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mardi 22 décembre 2009

La Bataille des Plaines d'Abraham - 13 septembre 1759 - (1)

Historine s'intéresse aujourd'hui à la bataille des Plaines d'Abraham (au pied de la ville de Québec) qui se déroula le 13 septembre 1759. La bataille des Plaines d’Abraham est un événement marquant de l’histoire du Québec et du Canada. Par cette bataille, la plus importante de la guerre de sept ans , l’Angleterre prend possession de l’ensemble du territoire nord-américain.

Bonne lecture.

La bataille des Plaines d'Abraham :
Au cours de l’été 1759, l’Angleterre entreprend, pour la quatrième fois, le siège de Québec. La Nouvelle-France, après plusieurs années de guerre, est en mauvaise posture. Les Grands Lacs, la vallée du Richelieu et le lac Champlain sont déjà perdus, et la forteresse de Louisbourg est tombée depuis 1758.

À partir de juin 1759, une flotte assiège Québec. Un premier débarquement est tenté à l’ouest de la rivière Montmorency, mais il est repoussé par le maréchal de Lévis. L’armée anglaise prend alors position sur l’île d’Orléans et dans les alentours. Québec est ensuite bombardée et les villages environnants tombent les uns après les autres.
Les forces en présence
Il est difficile de connaître le nombre exact des forces en présence sur les Plaines lors de la fameuse bataille. Pour l'armée britannique, les chiffres varient selon les sources entre 3600 et 4828. L'évaluation officielle, celle du brigadier Townshend, s'élève à 4441.
Du côté français, les écarts sont encore plus grands, l'estimation la plus basse varie de 2500  à 7520. Selon les historiens Stacey et Filteau, le chiffre d'environ 4400 - 4500 serait plus vraisemblable.

Environ 2000 soldats étaient des réguliers, les autres étaient des miliciens et des Amérindiens. Les deux armées sont donc, en nombre, de force à peu près égale. Cependant l'armée britannique surpasse largement son opposante qualitativement car uniquement constituée de soldats réguliers, bien entraînés et surtout très à l'aise en combat en terrain découvert. À l'inverse, l'armée française doit composer avec un nombre important de miliciens et d'Amérindiens, souvent inexpérimentés dans ce type de batailles  (apanage  des batailles européennes). Les miliciens sont d'ailleurs mal armés, avec de simples fusils (souvent leur équipement personnel) et dépourvus de baïonnettes. De plus, en arrivant sur les Plaines, ces hommes sont fatigués de leur longue marche depuis Beauport.

Quant à l'artillerie, les Britanniques disposent de deux canons de 6 livres en bronze. Les Français alignent 3 pièces (certaines sources citent 4 ou 5 canons).

Position des troupes anglaises:
À la suite du débarquement réussi à l'Anse-au-Foulon, Wolfe prend position sur les Plaines. Dans le but de prévenir une attaque de Bougainville, il envoie d'abord des hommes du 58e régiment occuper les maisons de ferme qui bordent le chemin Saint-Louis en direction de Sillery. Par la suite, il procède à une reconnaissance du terrain et positionne ses hommes à l'ouest des Buttes-à-Neveu et forme ses lignes de façon à occuper tout le promontoire de Québec.
 
Il déploie ainsi ses forces :
•la droite (face à la falaise) :
o    35e régiment
•le centre (ligne principale) :
o    Grenadiers de Louisbourg
o    28e régiment
o    43e régiment
o    47e régiment
o    78e régiment
o    58e régiment
•la gauche (positionnée face au chemin Sainte-Foy) :
o    15e Amherst
o    2e bataillon du 60e régiment
o    3e bataillon du 60e régiment
•les réserves (occupent le territoire à la hauteur de la rue des Érables d'aujourd'hui) :
o     48e régiment
•l'arrière :
o    Infanterie légère
Position des troupes françaises:
Du côté français, c'est vers 6 h 45 le matin que les troupes quittent Beauport et se mettent en marche en direction des Plaines. Une fois sur le champ de bataille, Montcalm déploie ses hommes face à l'armée britannique :
•    la droite : assurée par les miliciens de Montréal et de Québec;
•    le centre : les régiments de La Sarre, Languedoc et Béarn assurent le centre de la défense;
•    la gauche : elle est défendue par les régiments Royal-Roussillon et Guyenne, par la milice de Trois-Rivières ainsi que par une partie de la milice de Montréal
À cette formation, on peut ajouter les Amérindiens qui sont positionnés en embuscade avec des miliciens dans les boisés de part et d'autre du promontoire. 
Sources : 

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