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jeudi 14 janvier 2010

La bataille de Castillon - 17 juillet 1453 - (2)

Historine poursuit son étude la bataille de Castillon qui mit fin à la Guerre de 100 ans. Il est à noter que 1453 est une date charnière dans l'histoire : fin de la guerre de 100 ans, chute de Constantinople (voir l'article d'Historine sur le sujet), "invention" de l'imprimerie par Gutenberg... C'est aussi la fin d'un monde médiéval et la naissance d'un monde nouveau (pour certains auteurs la Renaissance débute à cette date, pour d'autres, elle débute en 1492). Quoiqu'il en soit, cette dernière bataille médiéval est aussi la première de la Renaissance : elle vit la fin de la Chevalerie (Anglaise) et l'avènement de la poudre à canon utilisée non plus pour abattre des murailles mais bien des hommes !!

La bataille de Castillon :
La force montée de Talbot (environ 500 hommes d'armes et 800 archers) passa la Lidoire à gué à 600 mètres à l'ouest du camp français. Les Anglo-Gascons n'avancèrent pas directement sur le camp français en venant de l'ouest, mais opérèrent un mouvement tournant pour attaquer par le sud le camp dans sa plus grande longueur. Tandis qu'il s'approchait des Français, il est possible que Talbot, un vétéran, ait réalisé qu'il s'était gravement trompé sur la situation. Mais rien dans son expérience passé n'aurait pu permettre d'évaluer le grave danger que pouvait constituer le mur de feu d'un tir d'artillerie.

Cette fois-ci, c'était le tour de Talbot d'être surpris. Les canonniers français l'attendaient à l'endroit même où il se trouvait maintenant. Talbot ordonna à ses troupes de mettre pied à terre pour l'attaque, tandis qu'il resta à cheval sur son blanc poulain. L'assaut fut lancé aux cris de "Talbot ! Saint Georges !".

Les Anglo-Gascons qui réussirent à suvivre au tir massif de l'artillerie peinèrent à franchir le fossé et à monter sur le parapet. On raconte que Thomas Evringham réussit à planter sa bannière au sommet du parapet, payant cette gloire de sa vie. Les canons français pilonnaient les attaquants avec un feu d'enfilade à bout portant, mettant plus de gens hors de combat qu'il n'en tuait.

L'attaque en vint au corps-à-corps en plusieurs points. Les Anglo-Gascons, en infériorité numérique certaine, accrurent leur nombre par paquets, au fur et à mesure que troupes à pied arrivaient sur les lieux. Il y a pu avoir finalement près de 4 000 hommes de l'armée de Talbot sur le champ de bataille, un nombre encore insuffisant pour l'emporter dans l'assaut de cette position de campagne préparée à l'avance.

L'artillerie de Talbot ne put jamais arriver à temps. Ils réussirent à continuer la lutte pendant environ une heure, jusqu'au milieu de la journée. A ce moment la cavalerie bretonne apparut sur le flanc des Anglo-Gascons.

Les archers français s'élancèrent hors de l'enceinte du camp, derrière laquelle ils s'étaient abrités au début de la journée, et exploitèrent à fond leur avantage face à un ennemi qui était maintenant en déroute.
 
Tandis que son armée battue cherchait refuge en passant à gué la Dordogne au pas de Rauzan, Talbot fut laissé coincée sous cheval qui avait été abattu par tir de canon. Un archer français, du nom de Michel Pérunin, inscrit son nom dans les annales de l'histoire en achevant le comte d'un coup de hache sur la tête. Le fils de Talbot, Lord l’Isle, fut aussi tué.

Quelques Anglo-Gascons trouvèrent refuge à Castillon; d'autres furent poursuivis jusque dans le villes avoisinantes. Fin terrible pour les anglais qui perdirent une bataille mais surtout un meneur d'homme : J. Talbot.En effet, le 18 juillet, les Français avancèrent quelques pièces d'artillerie sous les murs de Castillon; ce fut suffisant pour obtenir la reddition de la ville. C'est au château de Pressac, à St-Étienne-de-Lisse que fut signée la reddition des Anglais. Le corps de Talbot avait été reconnu par son «héraut». Ses restes furent déposés provisoirement à Notre¬-Dame-de-Colle, sur le champ de bataille puis transportés en Angleterre et inhumés à Witchurch. Talbot disparu, toutes les places tenues par les Anglais capitulèrent rapidement, Bordeaux se rendit sans effusion de sang.

Dans le domaine militaire, cette victoire, fruit d'une conception stratégique nouvelle, met en valeur le rôle important et effrayant de l'artillerie, l'action percutante de la cavalerie quand elle est utilisée au moment opportun. Les chevauchées souvent désordonnées, les volées de flèches sont impuissantes et incapables de mettre le camp français en danger. Toute une conception moyenâgeuse de la guerre s’écroule et montre son insuffisance devant les nouvelles techniques et les nouvelles armes de guerre.

LES FORCES:
Du côté français: 4 000 à 6 000 hommes sous les ordres de Jean Bureau et 1 000 hommes sous les ordres de Jean de Penthièvre, soit en tout 5 000 à 7 000 hommes.
Du côté anglais: 5 000 à 6 000 hommes commandés par John Talbot

LES PERTES:
Pour les Français: environ 100 hommes (estimation).
Pour les Anglais: environ 4 000 hommes, la plupart capturés ou blessés.

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