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lundi 17 mai 2010

La bataille de Halhin Gol (mai à septembre 1939) (2)

Historine poursuit son étude du conflit soviétio-nippon de l'année 1939. Voici donc la suite du récit de la bataille de Halhin Gol.

Bonne lecture.

Les affrontements :
Après l'occupation au détriment de la Chine de la Mandchourie, en 1931, et l'établissement d'un État client, le Mandchoukouo, les ambitions japonaises se tournent vers les provinces d'Extrême-Orient de l'Union soviétique. Forte de la victoire japonaise en 1905 et de l'intervention en Sibérie lors de la guerre civile russe, une partie influente de l'armée japonaise cherche à influencer son gouvernement en vue d'ouvrir les hostilités contre l'Union soviétique. La majeure partie de ces officiers, connue comme le « groupe d'attaque vers le nord », est regroupée au sein de l'armée du Kwangtun, stationnée en Mandchourie, et va multiplier les initiatives pour provoquer les Soviétiques de façon à déclencher un conflit ouvert contre une nation qu'ils considèrent comme faible et vulnérable, pour ensuite s'emparer de la Sibérie, au moins jusqu'au lac Baïkal.
De leur côté, les Soviétiques cherchent aussi la confrontation, d'une part pour laver l'affront subi en 1905, mais aussi pour assurer définitivement leur emprise sur la Sibérie. Les deux protagonistes s'affrontent une première fois en 1938 lors de la bataille du lac Khassan, qui se traduit par un match nul sanglant dont aucun des deux adversaires ne s’estime satisfait. L'armée nipponne de Corée, malgré les ordres contraires du haut-commandement nippon, enfreint les ordres et s'oppose violemment aux troupes soviétiques. La 19° division japonaise sera décimée par les soviétiques mais chacun laisse approximativement 10.000 hommes sur le terrain...
Néanmoins, c'est une autre zone de frontière contestée, cette fois-ci entre le Mandchoukouo et la Mongolie, qui va bientôt servir de prétexte pour un nouveau bras de fer. Une trêve est signée le 11 aout 1938...
Avril 39. Tokyo lance une attaque vers la toute jeune République de Mongolie sous protectorat soviétique.

11 mai 1939. Des éléments de la 23° division. nipponne pénètrent en Mongolie extérieure. Repoussés par les détachements mongols, ils reviennent en force et se heurtent à la 6° division de cavalerie mongole aidée d'un détachement de l'Armée Rouge. Nouveau repli japonais sur la frontière.
28 mai 1939. 6000 japonais attaquent les positions soviétiques au village de Nomonhan. Ceux-ci se retirent. Les commandants japonais des 23° et 6° Division y voient un avantage à exploiter...

Cette intervention entraîne à son tour l'intervention des troupes soviétiques basées en Mongolie. Joseph Staline fait désigner par la Stavka un jeune officier de talent, Georgi Konstantinovich Joukov, pour mener les opérations de représailles, et alloue à celui-ci plus de ressources, soit au total, environ 2 300 hommes (dont 1 257 Mongols), soutenus par 24 pièces d'artillerie, 8 T-37, (chars amphibies), 5 HT-26, et 39 automitrailleuses. L’incident de mai se termine ainsi par une défaite locale japonaise, que l'armée du Kwangtun n'entend pas accepter.
De son côté, l'Union Soviétique entend maintenir ses positions. Tout le mois de juin voit ainsi une importante activité soviético-mongole de part et d'autre de la rivière Halha, c'est-à-dire dans la zone revendiquée par les deux puissances.
A la fin du mois de juin, le commandant local de l'armée du Kwangtun, le lieutenant-général Michitaro Komatsubara, reçoit l'ordre de repousser l'« envahisseur » de la zone revendiquée par le Mandchoukouo.

Tout est en place pour l'affrontement final.

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