Bienvenue sur le Blog d'Historine

Historine, rassemble chaque vendredi soir de 20 heures à minuit et un week-end par mois (les Rencontres Belliludistes Bordelaises) de 10 heures à minuit à Floirac (banlieue de Bordeaux) des passionnés de jeux d'Histoire, de stratégie et autres jeux de rôles où toute période est discutée et recréée : Antique, Médiéval, Renaissance, Guerre de Sécession, napoléonien, Seconde Guerre Mondiale... le choix est vaste !

Nous organisons également différents tournois nationaux (Flames of War, Fields of Glory, Twilight Struggle, DBA), suivez ce blog pour vous tenir au courant!

Pour nous joindre, vous pouvez utiliser cette adresse mail : bordeaux.historine(@)free.fr ou nous rejoindre sur notre forum

Bon jeu.

Retrouvez nous tous les vendredis soirs!

lundi 31 mai 2010

Tournoi FOW à Floirac les 5 et 6 juin 2010 : il approche

Bonjour à tous,

Nous attendons vos listes et vos backgrounds  au plus vite à l'adresse suivante : j.destremau(@)sfr.fr

Pour rappel : l'inscription est de 25 € et comprend les repas du samedi soir (grillades), le petit déjeuner du dimanche matin et le repas du dimanche midi.

Les parties débuteront  à 13h 00 le samedi et 08h 30 le dimanche matin.

le lieu : Rue Voltaire au centre d’animation du haut Floirac. Voir l’adresse ici.

Pour les habitués, le tournoi a lieu dans la même salle que les années précédentes ...Pour les nouveaux, on prend la rocade bordelaise et on sort à la sortie 24 (direction gare St jean)... A  100m de la sortie, après un rond point, vous allez voir un Lidl sur sur votre droite, vous tournez pour passer devant. Au premier feu (en face de l'entrée du Lidl),vous tournez à droite pour rentrer dans la résidence. Au bout de la petite rue (25m), vous tournez encore à droite et vous suivez la route pendant 100m ... vous trouverez alors le Centre Social du Haut Floirac (1 rue Voltaire 33270 Floirac).
A samedi !! 

vendredi 28 mai 2010

Les Marders II (1)

Historine poursuit son étude des chasseurs de chars allemands de la série des Marders: aujourd'hui, nous étudions les Marders II (le Sd.Kfz 132).

Bonne lecture.

Le Marder II Sd.Kfz 132:
Le Marder II est un chasseur de chars allemand construit à partir du châssis du char Panzerkampfwagen II Ausf A,B,C et F, armé d'un canon antichar allemand PaK 40 de 75 mm, ou d'un canon soviétique (capturé) F-22 modèle 1936 de 76,2 mm rechambré pour accepter les munitions du Pak 40. (Marder II Sd.Kfz 132 "Selbstfahrlafette").
Histoire:
Dès le début de opération Barbarossa, la Wehrmacht ressentit le besoin d'avoir un moyen anti-char mobile qui soit plus puissant que son Panzerjäger I, alors impuissant face aux chars T-34 et KV1. Ils décidèrent alors d'utiliser leur vieux modèles de chars dépassés comme leur PzKW II, en les réarmant d'un canon de 75 mm ou de 76,2 mm, monté dans une casemate ouverte à l'arrière et sur le dessus, ce qui offrait une protection dérisoire à l'équipage. La superstructure et le châssis étaient le plus souvent issus du Panzerkampfwagen II Ausf F. Cette improvisation, donna naissance à la série des Marder II. 
Production:
Le PzKpfw II entra en service en 1935, il servit comme char de bataille de 1939 à 1942. Afin d'utiliser le châssis qui continuait d'être produit en série, on décida de transformer le PzKpfw II en Panzerjäger.
Le prototype de ce nouveau char fut armé d'un canon antichar de 50 mm, mais la version de production en série fut dotée d'un canon antichar Pak 40 de 75 mm connu sous le nom de Pak 40/2. Ce canon puissant fut l'arme antichar standard de l'armée de terre allemande. Une mobilité accrue augmenta le potentiel anti-tank de ce canon.
Il fut monté derrière un bouclier blindé de 10 mm d'épaisseur, tronqué sur l'arrière afin d'assurer la protection du peloton de pièce. A cause du poids du canon, le moteur fut déplacé sur l'arrière de la caisse et surmonté d'une plate-forme pour les servants et leur matériel. Le véhicule prit le nom de Marder II (Marder veut dire martre), bien que les documents officiels fissent mention de noms pas toujours faciles à retenir, comme, par exemple, 7,5-cm Pak 40/2 auf Slf II.

