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lundi 20 février 2012

Compte Rendu Seigneur des Anneaux (partie jouée aux 15èRBB)

An 3436 Deuxième Age : l'immense forêt qui s'étend de Verbois-le-Grand à Rhovanion, à l'Est des Monts Brumeux et de l'Anduin n'est plus qu'une sinistre contrée obscure depuis que le Nécromancien a repoussé lThranduil roi des Elfes et se soit emparé de ces bois immenses autrefois magnifiques, héritage des Valars. Depuis, la Forêt Noire est peuplée d'araignées géantes, de loups, d'orques et d'êtres maléfiques interdisant tout passage vers le Mont Solitaire et Erebor.

Durin et sa Garde, après avoir rendu hommage pour la deuxième année consécutive à ses ancêtres tombés lors de la Bataille dans le Dagorlad (3434) s'apprêtait à rejoindre ses Montagnes Grises quand il apprit par ses éclaireurs que le Nécromancien et ses sbires ravageaient Rhosgobel. Sauron barrait sa route de retour. Il fallait passer coûte que coûte pour trouver refuge dans son Royaume Sous la Montagne, près des siens. 

Quelle n'est pas sa surprise de voir au loin une forte lueur blanche éclairer le ciel : c'était Gandalf monté sur Gripoil brandissant son bâton et pourchassant de vils Uruks du Morannon. Autour de lui luisaient des éclairs d'argent tournoyant et sabrant ces êtres visqueux et malfaisants. C'était Elrond, Erestor et des Hauts Elfes, courant vers des bois hospitaliers afin d'y attendre la horde noire qui pourchassait le petit groupe. Sauron, présent sur une colline (bord sud-est de la table), observait de son œil perçant son terrible ennemi. Enfin ! Il allait pouvoir l'anéantir une bonne fois pour toute. Sa voix puissante portant sur des miles rameuta toute la lie et la fange qui rôdaient dans la Lande.

Durin et sa garde entrant par le bord sud-ouest de la table tombèrent sur les talons d'un groupe d'Uruks qui fuyaient lâchement devant leurs armes menaçantes. Ils furent pris de terreur lorsqu'ils s'aperçurent de la présence du Roi des Nains des Montagnes Grises et de sa terrible Hache pointant le ciel comme un doigt vengeur.
Au nord-ouest, pénétrèrent quelques Uruks pourchassés par le terrible Gil-Galad (Étoile Radieuse en langue Elfique) roi du Lindon brandissant sa lance Aeglos, entouré de sa Garde. (Nota : Gil-Galad périt quelques années plus tard en 3441 lors de la chute de Sauron à la Bataille de la Grande Alliance).
Soudain apparurent comme par magie de longues silhouettes munies d'arcs longs accompagnées par un vieux sage barbu au bâton fleuri : de redoutables archers Hauts Elfes aux côtés de Radagast, le Magicien Brun. Ils venaient de surgir de nulle part sur le bord nord-est de la table. Haut, dans le ciel, une ombre noire planait au-dessus du groupe. Tout à coup, le magicien s'arrêta, écouta le vent dans les cimes des arbres tout proches et lança un ordre en langue elfique. Aussitôt, les archers bandèrent leurs arcs et une volée de flèches meurtrières s'éleva dans le clair obscur. Après un long silence, on entendit au loin des gémissements sourds. Les dards meurtriers avaient fait leur œuvre : des masses sombres s'écroulèrent sur le sol de cendres gorgé de sang.
A nouveau, le corbeau noir aux yeux perçants, tournoyant et croassant au-dessus de la Horde, scrutait le sol afin d'informer son maître sur les déplacements de l'ennemi. Quelques minutes plus tard, une nouvelle volée alla frapper la troupe hurlante et puante qui poursuivait Gandalf et Elrond. Le groupe de ces derniers ne tarda par à trouver refuge dans la forêt hospitalière pour faire face à l'ennemi à l'abri des frondaisons.

