Bienvenue chez Historine

Historine, rassemble des passionnés de jeux d'Histoire, de stratégie et autres jeux de rôles où toute période est discutée et recréée : Antique, Médiéval, Renaissance, Guerre de 7 ans, Guerre de Sécession, Napoléonien, Seconde Guerre Mondiale, Contemporain, 3eme Guerre Mondiale, mais aussi Science-Fiction et Heroic Fantasy... le choix est vaste !

Venez jouer avec nous tous les jeudi, vendredi, samedi et dimanche de 9 heures à 23H à Floirac (Bordeaux)

jeudi 17 juin 2010

La bataille de Halhin Gol (mai à septembre 1939) (4)

Historine termine son étude de la bataille de la bataille de Halhin Gol.

Bonne lecture.

Conséquences au Japon:
Suite à sa lourde défaite, l'armée du Kwangtun perd sa grande influence sur la politique du Japon et son autonomie, étant dorénavant placée sous le contrôle direct du Quartier général impérial. Michitaro Komatsubara, le commandant de la 23e division, tombe en disgrâce et le général Ueda, commandant de l'armée du Kwangtum, est rappelé en métropole.
La défaite japonaise peut se lire à travers trois faiblesses de l'armée de terre, récurrentes au cours de toute la guerre en Chine et même pendant la guerre contre les Américains : l'insuffisance marquante de la logistique, le manque d'artillerie lourde, et le manque de divisions de chars, ces derniers étant de plus généralement de médiocre qualité et de puissance insuffisante. L'armée de terre japonaise ne tentera pourtant pas de tirer les leçons de sa défaite en renforçant notablement sa mécanisation ou son armement lourd.
Les 3ème et 4ème régiments blindés étaient équipés de 26 Type 89B Otsus,  8 Type 89A Yi-Gos, 4 Type 97 Chi-Has, 35 Type 95 Ha-Gos, 10 Type 94 tankettes, et 4  4 Type 97 tankettes. 42 des 73 chars japonais engagés furent perdus (contre 32 chars BT soviétiques sur un total de 550).
Conséquences en Union soviétique:
Joukov est promu et prend le commandement du district militaire spécial de Kiev, dont le rôle serait primordial en cas de guerre contre l'Allemagne en Europe. Lors de l'avance allemande sur Moscou fin 1941, Staline n'hésitera pas à rappeler l'essentiel de ses forces en Extrême-Orient soviétique pour les concentrer sur le front de Moscou, lui permettant ainsi de gagner cette bataille défensive essentielle. Ce retrait aura été rendu possible par les informations de Richard Sorge, son principal espion au Japon, lequel lui aura confirmé que, sauf victoire nette des forces nazies, les Japonais n'avaient pas l'intention d'attaquer de nouveau l'Union soviétique, une décision liée en partie à l'affaiblissement du courant favorable à une guerre au nord. L'affaiblissement de ce courant date lui-même de la nette défaite de 1939.
Conséquences humaines :
Les Soviétiques indiqueront n'avoir perdu que 9 284 tués et blessés. L'ouverture des archives après l'écroulement de l'Union soviétique montrera cependant que le bilan est beaucoup plus lourd, atteignant en fait 9 703 tués et disparus et 15 952 blessés.
Les Japonais reconnaîtront officiellement avoir eu 8 440 tués et 8 766 blessés. Ces chiffres, bien que douteux de par leur origine, n'ont jamais été réellement remis en cause, jusqu'à une période récente. Il est cependant vraisemblable que le total soit beaucoup plus élevé, de l'ordre de 45 000.
Les conséquences de cette bataille furent multiples mais les japonais ne furent pas capable d'en tirer tous les enseignements notamment en terme de tactique d'emploi des blindés. Ils augmentèrent bien leur cadence de production de chars mais rien ne fut fait pour en améliorer ni l'ergonomie, ni le blindage ni la puissance de feu... Ils eurent à subir ensuite les conséquences de cet inaction.

mercredi 16 juin 2010

Les Marders II (2)

Historine poursuit son étude des Marders II. 
Bonne lecture.