jeudi 27 mai 2010

Les Chasseurs de Montagnes (1)

Historine s'intéresse aujourd'hui à des unités peu connues du 1er Empire : les Chasseurs de Montagne. Certaines de ces unités seront ainsi formées à partir de conscrits réfractaires de notre département  : la Gironde, d'où l'intérêt de ce blog.

Bataillon des Chasseurs des Montagnes 1808-1814
Afin d’assurer la sécurité le long de la frontière espagnole, et pour tenter de tirer parti de la force potentielle que représentent les nombreux réfractaires qui infestent les départements pyrénéens, Napoléon imagine en 1808 de former des bataillons ayant un statut particulier : ce seront des "miquelets", c’est-à-dire des combattants montagnards jouissant d’un statut particulier. Ces "miquelets" formeront des bataillons de "chasseurs de la montagne". (le terme Miquelet fait référence à des partisans catalans levés par un chef de bande, Miquelot de Prats, au profit de l'armée espagnole, au XVe siècle).

Le 6 août 1808, l’Empereur promulgue un décret créant dans 5 département pyrénéens des bataillons de ces miquelets, chaque bataillon portant le nom de : bataillon des chasseurs de la montagne du département de… Les cinq départements visés sont les trois départements des Pyrénées, l’Ariège et la Haute-Garonne.

Ces unités, d’après le texte du décret, n’étaient appelées à servir que sur la frontière d’Espagne. Ils devaient être composés d’habitants des départements, et les conscrits réfractaires qui se feraient inscrire sur les contrôles verraient les poursuites engagées contre eux et contre leurs parents suspendues. C’est donc bien cette catégorie qui était visée par la formation de ces bataillons.

Chaque bataillon devait être composé d’un nombre variable de compagnies :
8 dans les Pyrénées-Orientales,
8 dans l’Ariège,
2 dans la Haute-Garonne,
8 dans les Hautes-Pyrénées,
8 dans les Basses-Pyrénées.
Les bataillons furent formés par les soins des préfets des différents départements. Dans certains départements comme l’Ariège et les Basses-Pyrénées, l’afflux des réfractaires fut tel qu’il fallut doubler le nombre des bataillons.

Contrairement à ce qui avait été promis par le décret de création, les bataillons des chasseurs de la montagne sont dirigés sur l’Espagne, où ils prennent notamment part au siège de Saragosse. Cette infraction flagrante aux engagements pris fut la cause de nombreuses désertions, au point que le 1er bataillon de l’Ariège, par exemple, doit être ramené dans son département d’origine pour y être reformé. Néanmoins, l'afflux des réfractaires repentis compense ces pertes et même au-delà, puisqu'un 2e bataillon de l’Ariège est formé en janvier 1809 et compte 8 compagnies. Il est envoyé à Jaca, nœud stratégique de l’autre côté de la frontière, où il est rejoint par le 1er bataillon reformé.

Le décret du 25 mars 1810, contenant les "Actes de bienfaisance et d’indulgence à l’occasion du Mariage de Sa Majesté Empereur et Roi", accorde une amnistie aux conscrits repentants, et désigne différents corps vers lesquels ils doivent être dirigés selon leurs départements d’origine. Les bataillons des "chasseurs des montagnes" doivent recevoir les conscrits des Basses-Pyrénées, des Landes, de la Gironde, du Lot-et-Garonne, du Tarn-et-Garonne, du Gers, des Hautes-Pyrénées, de la Haute-Garonne, de l’Ariège, des Pyrénées-Orientales et de l’Aude.

mardi 25 mai 2010

Les Marders III (2)

Historine poursuit son étude des chasseurs de chars Marders III. Aujourd'hui, nous nous intéressons aux différentes versions de Marder III.

