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lundi 14 novembre 2011

Carthage - Bataille d'Ilipa (206 avant JC) - 2

Historine continue son étude de la la bataille d'ilipa, bataille peu connue de la seconde guerre punique. Bien que méconnue, cette bataille a une importance capitale dans le déroulé de cette guerre : suite à cette bataille, Carthage a du abandonner le contrôle de la péninsule Ibérique...

Bonne lecture.

La bataille
La routine s’installant, Scipio décida à prendre l’initiative. Le jour voulu, il fit nourrir son armée bien avant l’aube. Au petit jour, il lança les vélites et la cavalerie contre le camp carthaginois tandis qu’il faisait monter en première ligne ses troupes lourdes en colonnes.
 
Hasdrubal surpris, mis ses troupes en alerte et les place en ordre de bataille (sans leur laisser le temps de déjeuner). Les carthaginois se déployèrent à l’accoutumée pour découvrir, stupéfaits, que Scipio avait changé son déploiement. Les mercenaires celtibères occupaient le centre de la ligne, tandis que sur les flancs, les légionnaires et les troupes italiennes prenaient position. Avec moins de 800 mètres séparant les deux armées, il était virtuellement impossible de changer le dispositif sans courir au désastre.
 
Scipio gardait l’arme au pied, laissant ses adversaires souffrir des effets de la faim. Les deux lignes de psilois et vélites s’affrontaient continuellement.  
Quand Scipio se décida, il prit la décision d’attaquer sur les flancs des mercenaires espagnols. Il fit monter en ligne ses troupes lourdes, sa cavalerie et les vélites se chargeant des troupes montées adverses, éléphants compris. Le centre romain montant lui aussi lentement pour fixer l’infanterie Africaine et l’empêcher de se porter au secours de ses alliés. Les troupes d’élites de Carthage ne pouvaient se tourner au risque de prêter leur flanc aux mercenaires celtibères de Scipio.
 
Les éléphants furent repoussés par les vélites et la cavalerie lourde carthaginoise se montra incapable de tenir face à  son homologue.
 
Les troupe espagnoles tinrent  un certain temps devant les légions mais durent cédées à la fin emportant avec eux le centre.. les troupes africaines furent prises aussi dans la tourmente… Sans cédées à la panique, elles reculèrent en essayant tant bien que mal de tenir la ligne en se repliant vers leur campement. Elles firent face au pied de la colline de celui-ci.
 
Une pluie soudaine et violente surpris les belligérants et sauva ainsi d’une destruction certaine les troupes carthaginoises. La bataille se termina sur ces faits.
 
Il n’y a pas de rapports de pertes suffisamment viables pour être mentionnés.
 
Les deux armées restèrent sur place mais la nuit venue, les auxiliaires espagnols au service d’Hasdrubal, sentant le poids de la défaite, désertèrent en masse …. La retraite fut alors ordonnée… celle-ci se transforma rapidement en déroute, l’armée se désagrégeant rapidement. Massinissa et Hasdrubal prit un bateau pour Carthage et Mago trouva refuge aux Baléares.
 
Scipion venait de parachever la conquête romaine de l'Hispanie… en attendant de porter le fer sur le territoire même de Carthage. 

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