Production des Marders II:
La production du Marder continua jusqu'en 1944. Il ne fait aucun doute que le Marder II était une arme particulièrement redouta¬ble au combat, car il était relative¬ment petit, avait une bonne performance tout terrain, et son canon était capable de détruire pratiquement tous les chars ennemis à l'exception du char soviétique lourd tel le IS-2. 
Sa dotation en munitions était de trente-sept obus qui étaient logés au-dessus des moteurs. On trouvait aussi six cents cartouches pour la mitrailleuse, une MG34 ou MG42 de 7,92 mm.
Les Marder II étaient presque tous destinés au front de l'Est, mais il y en avait en service dans presque toutes les unités de combat de l'armée de terre allemande..
Après 1944, la production de ce char prit fin et l'équipage perdit un homme afin de ne pas gaspiller le potentiel humain; mais la recherche n'en continua pas moins sur ce véhicule. Vers la fin de la guerre, certains Marder II furent équipés de projec¬teurs à infrarouge pour la détermi¬nation d'objectifs de nuit.
De juin 1942 à juin 1943, FAMO, MAN et  Daimler-Benz produisirent 576 Marder II. En plus, 75 furent convertis entre juillet 1943 et mars 1944. Tous les Marder II furent affectés aux Panzerjäger Abteilungen et servirent sur tous les fronts de juillet 1942 à mai 1945.

lundi 14 juin 2010

Les Chasseurs de Montagnes (2)

Historine poursuit son étude des unités peu connues du 1er Empire : les Chasseurs de Montagne. Certaines de ces unités seront ainsi formées à partir de conscrits réfractaires de notre département  : la Gironde, d'où l'intérêt de ce blog.

Bonne lecture.
L'organisation de 1811 :
Le 17 janvier 1811, un décret impérial donne aux chasseurs des montagnes une nouvelle organisation : les compagnies sont réparties entre trois bataillons numérotés de 1 à 3 :
Le 1° Bataillon de Chasseurs des Montagnes est formé à partir du :
-    1° Bataillon des Pyrénées Orientales (1° Compagnie)
-    1° & 2° Bataillon de la Haute-Garonne (2° & 3° Compagnie)
-    1° bataillon des Hautes-Pyrénées (4°, 5° & 6° compagnie)

Le 2° Bataillon est formé avec les deux bataillons de l'Ariège.

Le 3° Bataillon est formé à 8 compagnies par la réunion des bataillons des Basses-Pyrénées et du bataillon supplémentaire.
-    Les 5 compagnies stationnées à Jacca (1° & 2° Cie)
-    Le bataillon supplémentaire à Bilbao (3°,4° & 5° Cie)
-    Le bataillon des Basses-Pyrénées employé dans la 10° division (6°,7° & 8° Cie)

Les bataillons des chasseurs des Montagnes ont, pendant la durée de l’occupation française en Espagne, assuré les communications dans la région frontalière et participé activement à la lutte contre les guérillas espagnoles. Après l’évacuation de l’Espagne, les bataillons ont été incorporés dans l’infanterie :
- le 1er bataillon dans le 116e régiment de ligne,
- le 2e dans le 4e léger,
- le 3e dans le 25e léger.
Nomenclature des différents bataillons de chasseurs des montagnes :
- bataillon des chasseurs de la montagne du département de l'Ariège 1808
- 1er bataillon des chasseurs de la montagne du département de l'Ariège 1809-1811
- 2e bataillon des chasseurs de la montagne du département de l'Ariège 1809-1811
- bataillon des chasseurs de la montagne du département de la Haute-Garonne 1808-1811
- bataillon des chasseurs de la montagne du département des Basses-Pyrénées 1808
- 1er bataillon des chasseurs de la montagne du département des Basses-Pyrénées 1809-1811
- 2e bataillon des chasseurs de la montagne du département des Basses-Pyrénées 1809-1811
- bataillon des chasseurs de la montagne du département des Hautes-Pyrénées 1808
- bataillon des chasseurs de la montagne du département des Pyrénées -Orientales 1808-1811
- bataillon supplémentaire 1809-1811
- 1er bataillon des chasseurs des montagnes 1811-1814
- 2e bataillon des chasseurs des montagnes 1811-1814
- 3e bataillon des chasseurs des montagnes 1811-1814

