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lundi 1 mars 2010

Les Mongols (2)

Historine poursuit son étude des Mongols, peuple guerrier par excellence.
Bonne lecture.

Un peuple en armes
Le peuple mongol est d’abord un peuple en armes : comme tout les peuples nomades, lorsqu’il se bat, si la bataille est perdue, le peuple entier peut disparaître (voir par exemple les Petchenègues). Ainsi, tout homme libre est un guerrier, très tôt : dès qu’il sait manier l’arc suffisamment bien en montant à cheval : ainsi Gengis Khan devient un guerrier vers l’age de treize ans.
Plus tard, il transforme ce mode de vie en une exigence : chaque homme doit être immédiatement disponible pour une campagne. Il doit avoir en permanence quatre chevaux à sa disposition ; ses armes doivent être en bon état en permanence (entretenues par sa famille) et il doit disposer de vivres pour la campagne. Il leur suffit dès lors de quelques minutes pour être prêt lorsque les cavaliers-flèches transmettent l’ordre de mobilisation.
Cela va même plus loin : lorsque Gengis Khan débutait, il n’avait que peu de guerriers sous ses ordres, et affrontait d’autres Mongols. Les deux clans se faisaient face, en deux lignes de cavaliers. Pour éviter que son groupe soit tourné, il avait pour coutume de l’appuyer d’un côté sur un obstacle (un bois suffisamment touffu, une montagne, une rivière assez large), et de l’autre, sur le campement de son clan. Les femmes, qui manient aussi bien l’arc que les hommes, défendent le camp, et sont à même d’empêcher toute tentative de prise à revers.
La réputation que le jeune Temudjin (le futur Gengis Khan) se fait en parvenant, à partir de rien, à augmenter son clan par combats successifs, lui amène une foule de volontaires. Grâce à son charisme, il modèle une armée mongole combattant selon ses vues, et non selon les méthodes traditionnelles.
Création d’unités
Il crée une armée avec une hiérarchie dans l’organisation des unités, basée sur le chiffre neuf, bien que le système ressemble à un système décimal (les Mongols attribuent des vertus particulières au chiffre neuf) :
• l’unité de base est un peloton de neuf cavaliers, commandée par un chef (soit un groupe de dix hommes, dont le chef est souvent appelé dizainier en Occident) ;
• l’escadron comporte neuf pelotons, soit 99 cavaliers, plus le chef d'escadron, également chef de son peloton (soit cent hommes au total) ;
• le gourane, groupe de dix escadrons, soit 999 hommes, plus son chef ;
• plus tard, des toumanes de dix mille hommes sont mis en place.
Ces toumanes (de 2 à 25 au maximum) constituent ensemble l’armée mongole. Ils sont parfois regroupés en corps d’armée (2 à 4 toumanes), afin de faciliter leur commandement, ou pour mener des campagnes autonomes.
Encadrement de l’armée
La fonction commandement est renouvelée. Un état-major est créé, le iourt-chi : il est chargé de préparer les campagnes. Cette préparation est minutieuse sur tous les plans :
• logistique;
• renseignement : sur tous les aspects du pays à conquérir, aussi bien géographiques (relief, climat), militaire (places fortes, tactiques ennemies, effectifs) que sur la société adverse (mentalité, coutumes).
Un corps d’officier est créé : il est soumis à un entraînement permanent, adapté à la prochaine campagne. Les meilleurs de ces officiers peuvent devenir les oerleuks — sorte de maréchaux — à qui sont confiés des corps d’armée pour les campagnes secondaires. D’une fidélité absolue, ils bénéficient de la même confiance de Gengis Khan : les fils et membres de la famille du Grand Khan sont suivis et évalués par ces maréchaux lors de leurs premières campagnes. Si le rapport est défavorable, ils sont rétrogradés comme simples soldats (tel un de ses gendres).

Liaisons et communications
L’encadrement de l’armée bénéficie d’excellents moyens de communication et de liaison :
• sur le champ de bataille, elle utilise un système de trompes et de drapeaux, abaissés et soulevés par le commandant, qui permet au général en chef, grâce à l’entraînement et à la discipline des troupes, de déplacer ses troupes sur des positions prévues du champ de bataille ou de choisir l'allure du déplacement, comme la charge, la retraite, le contournement, et ce, dès qu’il l’a décidé ;
• à longue distance, les cavaliers-flèches transmettent les ordres d’une armée à l’autre, portent les ordres de mobilisation, communiquent les renseignements des espions ou des éclaireurs en un temps record (grâce à un système de relais, notamment).
Discipline
La discipline est un élément qui permet d’obtenir, en guerre, le meilleur des soldats ; elle est indispensable pour assurer des victoires régulières. En réussissant à l’imposer à ses troupes, Gengis Khan en fait des guerriers d’exception.L’obéissance est impérative, sous peine de mort, à tous les niveaux de la hiérarchie. De nombreux manquements à la règle ne sont punis que par la mort : cas de deux hommes s’écartant de leur unité sans l’accord de leur chef au cours du combat. Par contre, chacun a droit à la parole et à l’initiative. Les manœuvres sont répétées souvent à l’entraînement. Lors du combat, elles sont exécutées sans hésitation.

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