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mercredi 30 septembre 2009

Les guerres zoulous (2)

Voici la suite mais non pas la fin de notre étude sur les guerres zoulous et la bataille d'Isandlwana.

Bonne lecture.

La bataille d'Isandlwana :
En décembre 1878, les autorités britanniques délivrent un ultimatum à Cetshwayo (roi des Zoulous), lui enjoignant de livrer un groupe de guerriers accusé d’avoir assassinés des ressortissants britanniques.  Devant l’absence de réponse, Chelmsford attaque le Zoulouland le 11 janvier 1879.

L’expérience des guerres précédentes de Chelmsford ne l’a pas préparé à la forme de guerre agressive que pratiquent les Zoulous.

Il divise ses forces en 3 colonnes. Le Colonel Evelyn Wood du 90ème Régiment d’infanterie légère commande la colonne qui traverse le Tugela au nord du territoire Zoulou. Le Colonel Pearson of the 3ème régiment (the Buffs) commande la colonne sud et le Colonel Glynn du 24ème régiment commande la colonne centre. Le 24ème régiment comprend deux bataillons et il est accompagné d’unités d’infanteries de la force du Natal, de cavaliers irréguliers et d’artillerie de la 5ème brigade. 


Pour faire face à cette invasion, les zoulous ont mobilisé une armée dont la taille est peu commune : environ 24 000 guerriers. Les forces zoulous sont divisées en deux : une section face à la colonne sud et le reste face à la colonne du centre.

La colonne centre atteint Isandlwana le 20 janvier et campe au pied des collines.

Le 21 janvier, le Major Dartnell dirige une reconnaissance montée à l’avant de la colonne. Il rencontre les zoulous et a beaucoup de mal à se désengager. Il n’y parviendra qu’aux petites heures du matin du 22 janvier.


En recevant le rapport de Dartnell, Chelmsford choisit de s’avancer contre les zoulous avec des forces qu’il juge suffisantes pour les battre.  Le 2nd bataillon du 24eme régiment, l’infanterie montée du Natal et 4 canons reçoivent l’ordre de marcher au levé du jour. Le Colonel Pulleine est laissé au camp avec le 1er bataillon du 24ème régiment.

Dans la matinée, le Colonel Anthony Durnford arrive de Rorke's Drift avec des unités de cavalerie du Corps de Natal et une batterie de rockets.

Plus tôt dans la matinée, Chelmsford a rejoint Dartnell mais les zoulous ont disparu. Les troupes commencent des recherches dans les collines avoisinantes.

Les zoulous ont en fait, dépasser les troupes de Chelmsford et ont rejoint Isandlwana. Les premières indications d’une menace apparaissent quand des régiments zoulous surgissent au nord est et à l’est sur les collines environnantes.


Il semble qu’aucun des officiers britanniques présents n’a réellement pris conscience des forces ennemies convergent vers eux. Pulleine n’a pas envoyé d’estafettes demandant des renforts. Il a seulement remanié légèrement son dispositif.

Le corps principal zoulou apparaît à ce moment et repoussent les deux compagnies britanniques postées sur une colline à l’est. Elles retraitent rapidement tout en faisant feu. 


Le 1/24ème régiment en ligne en bas de la colline ouvre un feu roulant sur la “poitrine” zoulou. Les guerriers zoulous sont empêtrés dans la végétation et les accidents de terrain … ce qui leur permet au demeurant de se protéger du feu britannique.


Le danger pour les soldats anglais est représenté par les deux cornes qui accourent pour atteindre à la fin de la ligne anglaise et l’encercler.

Sur la droite anglaise, les compagnies du 24eme régiment et les troupes du natal se montrent incapables d’empêcher cet encerclement. De plus, les zoulous se sont infiltrés entre les troupes régulières et les troupes de Dunford.

Il a souvent été dit que les troupes britanniques se sont retrouvées à court de munitions et que le système de ravitaillement avait failli. Il semble que cela ne soit pas le cas pour les troupes du 24ème régiment. Cependant, les irréguliers se retrouvèrent à court de munitions, durent se replier sur le centre du dispositif et laissant ainsi à découvert le flanc des troupes régulières.