Les sources d'informations :
http://www.1789-1815.com
Batailles de Napoléon dans le Sud Ouest - collection atlantica
http://lesapn.forumactif.fr/la-lgre-f172/les-bataillons-de-chasseurs-des-montagnes-t2121.htm

vendredi 11 juin 2010

Remember Oradour-sur-Glane (2)

Voici un petit reportage photo sur ce village martyr .... juste des images pour ne pas oublier.

Le mémorial et le plan du village : 
L'église et sa place (avant) :
L'église et sa place (après) :
 
La rue principale et la voie de tramway (avant) :
La rue principale et la voie de tramway (après) :
 
Le puis tragique :
La place de la Foire :
Oradour au quotidien  :
 
Remember :
 

jeudi 10 juin 2010

Remember Oradour-sur-Glane

En ce 10 juin 2010, Historine s’intéresse à un épisode douloureux de la libération française : le massacre d’Oradour sur Glane. Outre un petit récit des circonstances, vous trouverez aussi un reportage photo fait en mai 2010 sur les lieux.

Ne pas oublier pour ne pas recommencer…

Oradour sur Glane a été détruit pendant la seconde guerre mondiale, le 10 juin 1944. Ce village du Limousin a été le théâtre d'une exécution systématique de la part des Waffen S.S., faisant 642 victimes. Oradour-sur-Glane a été rayé de la carte, un après-midi de juin, un samedi, quatre jours après le débarquement en Normandie. Conservé en état de ruine, ce village fantôme reste le témoin d'un crime odieux...

Oradour sur Glane, qui autrefois, était un bourg paisible et dynamique avec son tramway et ses nombreux commerces va connaître l’horreur.

En début d’après-midi, vers 14h00, près de 200 soldats allemands de la division « Das Reich » encerclent le bourg et rassemblent la population sur le Champ de foire, prétendant à un simple contrôle d’identité. Les auteurs du drame appartiennent à la 3e compagnie du 1er bataillon de Panzergrenadier (commandé par le major Adolf Diekmann) du 4e SS-Panzer-Regiment Der Führer de la 2eSS-Panzer-Division Das Reich. Cette compagnie comptait dans ses rangs des alsaciens (des malgré-nous mais aussi un volontaire). Cette précision est apportée pour ne pas oublier que la barbarie emporte tout le monde dans sa furie… 

Au repos autour de Bordeaux et de Montauban, la division fait mouvement vers la Normandie aussitôt connu le débarquement allié. Constamment harcelée par les Forces françaises de l'intérieur (FFI), elle riposte par de sanglantes représailles.
Le 9 juin 1944, à Tulle libérée depuis l'avant-veille par la Résistance, 99 hommes sont pendus. Le 10 juin 1944, après l'arrivée des Allemands dans le bourg d'Oradour-sur-Glane, le garde champêtre fait savoir aux habitants qu'ils doivent tous se rassembler, sans aucune exception et sans délai, sur le Champ de Foire, munis de leurs papiers, pour une vérification d’identité. Les SS pénètrent dans toutes les maisons, et, sous la menace de leurs armes, obligent tout le monde, même les malades, à se rendre sur le lieu de rassemblement. Un à un ou par groupes, conduits et surveillés par les SS, les villageois se massent peu à peu sur le Champ de Foire. Les Allemands vont aussi chercher des habitants des hameaux voisins. Les cultivateurs doivent abandonner leurs travaux. Plusieurs personnes sont abattues.
Les Allemands divisent la population en deux groupes : d'un côté les femmes et les enfants, de l'autre les hommes. Les hommes sont répartis en 6 groupes dans diverses granges d’Oradour tandis que les femmes et enfants sont regroupés dans l’église. En quelques minutes, les hommes sont abattus puis brûlés puis c’est au tour des femmes et enfants de subir le même sort et d’être brûlés dans l’église. Il y aura 6 survivants (5 hommes et 1 femme).