Bonne lecture. 

Les différents types de Marder III : 
Sd.Kfz. 139 Marder III
Bien que le Panzer 38(t) soit devenu largement dépassé comme char de combat dès le début de 1942, il constituait toujours une excellente plateforme pour être transformé en chasseur de chars, entre autres. Comme le canon d’artillerie soviétique de 76,2 mm était disponible en grandes quantités en raison des prises sur l’ennemi, on décida de l’adapter au Panzer 38(t). 
 
À cette fin, la tourelle et le dessus des superstructures du Panzer 38 furent enlevés et une nouvelle superstructure fixée sur le châssis. La partie supérieure, où se trouvait le canon, était ouverte sur le dessus et à l’arrière et ne disposait pour le reste que d’un blindage léger. En général, l’épaisseur du blindage variait de 10 à 50 mm. Un inconvénient majeur de cette variante était une silhouette haute qui rendait l’engin plus vulnérable au feu ennemi. Le canon lui-même avait été recalibré de façon à pouvoir utiliser les munitions standard allemandes de 75 mm (avec 30 obus embarqués). Outre le canon, le Marder III emportait une mitrailleuse de 7,92 mm montée sur la coque.
Ce chasseur de chars fut mis en production sous le nom de Sd. Kfz. 139 Panzerjäger 38 (t) für 7,62cm PaK36(r). Un total de 363 exemplaires de cette variante du Marder III furent construits d’avril 1942 à 1943.

Sd. Kfz. 138 Marder III Ausf. H
Cette variante du Marder III portait le canon anti-char allemand standard de 75 mm PaK 40 sur le châssis du Panzer 38(t) Ausf. H. Le moteur se trouvait à l’arrière du véhicule (Ausf. H signifie Heckmotor (moteur arrière)), et le canon dans un compartiment situé au centre du châssis. Cette version emportait 38 obus et, comme la version Sd. Kfz. 139, disposait d’une mitrailleuse de 7,92 mm de fabrication tchèque sur la coque.
Le nom complet de cette variante était le 7.5cm PaK40/3 auf Panzerkampfwagen 38(t) Ausf. H (Sd Kfz 138). Les chiffres de production pour cette version sont les suivants: 243 exemplaires (y compris un prototype) unique furent construits entre novembre 1942 et avril 1943. Par ailleurs, 175 furent construits en 1943 à partir de Panzer 38(t) reconvertis.

Sd. Kfz. 138 Marder III Ausf. M
La dernière version du Marder III était basée sur le Panzer 38(t) Ausf. M (Ausf. M signifiant Mittelmotor (moteur central)), armé comme la précédente du canon anti-char PaK 40 de 75 mm. 
 
Dans cette variante, le compartiment du canon et les postes de combat étaient logés à l’arrière du châssis. Contrairement aux deux autres versions, ce compartiment était fermé sur l’arrière, bien qu’il ne disposât pas de toit. Il ne pouvait emporter que 27 obus. Il ne portait pas de mitrailleuse sur la coque mais l’équipage disposait en revanche d’une mitrailleuse MG 34 ou MG 42.
Le Ausf. M fut la version produite en plus grand nombre, environ 975 exemplaires étant produits en 1943 et début 1944. Son appellation complète était le Sd.Kfz.138, Panzerjäger 38(t) mit 7.5cm PaK40/3 Ausf. M.

jeudi 20 mai 2010

Le BT 42 Finlandais

Historine s'intéresse aujourd'hui au BT 42, obusier d'assaut Finalandais.

Bonne lecture.