Dans le nord-ouest, les Uruks sachant que bientôt ils allaient bénéficier de renforts inespérés venant du sud-ouest, s'enhardirent (non, ce n'est pas une faute de français, nom d'étymologie francique "hardjan : rendre dur") et redoublèrent d'efforts face aux lanciers elfes. Malgré la bravoure de ces derniers, le Mal commença à avoir le dessus : l'œil de Sauron était là pour bannir tous les bons jets de dés des Elfes. Enfin, c'est presque ça : le joueur du Mal avait apporté ses dés truqués qui n'arrêtaient pas de faire des 6 (mais là, des esprits malveillants diront que ce n'est que pure calomnie). Les courageux gardes ne tardèrent pas à être submergés et massacrés par le nombre. Gil-Galad fit front, seul. Mais sa hardiesse et sa maitrise du corps et de l'âme firent des ravages dans les rangs de l'ennemi. Son aspect altier hérité des Premiers Nés inspirait la Terreur. Il fallait une certaine dose de courage pour oser l'affronter. Les corps chutèrent les uns après les autres. Malgré une blessure, le porteur d'Aeglos parvint à exterminer cette vermine. Même l'horrible Lurtz, âme damnée de Sauron, succomba sous lance du Prince. De la troupe des Mécréants ne restèrent plus que 2 individus tremblant dans leur pagne crasseux, renonçant à tout combat, lâches qu'ils étaient.
Depuis le début de la bataille, les hardis Nains n'arrêtèrent pas de poursuivre la troupe venant du sud-ouest. Ils vociféraient à tout va vers ces puants qui refusaient le combat comme des couards qu'ils étaient.

Le ciel s'assombrissait de plus en plus, Sauron approchait. Gandalf, sur son cheval elfique lança quelques impacts magiques sans trop d'effets. Quelques Uruks succombèrent mais la majorité ignora la magie du magicien blanc. Tout n'était pas perdu :Elrond le Demi-Elfe était là ! Une longue litanie en langue elfique s'échappa de ses lèvres : elle tétanisa aussitôt la vague sombre qui commençait à encercler les Elfes. Surgirent de terre des lianes maléfiques filant vers les Obscurs, enlaçant leurs jambes torses et les terrassant. On entendit alors dans la Lande de grands cris et des borborygmes sourds. La vague s'affala face contre terre et les lames argentées s'abattirent alors sur les corps noueux sans protection. Le sang gicla de tous les côtés. La Bouche de Sauron, l'âme damnée, ne tarda pas lui aussi à souffrir de l'acier elfique qui lui mordit les flancs. Il ne put lancer aucun sort malfaisant, trop occupé à se défendre comme il pouvait devant les doubles dards d'Erestor.

Entre-temps, dans le bois nord-est, se déroulait un combat titanesque. Sauron parvint finalement à pénétrer sous la futaie. Son regard glacial immobilisa aussitôt le Magicien Blanc qui ne parvint pas à contrer ce maléfice (bon, les dés pipés ont permis à l'Abominable de taper en premier).
 
Le combat fut court et intense, mais totalement inégal. Gandalf, malgré tout son courage et sa vaillance succomba sous le courroux de l'Ignoble.

Soudain, la nuit fut totale. Les combats durent cesser. Chaque camp pût alors penser ses plaies et faire le décompte de ses pertes. Malgré les dés plombés, le Camp du Bien avait vaincu ! A une perte près ! La joie fut immense chez les Elfes malgré le sort funeste qui s'était abattu sur Mithrandir. Quant aux pauvres Nains, ils arrêtèrent de courir en vain, ouvrirent leur besace afin d'en sortir une boisson ambrée appelée "ale" et bourrer leur pipe d'herbe à pipe.

Conclusion générale : la bataille fut grandiose et a démontré la toute puissance de Sauron. Il a fallu toute la sagacité du joueur du Bien pour parvenir à faire une défense en échelon tout en essayant de profiter au maximum du terrain. Le combat fut rude et incertain jusqu'au dernier moment. Il suffisait que le Bien perde une seule figurine dans le dernier tour pour que le Mal remporte la partie.

Conclusion technique : deux nouvelles règles ont été testées qui semblent remplir leurs promesses :
  1. Le dernier White Dwarf propose un déploiement particulier pour un scénario déterminé. J'ai adapté ce déploiement pour notre rencontre. L'entrée des groupes de combat est aléatoire et met un sacré piment au jeu.
  2. J'ai concocté une règle qui permet de disposer des éléments de terrain selon certains critères. La table est quadrillée et un jet de dés est lancé pour chaque carré ainsi défini. Le résultat détermine le nombre et l'emplacement du décor. Cela a permis à l'Elfe de disposer quelques bois afin de faire son "hit & run". Le Mal lui, a choisi terrain libre pour ses redoutables arbalétriers, ainsi qu'une colline.
Ces deux adaptations ont rempli parfaitement leur but : Angoisse de savoir où on va entrer et quand. Terrain adapté à la tactique de chaque joueur.

Conclusion finale : grand merci à mon adversaire dont l'enthousiasme nous a permis de passer une bonne journée. Une fois de plus, on n'a pas pleuré. Il s'est vaillamment défendu et il n'a perdu que sur le fil du rasoir, pour une seule figurine. Bon, mais la prochaine fois, je lui ramène de beaux dés tout neufs, tout beaux, des 'chtis dés truqués qui ne font que des "1". Il devient exaspérant avec ses "6" !
merci à Alex pour ce superbe CR


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