Une petite précision importante à mes yeux : à Oradour, parmi les victimes, se trouvaient plusieurs étrangers (espagnols, nord-africains,…) : les français ne sont pas les seuls à pleurer leurs morts. Il y avait là-bas des réfugiés, des enfants, des gens d’ailleurs… Ne les oublions pas non plus.

Le site aujourd’hui est conservé comme un musée à ciel ouvert avec un mémorial du souvenir. Le village en ruine présente encore tous les stigmates du martyr qu’il a subit. La visite de l’église est un moment difficile avec notamment ce berceau rouillé au cœur de la sacristie…

En Limousin, la barbarie a rencontré l’horreur de la guerre … comme dans hélas beaucoup d’autres lieux martyres (en Russie, Ukraine, Pologne, ….ou même en Allemagne en 1945). Il faut aussi savoir non pas oublier mais bien pardonner pour avancer et surtout ne jamais recommencer.

Remember.

lundi 7 juin 2010

La bataille de Halhin Gol (mai à septembre 1939) (3)

Historine poursuit son étude la bataille de Halhin Gol. Voici aujourd'hui les opérations de Juillet 1939 et l'ordre de bataille des deux belligérants.

Bonne lecture.

La bataille de Halhin Gol  : les offensives japonaises de juillet
60.000 soldats nippons se massent, près à fondre sur la jeune République Mongole et attaquer la ligne du transsibérien. Komatsubara répartit ses forces en deux groupements, pour mener une attaque en pince sur le pont de Kawamata, destinée à chasser les Soviétiques et les Mongols de la zone contestée.
Le groupement principal, sous ses ordres directs, doit chasser l'adversaire de la colline 721, puis traverser la Halha au nord, pour attaquer les hauteurs de Baintsagan. Une fois ces objectifs capturés, le groupement doit se diriger vers le sud en direction du pont, à travers l'artillerie et la base logistique adverse, disposées sur la rive ouest. Pendant ce temps, plus au sud, un autre groupement sous les ordres de Yasuoka doit attaquer les forces sur la rive est, en forçant le passage en direction de ce même pont. L'attaque est un échec. les forces nipponnes n'arrivent pas à percer et piétinent devant les lignes soviétiques. L'initiative change progressivement de camp.
Joukov, tout en bloquant les incursions nipponnes, arrivera à assembler et équiper une armée de 80.000 hommes (35 régiments) 500 chars, 350 automitrailleuses, 500 canons, 20 escadrons de cavalerie et 500 avions...
20 août, 5h45 : L'armée Rouge attaque. Onze jours plus tard, les lignes japonaises sont écrasées par les chars et le mordant soviéto-mongol. Les nippons se battent avec courage mais perdent pied. La 23° Division nippone est encerclée puis anéantie. La 6° armée japonaise reçoit l'ordre de cesser les hostilités début septembre. 
On retrouve dans ses opérations les prémices de l'Art Opératif tel qu'il sera mis en œuvre 5/6 ans plus tard face aux troupes allemandes (offensives de 1944/1945  sur la Vistule, l'Oder et contre Berlin).
Ordre de bataille :
Soviétique : 1er groupe d'armée (issu de la réorganisation du 57e corps le 19 juin)
•    36e division motorisée
•    82e division de fusiliers
•    6e brigade de cavalerie
•    11e brigade blindée
•    7e brigade d'automitrailleuse
•    8e brigade d'automitrailleuse
•    9 e brigade d'automitrailleuse
 
