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lundi 8 avril 2013

le Somua S35 (1)

Historine s'interesse aujourd'hui à un engin blindé français considéré souvent comme le meilleur char (français) de sa génération en 1940 : le SOMUA 35 ou S35.

Le S35 :
Son nom vient de la Société d'Outillage Mécanique et d'Usinage d'Artillerie de Saint-Ouen. C'est en 1935 que cette société produisit le prototype avec un tout nouveau concept nommé par l'armée française : Automitrailleuse de Combat (AMC) modèle 1935 Somua. D’une conception innovante pour l'époque, le Somua avait une coque moulée, boulonnée, qui en faisait un char moderne. 
 
Le SOMUA S 35 est généralement considéré comme le meilleur char français en 1940. Son appellation officielle est A.M.C., automitrailleuse de Cavalerie ; cette subtilité de langage permettait à la cavalerie de tourner l'exclusivité de l'infanterie en matière de fournitures de chars. En juin 1934, l'armée française avait publié le cahier descriptif d'une "automitrailleuse de combat" destinée à la cavalerie. Elle voulait un engin de 13 tonnes, équipé de deux hommes et armé de la tourelle déjà définie pour le char B.
 
La Société d'Outillage Mécanique et d'Usinage d'Artillerie (SOMUA.) filiale de Schneider, présenta en 1935 un prototype répondant aux normes, qui fut apprécié pour la puissance de son armement (un canon de 47 jumelé à une mitrailleuse), son blindage épais de 40 à 55mm, sa vitesse élevée et la maniabilité dont il se montra capable malgré ses 19 tonnes. Il fut mis aussitôt en production sous le nom de " char 1935 S ". La production totale était d'environ 430 exemplaires à fin mai 1940.
 
L'opérateur radio, assis à droite, disposait également d'une fente d'observation. Le S 35 était équipé d'une radio de type ER 29. On se rendit compte tardivement, lors de tirs à munitions réelles, que le poste radio se trouvait dans l'axe d'éjection des douilles de 47mm et que le premier coup tiré avait pour conséquence la mise hors service les moyens radios...
 
Le chef de char servait l'ensemble de l'armement. Assis sur une selle pivotante, il avait à sa portée une partie des munitions, stockées dans des alvéoles fixées aux parois de la caisse. La tourelle APX 1 CE du S 35 était armée d'un canon de 47 SA 35 semi-automatique et d'une mitrailleuse Châtellerault calibre 7,5 modèle 31 jumelées. Le canon avait une réserve de 85 obus. La mitrailleuse, avait 2 550 cartouches, réparties en 15 chargeurs. La mitrailleuse pouvait être désolidarisée du canon pour de faibles débattements latéraux (+/- 10°).
L'évolution
Le remplacement des patins d'origine par d'autres plus larges (de 75 à 105 mm) fut une des premières modifications apportées pour améliorer les capacités de déplacement. Le développement de la puissance moteur aboutit en 1940 à un nouveau modèle baptisé S 40 motorisé par un diesel de 220 cv. Ce modèle très prometteur n'a pas pu être mis en production avant la fin de la campagne du printemps 1940.

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