Le BT-42:
Le BT-42 est un canon d'assaut/obusier finlandais construit durant la Guerre de Continuation. Il fut mis au point pendant la guerre de survie. C'était un char d'assaut finlandais, il fut conçu et assemblé à partir des chars légers russes, BT-7, capturés. Ils construisirent une nouvelle tourelle et l'armèrent avec des obusiers (Howitzers) britanniques de 114,3 mm. Les Howitzers, qui étaient également appelés 114 Psv.H/18 en Finlande, furent fournis par les Britanniques pendant la guerre d'hiver.
Il fut utilisé pour la première fois sur les bords du fleuve Svir pour combattre contre les emplacements de tir abrité mobiles. Il s'avéra d'une grande efficacité contre les cibles non renforcées, mais il fut complètement inutile comme arme anti-char. Les Finlandais créèrent un obus HEAT dont la conception s'inspirait de la grenade allemande HEAT. Cette grenade pouvait pénétrer une feuille d'acier de 100 mm à un angle de 60 degrés.
Le BT-42 pesait 15 tonnes et mesurait 5,7 m de long, 2,1 m de large et 2,2 m de haut. Il pouvait transporter un équipage de trois hommes. Son blindage avait une épaisseur de 6-13 mm et était doté d'un Howitzer de 114 mm. Son rayon d'action était de 375 km tandis que sa vitesse était de 53 km/h. Il fut produit en 18 exemplaires uniquement.
En 1944, pendant la grande offensive soviétique, ces véhicules furent utilisés pour la défense de Vyborg. Huit des dix-huit véhicules furent détruits pendant les combats. Après la bataille de Vyborg, le BT-42 fut remplacé les StuG III de fabrication allemande.

mercredi 19 mai 2010

Tournoi FOW à Floirac les 5 et 6 juin 2010

Historine organise son tournoi annuel les 5 et 6 juin 2010 à Floirac Rue Voltaire au centre d’animation du haut Floirac. Voir l’adresse ici.

Pour les habitués, le tournoi a lieu dans la même salle que les années précédentes ...Pour les nouveaux, on prend la rocade bordelaise et on sort à la sortie 24 (direction gare St jean)... A  100m de la sortie, après un rond point, vous allez voir un Lidl sur sur votre droite, vous tournez pour passer devant. Au premier feu (en face de l'entrée du Lidl),vous tournez à droite pour rentrer dans la résidence. Au bout de la petite rue (25m), vous tournez encore à droite et vous suivez la route pendant 100m ... vous trouverez alors le Centre Social du Haut Floirac (1 rue Voltaire 33270 Floirac).

Période Milieu de guerre en 1750 points avec une poule unique (front Afrique – Sicile – Italie – Russie)

Inscription : 25 €, (chèque de pré inscription de 20 euros avant le 31 mai) comprenant l’inscription au tournoi le petit déjeuner du dimanche et le repas du dimanche midi (et les lots :p)

L'accueil des joueurs se fera le samedi 5 à 12h30 et le début des parties est prévu à 13h00. L'envoi des listes et du background doit se faire avant le 31 mai à l’adresse suivante j.destremau(@)sfr.fr

Nous garantissons, comme de juste, de belles tables en perspectives (nous préparons deux nouvelles tables grâce à nos amis de la Jeux Bar Team). Un scénario sera attribué à chaque table

Listes autorisées

Toutes les listes issues des livres North Afrika, Eastern Front, et toutes les listes du site officiel en pdf Middle.

Notation:
-peinture (5pt)
-background (5 pt)

-fairplay (5 pt)
-point de bataille (30 pt)


Il est à noter qu'Historine proposera aussi des animations et des initiations avec sa section Jeux de Plateau. Pascal Toupy animera ces deux jours.

A bientôt.

lundi 17 mai 2010

La bataille de Halhin Gol (mai à septembre 1939) (2)

Historine poursuit son étude du conflit soviétio-nippon de l'année 1939. Voici donc la suite du récit de la bataille de Halhin Gol.

Bonne lecture.

