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mardi 29 décembre 2009

La flotte Française à Toulon (27 novembre 1942) - (2)

Historine continue son étude sur le sabordage de la flotte en 1942. Episode douloureux s'il en est pour nos couleurs, défaite française bien connue mais aussi défaite allemande.

Bonne lecture.

Bilan des opérations :
Pour les Allemands, l'opération Lilas se solda donc par un échec, dû au retard du second groupe allemand (celui venant de l'Ouest), à la qualité des « liaisons marines » et à la parfaite mise au point des consignes de sabordage. Coté français, il serait bien prétentieux de parler de « brillante opération », dans ce désastre qui voit la disparition d'une des plus belle flotte que la France ait jamais comptée. Tout fut perdu, fors l'honneur...
A la fin de cette dramatique journée, plus de 100 bâtiments, soit un tonnage de 235.000 tonnes, sont coulés. Ce chiffre est énorme, d'autant qu'il inclut certains fleurons, comme les Dunkerque et Strasbourg, les croiseurs Algérie, Marseillaise, Jean de Vienne et La Galissonnière, ou encore de superbes contre-torpilleurs et torpilleurs. Mais l'importance de cette catastrophe, si grande et symbolique soit elle, mérite d'être nuancée. A Toulon, ce n'est pas l'ensemble de la flotte française qui s'est sabordé, loin s'en faut. En fait, moins de la moitié du tonnage de 1939 (535.000 tonnes) est perdue.
Même en comptant les pertes subies depuis trois ans, les effectifs restent nombreux, bien qu'ils soient très éparpillés et n'ont pas suivi, faute de moyens, les évolutions très rapides de la technique. De l'Afrique du nord aux Antilles, en passant par l'Egypte, de très nombreux bateaux restent à flot. Quelques uns, armés par les Forces Navales Françaises Libres (FNFL), ont rejoint De Gaulle dès 1940. Les autres, après avoir, aussi, fait leur devoir en protégeant le territoire national (en fait l'empire colonial) contre les forces anglo-américaines, vont reprendre, comme l'espéraient les marins, la lutte contre l'Allemagne nazie.
La marine française aligne encore, le 28 novembre 1942, le cuirassé Richelieu. Plus grand et plus puissant que les Dunkerque, il sera modernisé aux USA puis déployé dans le grand Nord avant de combattre dans le Pacifique. Gravement endommagé à Casablanca lors du débarquement américain, son frère, le Jean Bart, sera réparé et achevé après guerre.
 
Les Français peuvent aussi compter sur le cuirassé Lorraine, certes ancien, mais qui s'illustrera lors du débarquement de Provence et la réduction de la poche de Royan. Les croiseurs légers Emile Bertin, Georges Leygues, Gloire et Montcalm, récents et remis à niveau avec l'aide américaine, seront engagés dans les grandes opérations amphibies de 1944.
Il y a aussi les grands contre-torpilleurs Le Triomphant, Le Malin, Le Terrible et Le Fantasque, reclassés croiseurs légers. S'y ajoutent des bâtiments plus anciens mais qui serviront encore, plus ou moins longtemps. On citera les croiseurs Suffren, Duquesne, Tourville, Duguay-Trouin et Jeanne d'Arc, ainsi que de nombreux navires de plus faible tonnage et des sous-marins.
L'ensemble constitue une force non négligeable et les unités les plus récentes, avec les navires cédés par les anglo-saxons à la fin des hostilités, seront le socle de la renaissance.

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