Les chefs zoulous se saisirent de l’occasion pour pousser les troupes de la poitrine à renouveler leur assaut. Ils purent ainsi obliger les soldats britannique à retraiter dans leur camp, désorganisant le dispositif en peu plus.

Un régiment zoulou se précipita pour couper la retraite et les cornes enfoncèrent les flanc … la ligne britannique se rompit à ce moment là.

Comme la ligne s’effondrait, des groupes se formèrent, résistère,nt tant qu’ils eurent des munitions avant d’être submergés. Une section du Natal se battit par exemple à coup de pistolets et de couteaux … elle était commandée par Durnford.


Les cornes ne restèrent pas sur place. . Elles écumèrent les abords du champ de abataille à la recherche des fuyards qui tentaient de rejoindre notamment Rorke’s Drift. Mais les zoulous coupèrent les voies de retra    ite, chassant et tuant tous les survivants. Seuls les cavaliers purent se tailler une route vers le Sud ouest.De nombreux soldats britanniques furent acculés à la rivière, sur les berges de la Tugela où ils furent massacrés.
 

Pertes :
52 officiers britanniques et 806 soldats furent tués. Environ 60 européens survécurent.  471 africains furent tués en combattant au coté des britanniques. Environ 2000 zoulous moururent sur le champ de batailles ou des suites de leurs blessures. Les zoulous capturèrent 1 000 fusils modernes et l’ensemble des munitions.

Lendemain de bataille

lundi 28 septembre 2009

Guerre de 7 ans au Canada (3)

Historine continue sa petite étude de la Guerre de 7 ans en Nouvelle France. Aujourd'hui, nous nous intéressons aux troupes régulières françaises, aux régiments qui ont combattu (et souvent avec courage et bravoure).
Bonne lecture.

Armée Française au Canada : Les troupes régulières
Les troupes de terre sont composées de soldats professionnels envoyés de France afin de combattre en Amérique. Ceux-ci sont disciplinés et bien entraînés. À Québec, en 1759, ces forces comprennent les seconds bataillons de cinq régiments d'infanterie provenant de différentes régions de France. Chacun de ces régiments a sa propre histoire et un uniforme possédant ses propres caractéristiques.
 

Régiment de la Reine :
Provenance : région de Paris
Durant la guerre de Sept Ans, ce régiment prend part à plusieurs affrontements, dont celui de fort Saint-Frédéric au lac George en septembre 1755, au cours duquel le général Dieskau est blessé. Le régiment de la Reine prend aussi part à la prise du fort Bull et du fort William-Henry et, plus glorieusement, contribue à la victoire française à Carillon en 1758 contre les forces du général Abercromby. Il semble que, contrairement à la pensée populaire, le régiment de la Reine ne participe pas au siège de Québec; il est plutôt envoyé à Carillon en mai 1759 afin de se prémunir contre une éventuelle attaque des Britanniques, puis retiré et envoyé à l'Ile-aux-Noix en juillet de la même année. Le régiment prendra toutefois part à la bataille de Sainte-Foy en 1760.

Régiment de Guyenne :
Provenance : région de Bordeaux
Dès son arrivée en Amérique, le 23 juin 1755, ce régiment est envoyé au fort Frontenac, puis par la suite au fort Niagara. En février 1756, certains de ses hommes participent à la prise du fort Bull en empêchant la communication entre le lac George et Oswego. Le régiment de Guyenne participe ainsi à plusieurs batailles : celle du fort Oswego en août 1756 et celle de la prise de fort William-Henry en 1757. Le régiment se bat aussi à Carillon en 1758, et passe l'hiver posté au même endroit. En mars 1759, une partie des hommes est envoyée au fort Niagara, environ 30 autres à l'Ile-aux-Noix, et le reste se dirige vers Québec pour participer à la défense de la ville. Il prend part à la bataille de Montmorency, à celle des plaines d'Abraham le 13 septembre (les soldats du régiment de Guyenne sont alors placés au centre de la ligne d'attaque) de même qu'à la bataille de Sainte-Foy.