Les affrontements :
Après l'occupation au détriment de la Chine de la Mandchourie, en 1931, et l'établissement d'un État client, le Mandchoukouo, les ambitions japonaises se tournent vers les provinces d'Extrême-Orient de l'Union soviétique. Forte de la victoire japonaise en 1905 et de l'intervention en Sibérie lors de la guerre civile russe, une partie influente de l'armée japonaise cherche à influencer son gouvernement en vue d'ouvrir les hostilités contre l'Union soviétique. La majeure partie de ces officiers, connue comme le « groupe d'attaque vers le nord », est regroupée au sein de l'armée du Kwangtun, stationnée en Mandchourie, et va multiplier les initiatives pour provoquer les Soviétiques de façon à déclencher un conflit ouvert contre une nation qu'ils considèrent comme faible et vulnérable, pour ensuite s'emparer de la Sibérie, au moins jusqu'au lac Baïkal.
De leur côté, les Soviétiques cherchent aussi la confrontation, d'une part pour laver l'affront subi en 1905, mais aussi pour assurer définitivement leur emprise sur la Sibérie. Les deux protagonistes s'affrontent une première fois en 1938 lors de la bataille du lac Khassan, qui se traduit par un match nul sanglant dont aucun des deux adversaires ne s’estime satisfait. L'armée nipponne de Corée, malgré les ordres contraires du haut-commandement nippon, enfreint les ordres et s'oppose violemment aux troupes soviétiques. La 19° division japonaise sera décimée par les soviétiques mais chacun laisse approximativement 10.000 hommes sur le terrain...
Néanmoins, c'est une autre zone de frontière contestée, cette fois-ci entre le Mandchoukouo et la Mongolie, qui va bientôt servir de prétexte pour un nouveau bras de fer. Une trêve est signée le 11 aout 1938...
Avril 39. Tokyo lance une attaque vers la toute jeune République de Mongolie sous protectorat soviétique.

11 mai 1939. Des éléments de la 23° division. nipponne pénètrent en Mongolie extérieure. Repoussés par les détachements mongols, ils reviennent en force et se heurtent à la 6° division de cavalerie mongole aidée d'un détachement de l'Armée Rouge. Nouveau repli japonais sur la frontière.
28 mai 1939. 6000 japonais attaquent les positions soviétiques au village de Nomonhan. Ceux-ci se retirent. Les commandants japonais des 23° et 6° Division y voient un avantage à exploiter...

Cette intervention entraîne à son tour l'intervention des troupes soviétiques basées en Mongolie. Joseph Staline fait désigner par la Stavka un jeune officier de talent, Georgi Konstantinovich Joukov, pour mener les opérations de représailles, et alloue à celui-ci plus de ressources, soit au total, environ 2 300 hommes (dont 1 257 Mongols), soutenus par 24 pièces d'artillerie, 8 T-37, (chars amphibies), 5 HT-26, et 39 automitrailleuses. L’incident de mai se termine ainsi par une défaite locale japonaise, que l'armée du Kwangtun n'entend pas accepter.
De son côté, l'Union Soviétique entend maintenir ses positions. Tout le mois de juin voit ainsi une importante activité soviético-mongole de part et d'autre de la rivière Halha, c'est-à-dire dans la zone revendiquée par les deux puissances.
A la fin du mois de juin, le commandant local de l'armée du Kwangtun, le lieutenant-général Michitaro Komatsubara, reçoit l'ordre de repousser l'« envahisseur » de la zone revendiquée par le Mandchoukouo.

Tout est en place pour l'affrontement final.

mardi 11 mai 2010

Les Mongols (5) - Bataille de Sajo 1241.

Historine poursuit et termine son étude de la bataille de Sajo (10/11 avril 1241).
Bonne lecture.

