 1400 - Tamerlan dévaste la Georgie, et envahit le Levant, il prend Alep et Baghdad.
• 1402 - guerre contre l'Empire ottoman. Tamerlan capture le Sultan Beyazid I à la Bataille d’Angora.
• 1405 - Tamerlan meurt à Samarkand.
IV/35 Mongol Conquest 1206AD - 1266AD
Ag 4 – Steppes
•    1 x 3Cav (général)
•    2 x 3Cav
•    8 x 2Lh
•    1 x 2Lh ou Art

IV/47, Golden Horde & successeurs 1251 -1556 AD
Ag 2 – Steppes
•    1 x 3Cav (général)
•    3x 3Cav
•    6x 2Lh
•    1x 3Bw
•    1x 2Lh ou 4Bw ou 1x Cb ou 1x3Wb

IV/52, Later Nomadic Mongol 1266 – 1508 AD
Ag 3 – Steppes
•    1 x 3Cav (général)
•    4x 3Cav ou 2Lh
•    6x 2Lh
•    1x 3Bw
•    1x 2Lh ou 7Hd
IV/75, Timourides 1360 – 1506 AD
Ag 4 – Steppes
•    1 x 3Cav (général)
•    5x 3Cav
•    2x 2Lh
•    1x El ou 4Bw
•    1x 3Bw
•    1x 2Ps
•    1x 3Sp ou 3Ax

mercredi 3 mars 2010

La bataille de Magenta - 4 juin 1859 - (2)

Historine termine son étude de la bataille de Magenta avec l'Ordre de Bataille des deux armées.

Bonne lecture.

Ordre de Bataille:
Français et Piémontais: 59 000 hommes environ
Pertes
657 morts       
3 045 blessés
735 prisonniers ou disparus

Autrichiens : 62 000 hommes
Pertes
1 358 morts
4 358 blessés
4 500 prisonniers ou disparus

L'armée française ne va pouvoir engager que la moitié de ses effectifs, soit 12 brigades d'infanterie sur 28 (47 000 fantassins environ), 1 200 cavaliers et 87 pièces d'artillerie. L'armée sarde n'interviendra pratiquement pas. Les Autrichiens n'engageront à Magenta, comme les alliés, que la moitié environ de leurs unités : 14 brigades d'infanterie sur 24 (57 000 fantassins), 4 200 cavaliers et 152 bouches à feu. Le général comte Clam-Gallas soutiendra le premier choc avec 30 000 hommes environ, soit 13 000 de son corps d'armée (1er) et 17 000 du 2ème corps d'armée du général Liechtenstein, lequel est placé sous ordres. Les Autrichiens vont s'engager dans la bataille en improvisant, sans plan ni objectif...comme les Français.

Armée Franco piémontaise :Napoleon III,
49,518 inf, 1,507 cav, 91 canons.

Corps de la Garde Impériale : Genl Saint Jean D'Angely
•    Réserve Artillerie (24 canons) 
1st Division, Genl Mellinet, (6055)
•    Zouaves de la Garde                      
•    1e Grenadiers                             
•    2e Grenadiers                             
•    3e Grenadiers                             
•    Division Artillerie (12 canons)
2nd Division,
Genl Camou, (8168)
•    Chasseurs de la Garde                     
•    1e Voltigeurs                             
•    2e Voltigeurs                             
•    3e Voltigeurs                             
•    4e Voltigeurs                             
•    Division Artillerie à cheval (12 canons)
Division de Cavalerie (part)
, Genl Morris, 
•    Chasseurs a Cheval de la Garde (part)     
•    Batterie Artillerie à cheval de la garde
2nd Corps, Genl MacMahon, (19 000 – 39 canons)
•    4e et 7e Chasseurs a Cheval
•    Réserve Artillerie 