Régiment de Berry  :
Provenance : région du Berry
À l'origine, les 2e et 3e bataillons du régiment de Berry devaient être mobilisés en Inde. Cependant, à la demande de renforts placée par Montcalm et Vaudreuil, la destination du régiment est modifiée : il débarque en Nouvelle-France à la fin de juillet 1757. Les deux bataillons sont postés à Québec. En 1758, le régiment est envoyé à Carillon et contribue à la victoire. À la fin août, le régiment, qui comptait au départ 908 soldats, n'en compte plus que 723 en raison des batailles successives qui sont fatales pour plusieurs. Les soldats restant ne sont pas rapatriés à Québec pour la bataille des Plaines, leurs services étant toujours requis à Carillon. Ils participeront toutefois à la bataille de Sainte-Foy.

Régiment de Béarn  :
Provenance : région de la Picardie
Arrivé en juin 1755 en Nouvelle-France, le régiment de Béarn est envoyé dès le début du mois de juillet au fort Frontenac et, un an plus tard, il contribue à la victoire au fort Oswego, en compagnie des autres régiments, de la milice et des Amérindiens. Après la capitulation des Britanniques, le 14 août, une compagnie est envoyée au fort Bull et une autre au fort William-Henry. L'année suivante, l'unité entière se dirige au fort Carillon, pour ensuite revenir à William-Henry et prendre part à cette bataille. En 1758, le régiment de Béarn participe à la défense du fort Carillon et, en 1759, il est présent lors du siège de Québec, à l'exception de 35 soldats qui sont mobilisés au fort Niagara. Le régiment prend aussi part  à la bataille de Sainte-Foy l'année suivante.

Régiment de La Sarre  :
Provenance : région de Lorraine
Le 2e bataillon du régiment de La Sarre débarque à Québec le 3 juin 1756. Il prend part à la prise du fort Oswego en août de la même année, et escorte jusqu'à Montréal les prisonniers britanniques faits lors de cette bataille. En août 1757, plusieurs soldats du régiment participent à l'affrontement du fort William-Henry. Le régiment assiste ensuite l'armée de Montcalm en 1758 dans la bataille de Carillon. Enfin, le régiment de La Sarre participe aux batailles de Montmorency, des Plaines de même qu'à celle de Sainte-Foy.

Régiment Royal-Roussillon  :
Provenance : région de Perpignan, Roussillon et Catalogne
Arrivé en Nouvelle-France en mai 1756, le régiment de Royal-Roussillon est à l'origine posté à Montréal, à l'exception d'un détachement qui est envoyé à Carillon. En 1757, c'est le régiment en entier qui est mobilisé pour le fort William-Henry. De plus, le régiment prend part, en 1758, à la victoire de Carillon. Il se dirige ensuite vers Québec, pour défendre la ville : il participe ainsi aux batailles de Montmorency, des Plaines et de Sainte-Foy.


Régiment de Languedoc  :
Provenance : région du Languedoc
Ce régiment débarque à Québec le 19 juin 1755. Ses hommes quittent directement pour le fort Saint-Frédéric et, sous les ordres du général Dieskau, repoussent les Britanniques au lac George. Après la bataille, les troupes du régiment de Languedoc se rendent à Carillon où un fort est construit depuis peu. Le régiment se déplace ensuite vers le sud où il prend part à la bataille de fort William-Henry. Le 8 juillet 1758, le 2e bataillon du régiment de Languedoc participe à la bataille de Carillon. En mai 1759, il se rend à Québec où il participe à la défense de la ville : il prend part aux batailles de Montmorency, des Plaines et de Sainte-Foy.

vendredi 25 septembre 2009

La Bataille de Montgisard (25 novembre 1177)

Historine continue son étude sur les batailles livrées par les ordres militaires au temps des croisades.

Voici aujourd'hui la bataille de Montgisard.

Bonne lecture.

La Bataille de Montgisard (25 novembre 1177)

Contexte
En 1177, Philippe d’Alsace, comte de Flandre arrive en Terre Sainte avec une armée. A cette époque, le royaume de Jérusalem et l’empire byzantin projettent de s’allier pour organiser une campagne commune contre l’Egypte, gouvernée par Saladin. Une escadre byzantine aborde peu après à Saint-Jean-d’Acre, mais Baudouin, gravement atteint de lèpre ne peut pas prendre la tête de l’armée du royaume et propose à Thierry d’Alsace d’en prendre le commandement. Celui-ci refuse, prétendant qu’il est venu à Jérusalem pour faire ses dévotions et défendre le royaume et non porter la guerre dans des états voisins. Son refus fait échouer l’expédition et les byzantins retournent chez eux.