Bataille de Sajo:
Dans l'après-midi du 10 avril , Sübotaï, commandant en chef de l'armée mongole, arrive en vue du pont de pierre enjambant la rivière Sajo près de Mohi. Il a fait stopper le gros de son armée à environ 10 Km. Espérant tenter le roi de Hongrie Bela IV dans un mouvement impétueux et espérant que celui-ci traverse la rivière, il a laissé seulement un détachement très faible pour surveiller le pont.
Bela IV atteint le fleuve un peu plus tard, le même jour. Il établi une tête de pont sur son flan droit, fait protéger le pont par son flan gauche puis établi son camp en occupant une forte position à une certaine distance à l'ouest du fleuve mais ne le traverse pas. De cette position, il préfère attendre l’attaque des Mongols.. Le plan de Sübotaï n’a donc pas fonctionné.
Pourtant il doit battre Bela IV le plus vite possible. Il doit le battre avant que celui-ci n’ait appris son isolement total et qu’ il se retire derrière le Danube et dans les garnisons et les forteresses de la Hongrie occidentale. Car alors, Sübotaï devrait les réduire une à une. Bela IV, à l'heure actuelle, occupe une position bien-protégée et ne semble pas incliné à se précipiter la tête la première dans un piège. Il a le fleuve entre lui et les Mongols, il tient le pont et à placé des troupes de part et d’autre de celui-ci. Sübotaï n'a aucun autre choix que d’attaquer mais dans des conditions très risquées.
À l'aube du 11 avril, les Hongrois repoussent les premiers efforts des Mongols qui essayent de passer le pont. Les mongols emploient des balistes et bombardent les soldats qui défendent le pont avec des ‘bombes incendiaires’. Les commandants hongrois sont surpris par l'attaque. Ils sont peu habitués par les méthodes des mongols et deux contingents seulement (le premier mené par un certain Koloman, roi des Ruthéniens,et l'autre par un des évêques du pays) étaient prêts à recevoir les Mongols.
Ils parviennent, malgré tout, à tenir jusqu'à l’arrivée de renforts et bientôt les mongols perdent pieds et refluent à l’arrière (en fait, cette attaque menée par un milliers de cavaliers mongols est une diversion cherchant à distraire les Hongrois sur la défense du pont).

Les Hongrois, secoués par l'attaque rapide, reprennent juste leur esprit quand une autre force de Mongol se matérialise derrière eux. En fait, Sübotaï a traverser le fleuve avec trois tumen pendant la nuit pour prendre les Hongrois par l'arrière de leur flanc droit.
Les Hongrois n’ont jamais imaginés que les troupes mongoles puissent passer par le fleuve. Au printemps, les fleuves de la Hongrie sont en crue. Ils forment des obstacles formidables . De plus, à travers les marais, la bande de terre peu large laissait très peu de place pour une attaque de cavalerie, les commandants hongrois ne se préoccupaient donc que du passage sur le pont.
Mais Sübotaï, astucieux, a réussi à déplacer une grande force à travers le Sajo pendant la nuit. Il a envoyé un détachement mélangé de 5,000 archers à cheval et de troupes lourdes.

Les Hongrois ne paniquent pas, mais ils ont perdu l'initiative. Pendant ce temps, les Mongols continuent à bombarder le camp (aile gauche / côté pont). Les premiers désaccords apparaissent chez les Hongrois. Quelques troupes hongroises se sauvent vers la gauche. En remontant le long du campement, elles créent un grand désordre dans l’armée.
Pressés de toutes part, les abandons se multiplient et bien vite se transforme en déroute. Seuls, une poignée de chevaliers Templiers tiennent tête. Accablé par les Mongols, ils sont tués un à un. Le Roi Bela IV parvient à s'échapper mais beaucoup d’autres ne sont pas aussi chanceux. Pendant deux jours, les Hongrois démoralisés et épuisés font retraite vers le Danube, cherchant sa protection, avec les mongols sur leurs talons. .
Environ 10 000 Hongrois périssent lors de cette bataille (sur 25 000 hommes), décisive pour l'avenir du royaume. Les Mongols (qui perdent environ 1 000 hommes sur 30 000) poursuivront Bela IV en ravageant toute la Hongrie. Le royaume sera détruit de fond en comble, laissant des régions entières complétement dévastées et dépeuplées...
Après la dévastation du Royaume de Hongrie, les armées Mongoles auraient du poursuivre leur périple vers l'Empire Germanique et le Royaume de France gouverné alors par Saint Louis. Leur but ultime étant d'atteindre l'Océan Atlantique ! Mais en 1241, le Grand Khan Oegedeï meurt et tous les chefs Mongols se doivent de retourner en Tartarie pour élire le nouveau Khan. La mort d'Oegedeï tout comme celle de Gengis Khan en son temps sauva l'Occident.

lundi 10 mai 2010

Les Marders III (1)

Historine s'intéresse aujourd'hui aux chasseurs de chars Marders III.

Bonne lecture.

Le Marder III:
Le Marder III est un type de chasseur de chars allemand de la Seconde Guerre mondiale construit sur le châssis du Panzer 38(t). Il fut en production de 1942 à 1944 et servit sur tous les fronts jusqu’à la fin de la guerre.