Japonais : 6ème armée
Groupement Komatsubara
23e division   
•    71e régiment d'infanterie
•    72e régiment d'infanterie
7e division
•    23e régiment de génie
•    26e régiment d'infanterie
•    13e régiment d'artillerie
Groupement Yasuoka
23e division   
•    64e régiment d'infanterie
7e division
•    2e bataillon du 28e régiment
•    3e régiment blindé
•    4e régiment blindé
•    1er régiment d'artillerie indépendant
•    24e régiment de génie indépendant
22 août 1939 : Le pacte germano-soviétique est signé. Hitler a laché le Japon qui, comprenant qu'il y perdrait beaucoup, se détourne de la Sibérie. Lorsque les nazis attaquent l'URSS le 22 juin 1941, Tokyo ne viendra pas à son aide; il regarde maintenant vers le Pacifique et vers le Sud...

lundi 31 mai 2010

Tournoi FOW à Floirac les 5 et 6 juin 2010 : il approche

Bonjour à tous,

Nous attendons vos listes et vos backgrounds  au plus vite à l'adresse suivante : j.destremau(@)sfr.fr

Pour rappel : l'inscription est de 25 € et comprend les repas du samedi soir (grillades), le petit déjeuner du dimanche matin et le repas du dimanche midi.

Les parties débuteront  à 13h 00 le samedi et 08h 30 le dimanche matin.

le lieu : Rue Voltaire au centre d’animation du haut Floirac. Voir l’adresse ici.

Pour les habitués, le tournoi a lieu dans la même salle que les années précédentes ...Pour les nouveaux, on prend la rocade bordelaise et on sort à la sortie 24 (direction gare St jean)... A  100m de la sortie, après un rond point, vous allez voir un Lidl sur sur votre droite, vous tournez pour passer devant. Au premier feu (en face de l'entrée du Lidl),vous tournez à droite pour rentrer dans la résidence. Au bout de la petite rue (25m), vous tournez encore à droite et vous suivez la route pendant 100m ... vous trouverez alors le Centre Social du Haut Floirac (1 rue Voltaire 33270 Floirac).
A samedi !! 

vendredi 28 mai 2010

Les Marders II (1)

Historine poursuit son étude des chasseurs de chars allemands de la série des Marders: aujourd'hui, nous étudions les Marders II (le Sd.Kfz 132).

Bonne lecture.

Le Marder II Sd.Kfz 132:
Le Marder II est un chasseur de chars allemand construit à partir du châssis du char Panzerkampfwagen II Ausf A,B,C et F, armé d'un canon antichar allemand PaK 40 de 75 mm, ou d'un canon soviétique (capturé) F-22 modèle 1936 de 76,2 mm rechambré pour accepter les munitions du Pak 40. (Marder II Sd.Kfz 132 "Selbstfahrlafette").
Histoire:
Dès le début de opération Barbarossa, la Wehrmacht ressentit le besoin d'avoir un moyen anti-char mobile qui soit plus puissant que son Panzerjäger I, alors impuissant face aux chars T-34 et KV1. Ils décidèrent alors d'utiliser leur vieux modèles de chars dépassés comme leur PzKW II, en les réarmant d'un canon de 75 mm ou de 76,2 mm, monté dans une casemate ouverte à l'arrière et sur le dessus, ce qui offrait une protection dérisoire à l'équipage. La superstructure et le châssis étaient le plus souvent issus du Panzerkampfwagen II Ausf F. Cette improvisation, donna naissance à la série des Marder II. 
Production:
Le PzKpfw II entra en service en 1935, il servit comme char de bataille de 1939 à 1942. Afin d'utiliser le châssis qui continuait d'être produit en série, on décida de transformer le PzKpfw II en Panzerjäger.
Le prototype de ce nouveau char fut armé d'un canon antichar de 50 mm, mais la version de production en série fut dotée d'un canon antichar Pak 40 de 75 mm connu sous le nom de Pak 40/2. Ce canon puissant fut l'arme antichar standard de l'armée de terre allemande. Une mobilité accrue augmenta le potentiel anti-tank de ce canon.
Il fut monté derrière un bouclier blindé de 10 mm d'épaisseur, tronqué sur l'arrière afin d'assurer la protection du peloton de pièce. A cause du poids du canon, le moteur fut déplacé sur l'arrière de la caisse et surmonté d'une plate-forme pour les servants et leur matériel. Le véhicule prit le nom de Marder II (Marder veut dire martre), bien que les documents officiels fissent mention de noms pas toujours faciles à retenir, comme, par exemple, 7,5-cm Pak 40/2 auf Slf II.