1st Division, Genl de la Motterouge, (9306)
•    1e Turcos (tirailleurs alégériens)                         
•    45e Ligne                                 
•    65e Ligne                                 
•    70e Ligne                                 
•    1st Division Artillerie    
2ème Division, Genl Epinasse, (9460)
•    11e Chasseurs                             
•    71e Ligne                                 
•    72e Ligne                                 
•    2e Zouaves                                
•    1e Regt Etranger (2 bns)                  
•    2e Regt Etranger                          
•    2nd Division Artillerie  
3ème Corps (part), Maréchal Canrobert,
1st Division, Genl Renault, (8979)
•    8e Chasseurs                              
•    23e Ligne                                 
•    90e Ligne                                 
•    41e Ligne                                 
•    56e Ligne     
4ème Corps (part), Genl Niel,
2ème Division, Genl Vinoy, (6915)
•    6e Chasseurs                               
•    52e Ligne                                 
•    73e Ligne                                 
•    85e Ligne                                 
•    86e Ligne                                 
Armée Piémontaise
2nd Division Piémontaise (part), Lt Genl Fanti, (1200 – 4 canons)
•    9th Bataillon Bersaglieri
•    13ème Batterie à pied              
•    Chevau-légers Alessandria (2 sqns)          

Armée Autrichienne : FzM Gyulai,
58,813 inf, 2,916 cav, 176 guns.
•    Réserve Artillerie lourde (24 canons)

Réserve Division Cavalerie, FML Count Mendorff, (1,200)
•    2nd Brigade, 1st (Count Civalart) Uhlans
 
1er Corps, FML Count Clam-Gallas, (10,767 – 24 canons)
1ère Division, FML Count Montenuovo,
•    2nd Jager Bataillon
•    IR60,                          
•    IR60,                          
•    1st Bn, 11th Grenze Regt                  
•    1st Division Artillerie à pied             
2ème Division, FML Baron Cordon,
•    14th Jager Bataillon                       
•    2nd Bn, 11th Grenze Regt                  
•    IR37,                          
•    IR37,                         
•    2nd Division Artillerie à cheval
             
2nd Corps, FML Count Liechtenstein, (15,612 – 48 canons)
•    Réserve Artillerie lourde
1ère Division, FML Baron Jellacic,
•    7th Jager Bataillon
•    21st Jager Bataillon
•    IR12,                         
•    IR12,                         
•    IR46,                           
•    IR46,                          
•    1st Division Artillerie à cheval 
2ème Division, FML Herdy,
•    10th Jager Bataillon
•    IR9,                      
•    IR9,                       
•    IR45,                       
•    IR45,                       
•    2nd Division Artillerie à cheval
3ème Corps, FML Prinz Schwarzenberg, (20,391 inf, 1,145 cav – 56 canons)
•    10th (Konig v.Preussen) Hussards           
•    Réserve Artillerie lourde
1ère Division, FML Schonberger,
•    15th Jager Bataillon
•    13th Jager Bataillon
•    IR58,
•    IR58,
•    IR27,
•    IR27,
•    1st Division Artillerie à pied
2ème Division, FML Martini,
•    2nd Bn, 2nd Ottocaner Grenze Regt         
•    23rd Jager Bataillon
•    IR5,
•    IR5,
•    IR14,
•    IR14,         
•    2nd Division Artillerie à pied  
5ème Corps, FML Count Stadion, (4,120 – 8 canons)
1st Division, FML Paumgarten,
•    4th Bn, Kaiser Jager Regt                 
•    IR31,
•    IR31,
•    1st Division Artillerie à cheval 
            
7èmeCorps, FML Baron Zobel, (7,923 inf, 571 cav – 16 canons)
1st Division, FML Reischach,
•    3rd Bn, Kaiser Jager Regt                 
•    IR1, 
•    IR1,
•    IR54,
•    IR54,
•    1st (Kaiser Franz Josef) Hussards (part)   
•    1st Division Artillerie à pied 
134 - chasseur à cheval de la Garde
135 - hussard autrichien - Jaczygier Volunteer
136 -  Grenadier a Pied Garde Impériale
137 -  Soldat Regiment 'Grossherzog von Hessian nr. 14.