Historique :
Dès le début de l’opération Barbarossa, la Wehrmacht avait senti le besoin de mettre en place une arme anti-char plus puissante et plus mobile que les canons anti-chars remorqués ou que les chasseurs de chars autotractés tels que le Panzerjäger I. Ce besoin devint crucial à la fin de 1941 avec l’apparition des nouveaux chars soviétiques comme le T-34 ou le KV.
À titre de solution intermédiaire, on décida d’utiliser des chars à la conception dépassée comme le Panzer II et des véhicules capturés comme le Lorraine comme base pour construire des expédients de chasseurs de chars. Il en résultat la série des Marder, qui étaient armés du canon anti-char de 75 mm PaK 40 ou du canon russe de 76,2 mm, dont de nombreux exemplaires avaient été pris à l’ennemi.
Engagements:
Les différents types de Marder III combattirent sur tous les fronts, le Sd. Kfz. 139 étant utilisé essentiellement sur le front de l’Est, bien que certains furent engagés en Tunisie. Même en février 1945, environ 350 Ausf. M étaient toujours en service.
Les Marder III furent utilisés par les Panzerjäger Abteilungen des divisions blindées appartenant tant à la Wehrmacht qu’à la Waffen-SS, ainsi que par plusieurs unités de la Luftwaffe telles que la Division Hermann Göring.
Les Marders étaient techniquement fiables, comme tous les véhicules développés sur la base du châssis tchèque 38t. Leur puissance de feu était suffisante pour détruire à une distance raisonnable tout véhicule blindé léger ou moyen rencontré sur le champ de bataille.
Les faiblesses du Marder étaient dues essentiellement à la vulnérabilité de l’équipage. Une silhouette haute combinée avec l’absence de toit les rendait vulnérables au tir indirect d’artillerie. En outre, un blindage somme toutes peu épais les rendait vulnérables aux chars adverses.
Les Marders n’étaient pas des véhicules d’assaut ou des substituts de chars de combat. L’absence de toit signifiait que les opérations en milieu urbain ou en combat rapproché présentaient des risques. Ils étaient donc de préférence utilisés dans des rôles défensifs ou de soutien. En dépit de leurs faiblesses, ils étaient beaucoup plus efficaces que les canons anti-char remorqués qu’ils remplaçaient.

jeudi 6 mai 2010

Les Flammpanzers (3)

Historine termine son étude des Flammpanzer allemands. Aujourd'hui, le Pz III flammpanzer.

Bonne lecture.

Les compagnies de FlammPanzer  III

De février 1943 à avril 1943, 100 PzKpw III Flam sont construits par MIAG et WEGMANN. Le châssis utilisé est celui du PzIII M. Ils sont employés dans les régiments de panzer à raison de 7 PzKpw III Flam pour chaque section de chars lance flamme.  Au 1er juillet 1943, avant la bataille de Koursk, les flame panzer IIIs  sont répartis de la manière suivante :
Juillet 1943
6. Panzer Division/Panzer Régiment 11 : 14 chars
11. Panzer Division/Panzer Régiment 15 : 13 chars
Panzer Grenadier Division Grossdeutschland : 14 chars

Août 1943
16. Panzer Division/Panzer Régiment 2 : 7 chars
24. Panzer Division/Panzer Régiment 24 : 14 chars
Panzer EinsatzKompanie 35 : 7 chars
Octobre 1943
14. Panzer Division/Panzer Régiment 36 : 7 chars

Novembre 1943
1.Panzer Division/Panzer Régiment 1 : 7 chars
Soit 83 Panzer III sur 100. Pas d’informations sur les 17 restants (ils sont sans doute en réserve).

mercredi 5 mai 2010

Les Mongols (4) - Bataille de Sajo 1241.

Historine continue son exploration du Peuple des Steppes. Aujourd'hui nous étudions la bataille de Sajon du 11 avril 1241.

