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jeudi 17 juin 2010

La bataille de Halhin Gol (mai à septembre 1939) (4)

Historine termine son étude de la bataille de la bataille de Halhin Gol.

Bonne lecture.

Conséquences au Japon:
Suite à sa lourde défaite, l'armée du Kwangtun perd sa grande influence sur la politique du Japon et son autonomie, étant dorénavant placée sous le contrôle direct du Quartier général impérial. Michitaro Komatsubara, le commandant de la 23e division, tombe en disgrâce et le général Ueda, commandant de l'armée du Kwangtum, est rappelé en métropole.
La défaite japonaise peut se lire à travers trois faiblesses de l'armée de terre, récurrentes au cours de toute la guerre en Chine et même pendant la guerre contre les Américains : l'insuffisance marquante de la logistique, le manque d'artillerie lourde, et le manque de divisions de chars, ces derniers étant de plus généralement de médiocre qualité et de puissance insuffisante. L'armée de terre japonaise ne tentera pourtant pas de tirer les leçons de sa défaite en renforçant notablement sa mécanisation ou son armement lourd.
Les 3ème et 4ème régiments blindés étaient équipés de 26 Type 89B Otsus,  8 Type 89A Yi-Gos, 4 Type 97 Chi-Has, 35 Type 95 Ha-Gos, 10 Type 94 tankettes, et 4  4 Type 97 tankettes. 42 des 73 chars japonais engagés furent perdus (contre 32 chars BT soviétiques sur un total de 550).
Conséquences en Union soviétique:
Joukov est promu et prend le commandement du district militaire spécial de Kiev, dont le rôle serait primordial en cas de guerre contre l'Allemagne en Europe. Lors de l'avance allemande sur Moscou fin 1941, Staline n'hésitera pas à rappeler l'essentiel de ses forces en Extrême-Orient soviétique pour les concentrer sur le front de Moscou, lui permettant ainsi de gagner cette bataille défensive essentielle. Ce retrait aura été rendu possible par les informations de Richard Sorge, son principal espion au Japon, lequel lui aura confirmé que, sauf victoire nette des forces nazies, les Japonais n'avaient pas l'intention d'attaquer de nouveau l'Union soviétique, une décision liée en partie à l'affaiblissement du courant favorable à une guerre au nord. L'affaiblissement de ce courant date lui-même de la nette défaite de 1939.
Conséquences humaines :
Les Soviétiques indiqueront n'avoir perdu que 9 284 tués et blessés. L'ouverture des archives après l'écroulement de l'Union soviétique montrera cependant que le bilan est beaucoup plus lourd, atteignant en fait 9 703 tués et disparus et 15 952 blessés.
Les Japonais reconnaîtront officiellement avoir eu 8 440 tués et 8 766 blessés. Ces chiffres, bien que douteux de par leur origine, n'ont jamais été réellement remis en cause, jusqu'à une période récente. Il est cependant vraisemblable que le total soit beaucoup plus élevé, de l'ordre de 45 000.
Les conséquences de cette bataille furent multiples mais les japonais ne furent pas capable d'en tirer tous les enseignements notamment en terme de tactique d'emploi des blindés. Ils augmentèrent bien leur cadence de production de chars mais rien ne fut fait pour en améliorer ni l'ergonomie, ni le blindage ni la puissance de feu... Ils eurent à subir ensuite les conséquences de cet inaction.

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