jeudi 27 mai 2010

Les Chasseurs de Montagnes (1)

Historine s'intéresse aujourd'hui à des unités peu connues du 1er Empire : les Chasseurs de Montagne. Certaines de ces unités seront ainsi formées à partir de conscrits réfractaires de notre département  : la Gironde, d'où l'intérêt de ce blog.

Bataillon des Chasseurs des Montagnes 1808-1814
Afin d’assurer la sécurité le long de la frontière espagnole, et pour tenter de tirer parti de la force potentielle que représentent les nombreux réfractaires qui infestent les départements pyrénéens, Napoléon imagine en 1808 de former des bataillons ayant un statut particulier : ce seront des "miquelets", c’est-à-dire des combattants montagnards jouissant d’un statut particulier. Ces "miquelets" formeront des bataillons de "chasseurs de la montagne". (le terme Miquelet fait référence à des partisans catalans levés par un chef de bande, Miquelot de Prats, au profit de l'armée espagnole, au XVe siècle).

Le 6 août 1808, l’Empereur promulgue un décret créant dans 5 département pyrénéens des bataillons de ces miquelets, chaque bataillon portant le nom de : bataillon des chasseurs de la montagne du département de… Les cinq départements visés sont les trois départements des Pyrénées, l’Ariège et la Haute-Garonne.

Ces unités, d’après le texte du décret, n’étaient appelées à servir que sur la frontière d’Espagne. Ils devaient être composés d’habitants des départements, et les conscrits réfractaires qui se feraient inscrire sur les contrôles verraient les poursuites engagées contre eux et contre leurs parents suspendues. C’est donc bien cette catégorie qui était visée par la formation de ces bataillons.

Chaque bataillon devait être composé d’un nombre variable de compagnies :
8 dans les Pyrénées-Orientales,
8 dans l’Ariège,
2 dans la Haute-Garonne,
8 dans les Hautes-Pyrénées,
8 dans les Basses-Pyrénées.
Les bataillons furent formés par les soins des préfets des différents départements. Dans certains départements comme l’Ariège et les Basses-Pyrénées, l’afflux des réfractaires fut tel qu’il fallut doubler le nombre des bataillons.

Contrairement à ce qui avait été promis par le décret de création, les bataillons des chasseurs de la montagne sont dirigés sur l’Espagne, où ils prennent notamment part au siège de Saragosse. Cette infraction flagrante aux engagements pris fut la cause de nombreuses désertions, au point que le 1er bataillon de l’Ariège, par exemple, doit être ramené dans son département d’origine pour y être reformé. Néanmoins, l'afflux des réfractaires repentis compense ces pertes et même au-delà, puisqu'un 2e bataillon de l’Ariège est formé en janvier 1809 et compte 8 compagnies. Il est envoyé à Jaca, nœud stratégique de l’autre côté de la frontière, où il est rejoint par le 1er bataillon reformé.

Le décret du 25 mars 1810, contenant les "Actes de bienfaisance et d’indulgence à l’occasion du Mariage de Sa Majesté Empereur et Roi", accorde une amnistie aux conscrits repentants, et désigne différents corps vers lesquels ils doivent être dirigés selon leurs départements d’origine. Les bataillons des "chasseurs des montagnes" doivent recevoir les conscrits des Basses-Pyrénées, des Landes, de la Gironde, du Lot-et-Garonne, du Tarn-et-Garonne, du Gers, des Hautes-Pyrénées, de la Haute-Garonne, de l’Ariège, des Pyrénées-Orientales et de l’Aude.