Bataille du Sajo - 1241

La bataille de Mohi (qui a également pour appelation la la rivière Sajó) eut lieu le 11 avril 1241. Cette bataille est le principal affrontement entre les armées Mongoles, menées par Batû-Khan, petit-fils de Gengis Khan et les armées du Royaume de Hongrie pendant l’invasion Mongole de l’Europe. Cette bataille fut une grande défaite de la Hongrie qui fut à la suite de ce désastre complétement dévastée par les peuples des Steppes.
En 1227, meurt Gengis Khan, le grand chef Mongol qui a unifié toutes les tribus Mongoles et Tartars et d'autres peuples de la Steppe. Deux ans plus tard, un de ses quatre fils légitimes Ogedeï prend le pouvoir. Oegedeï après avoir assurer son emprise sur le Monde Chinois lance à l'image de son père son armée vers l'Ouest.

Ses deux neveux Subotaï et Batu, petits-fils de Gengis Khan, conduisent une puissante armée de près de cent cinquante mille guerriers. Les premières victimes de cette migration sont les Bulgares-Kama qui en 1233, dix ans après la bataille de la Kalka sont soumis au joug Mongols. Quelques années plus tard, ce sont les principautés Russes qui sont également soumises. En 1240 Batu Khan détruit complétement la ville de Kiev, capitale de l'Ukraine.
Les armées Mongoles continuent leur progression vers l'Occident, ravage la petite Pologne et sa capitale Varsovie, puis ils remontent vers la Silésie ou eut lieu une bataille d'arrêt à Liegnitz. La bataille de Liegnitz (ou Legnica) près de Breslau qui eut lieu en Basse-Silésie, le 9 Avril 1241, deux jours avant la bataille du Sajo. Dans cette bataille de Liegnitz,les Polonais et les Chevaliers Teutoniques furent défaits par les Mongols. Cependant à la suite de cet affrontement, les armées Mongoles arrêtèrent leur progression vers l'Europe Occidentale et se retournèrent vers le Royaume de Hongrie.
Les armées Mongoles pénètrent en Hongrie par deux passages séparés. L'un situé au Nord-Ouest de la Hongrie par le passage vers Nitrya puis Gran (Eztergom) : c'est le passage des armées revenant de Silésie. Le second au Nord-Est par le traditionnel col de Verecke emprunté par les armées de Batu. Il est important de noter que la partie septentrionale de la Hongrie (en particulier les régions montagneuses des Monts Tatry) fut, de par sa géographie particulière, épargnée par les raids et les destructions Mongoles.

Cette situation explique pourquoi ces montagnes devinrent des refuges pour les débris de l'armée en déroute en particuliers certains Clans Coumans.

mardi 4 mai 2010

La bataille de Halhin Gol (mai à septembre 1939) (1)

Historine s'intéresse aujourd'hui à un épisode peu connu : les affrontements russo-japonais de 1939. Voici donc un récit de la bataille de Halhin Gol. Elle met en scène notamment un jeune général russe qui 4/5 ans plus tard sera à la pointe des éléments blindés russes : le général Georgi Konstantinovich Joukov

Bonne lecture.

La bataille de Halhin Gol:
La bataille de Halhin Gol (mongol : Халхын гол), quelquefois orthographiée Khalkhin Gol, aussi appelée incident de Nomonhan, par les Japonais, est l'un des incidents de frontière, qui opposa l'Union soviétique à l'Empire du Japon à la fin des années 1930, du 11 mai au 16 septembre 1939.
Au départ un simple accrochage entre troupes frontalières, l'incident prit bientôt l'allure d'une guerre non déclarée entre les deux pays. Cette guerre se déploie sur trois périodes bien définies. La première, en mai, voit s'affronter des forces limitées de part et d'autres, et se termine par une défaite japonaise. La seconde est l'offensive japonaise de juillet, qui se termine par un échec. Enfin, l'offensive soviétique d'août permet la reprise de la zone contestée et frappe durement l'armée du Kwangtun.
L'issue défavorable de cette bataille eut une influence déterminante sur la stratégie japonaise, puisqu'elle incita le Quartier général impérial, en désavouant les partisans d'une attaque vers le nord, à repousser les limites de l'empire vers les îles du Pacifique et l'Asie du Sud-Est.
Cet engagement est aussi la première victoire d'un jeune général soviétique promis à un brillant avenir, Georgi Konstantinovich Joukov.