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jeudi 18 mars 2010

La bataille de Mohi - 12 avril 1241

Historine s'intéresse aujourd'hui à la bataille de Mohi ou bataille de Sajo qui vit la victoire écrasante des Mongols sur les Hongrois.

Bonne lecture.

Bataille de Mohi
La bataille de Mohi, ou bataille de la rivière Sajó, (11 avril 1241) est la principale bataille opposant les Mongols menés par Batû-Khan, petit-fils de Gengis Khan au Royaume de Hongrie au cours de l’invasion mongole de l’Europe.
Juste avant l’aube les défenseurs hongrois se trouvent soumis à une pluie de flèches et de pierres, « accompagnée par le tonnerre et des éclairs de feu. ». Certains historiens ont affirmé qu’en cette occasion les Mongols auraient utilisé les premiers canons de l’histoire européenne. Il est cependant plus probable que ce ne soient que des catapultes et des balistes, combinées à des pétards chinois, qui aient inspiré cette terreur. Quoiqu’il en soit, il s’est agi là de la version mongole d’une préparation d’artillerie moderne. Ce bombardement mongol ne tarde pas à être suivi d’un assaut violent.
Abasourdis par le bruit et la violence de l’attaque, les défenseurs sont rapidement submergés, et les mongols affluent à travers le pont. Alertée, l’armée de Bela sort en hâte de son camp fortifié. Il devient cependant rapidement évident que ce n’est là qu’une attaque de fixation.
L’effort principal est en effet mené par trois tümens (environ 30000 hommes), peut-être placés sous le commandement direct de Subotaï. Profitant des ombres de l’aube, ces guerriers ont traversé les eaux froides de la Sajo, au sud de la tête de pont, puis ont tourné au nord pour frapper le flanc droit et l’arrière des hongrois. Incapables de résister à cette charge dévastatrice, les défenseurs se réfugient dans leur camp. À 7 heures du matin ce dernier était complètement investi par le mongols. Suivent alors plusieurs heures de bombardement avec des pierres, des flèches et du naphte brûlant.

Il semble alors à quelques hongrois qu’une voie de salut existe à l’est. Un petit groupe entreprend de galoper vers la liberté. Alors que l’assaut mongol monte en intensité, des hommes s’enfuient. Bientôt un flot d’hommes part vers l’ouest. Chacun tente de fuir pour sauver sa peau. De nombreux fugitifs jettent leurs armes afin de courir plus vite. Malheureusement pour eux, ils sont tombés dans un piège tendu par les mongols. Montés sur des chevaux frais, les mongols apparaissent de tous côtés, fauchant les hommes épuisés, les traquant dans les marais, et prenant d’assaut les villages dans lesquels certains ont cherché un refuge. En quelques heures d’une horrible boucherie l’armée hongroise est totalement détruite, laissant entre 40000 et 70000 morts.
Le roi Béla IV parvient cependant à s’enfuir de justesse. Avec lui, il n’a plus alors que trois de ses hommes. Profitant de l’effondrement hongrois et de la fuite de leur souverain, les Mongols prennent d’assaut la ville de Pest restée sans défenseurs. Comme à leur habitude, les conquérants entreprennent d’incendier la ville et d’en massacrer la population.
Cette victoire assure aux Mongols le contrôle des terres du Dniepr à l’Oder et de la Baltique au Danube. En quatre mois les Mongols ont vaincu des armées chrétiennes totalisant cinq fois leur effectif.

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