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mercredi 12 octobre 2011

Bataille de Sidi Rezeigh - novembre 1941 - (3)

Historine continue son récit de la bataille de Sidi Rezeigh (novembre 1941). Voici donc la suite des combats (22 novembre 1941).

Bonne lecture. 

Bataille de Sidi Rezeigh - novembre 1941: 
Chez les Allemands:
Chez les Allemands, malgré les victoires remportées, l'ambiance n'est pas à la bonne humeur surtout chez Rommel qui considère les dangers stratégiques plus importants que les victoires tactiques.

En effet, les forces de l'Axe se trouvent de plus en plus mises en danger par des coups de boutoirs britanniques de plus en plus nombreux.
Le plus grand danger est celui de l'offensive imminente vers Tobrouk de la 2e division néo-zélandaise et de la 4e division indienne, qui sont de plus soutenues par des chars Valentine.
Face à ces offensives, Rommel se trouve à court d'effectif, il doit battre les Britanniques les uns après les autres, les allemands se retrouvent ainsi au beau milieu de troupes ennemies en pleine offensive.
 
Chez les Britanniques:
Du côté britannique par contre, les défaites du jour n'ont pas entamé le moral des généraux.
Cela s'explique par une grande surestimation des pertes allemandes, qui laisse penser à au chef de la 8ème Armée (Cunnigham) que les allemands n'auront bientôt plus de blindés à lui opposer.
Un texte envoyé au Caire indique ainsi que la proportion des pertes allemandes par rapport à celles des britanniques est de 3 contre 1.

Malgré cela, le général en chef de la 8th Army s'inquiète de la situation devant Tobrouk et notamment de l'échec de la tentative de sortie. En effet, la 7e division blindée devait être ravitaillée par les dépôts d'essence présents à Tobrouk, ce qui va s'avérer impossible.
 
A l'aube du 22 novembre, la 5e brigade néo-zélandaise et une partie du 8e régiment royal de tanks capturent Fort Capuzzo et les 200 soldats qui le défendent.

Une autre partie du 8e RTR rencontre une colonne de la DAK et détruit une voiture blindée et huit autres véhicules. Dans cette attaque, l'officier de liaison entre l'armée italienne et l'Afrika Korps est capturé avec tous ses codes (ce qui aura de graves conséquences pour la DAK par la suite)
Mais, après ces succès, les Britanniques ont bien du mal à progresser face notamment aux canons de 88 mm qui font un ravage face aux Matilda II. Lors de cette action, les 44e et 42e régiments royaux de tanks perdent 46 chars, 6 officiers (1 blessé) et 43 hommes (21 blessés) et un disparu.
 
A Sidi Rezegh, la matinée est très calme ; ce qui reste de la 7e brigade blindée se réorganise après le désastre du jour précédent et reçoit le renfort des 22ème et 4ème  brigades blindées nouvellement arrivées sur le terrain. De plus, pour pallier le manque d'infanterie, la 2e division sud-africaine est envoyée à Sidi Rezegh en vue d’un bond vers Tobrouk.

Du côté allemand, Rommel décide de diriger les opérations contre Sidi Rezegh. Il veut prendre en tenaille la 7e brigade. Au nord de Belhammed à Zaafran, il place l'artillerie et l'infanterie de la 21e division blindée.  A l'ouest, le 5ème régiment blindé devra attaquer par l'ouest et le 361 régiment africain devra rester en faction à l'est de l'aérodrome.
 
L'offensive allemande surprend totalement la 7ème Brigade qui n'a mis en place aucun système de reconnaissance. En dépit des tirs antichars, les Panzer du 5ème régiment pénètrent très rapidement sur l'aérodrome. La 22ème  brigade qui vient d'arriver est directement envoyée sur le champ de bataille. Les combats sont rudes mais les chars résistent à la pression de l'ennemi. 
 
A la fin de la journée, il reste encore 34 chars à la 22ème brigade.  Ainsi, près de 100 Crusader ont-ils été détruits dans la seule journée du 22 novembre.
 

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