Thierry d’Alsace quitte Jérusalem, et se rend en octobre 1177 à Tripoli, où il aide le comte Raymond III à assiéger sans succès la forteresse de Hama au début du mois de septembre 1177. Il se rend ensuite à Antioche et, avec le prince Bohémond III d’Antioche, il assiège à la fin du mois de novembre la forteresse de Harenc
 
La bataille
Baudouin IV avait également envoyé des troupes au siège de Hama, dégarnissant le royaume, car il ne restait plus à Jérusalem que cinq cent chevaliers, comprenant les garnisons des Templiers et des Hospitaliers. 
 
Baudouin IV
En apprenant le projet d’attaque franco-byzantine, Saladin avait quitté Damas pour l’Egypte, afin d’organiser la défense et la résistance du pays. Plus tard, ses espions lui apprennent l’abandon de cette expédition, puis le siège de Hama, qui occupe le plus grande partie de l’armée franque. Entre le 18 et le 23 septembre, il pénètre dans le royaume de Jérusalem avec son armée forte de trente mille soldats, évite la forteresse de Gaza dont les Templiers avaient renforcé la garnison et marche sur Ascalon.

 Baudouin IV
Dès qu’il apprend la nouvelle, le roi part avec toutes les troupes qu’il a pu trouver au devant de Saladin et arrive à Ascalon peu avant Saladin. Avant de partir Baudouin avait convoqué l’arrière ban du royaume, mais celui-ci est capturé par l’armée de Saladin avant d’arriver à Ascalon. Saladin met le siège devant Ascalon, Baudouin tente une sortie mais doit battre retraite immédiatement. Saladin s’avise que le royaume est sans défense, lève le siège d'Ascalon et poursuit sa route vers Ramla, qu’il prend sans aucun mal,la ville ayant été évacuée, et l’incendie, puis assiège Mirabel et Lydda. Saladin, pensant que la défense du royaume est totalement paralysée, autorise ses soldats à se disperser pour piller la région et, ne voulant pas s'encombrer de prisonniers, en fait égorger un certain nombre.

Saladin
A Ascalon, Baudouin IV décide de tenter le tout pour le tout, malgré son infériorité numérique. Il demande à Eudes de Saint-Amand, maître de l'Ordre du Temple, retranché avec quatre vingt Templiers à Gaza de venir le rejoindre. 

 Eudes de Saint Amand, Grand Maitre de l'Ordre des Templiers
Avec les quelques seigneurs qui sont avec lui, Renaud de Châtillon, seigneur d'Outre-Jourdain, Baudouin d'Ibelin, seigneur de Ramla, son frère Balian d'Ibelin, seigneur de Mirabel, Renaud de Grenier, comte de Sidon, et Josselin III de Courtenay, l’oncle du roi, il dispose d’une armée de moins de cinq cents chevaliers (375 chevaliers et 80 templiers, fer de lance de l’Ost)  et de quelques milliers de soldats.
Renaud de Chatillon
Il quitte Ascalon, suit une route en arc de cercle pour contourner l’armée de Saladin et le rejoint en un lieu nommé Montgisard, près de Ramla. Il attaque l’armée ennemie par le nord alors que Saladin le croit toujours au sud-ouest. Bénéficiant de l’effet de surprise et voulant à tout prix venger le massacre des prisonniers, l’armée franque charge celle de Saladin, amollie et alourdie par le butin. Taqi al-Din tente de contenir la charge ennemie mais plusieurs émirs dont son propre fils sont tués, et le reste finit par prendre la fuite.

C’est ensuite aux mille Mamelouks de la garde personnelle de Saladin de tenter de contenir la charge franque, mais ils sont tous tués. Les prisonniers survivants en profitent pour se libérer et attaquer leurs gardiens. Saladin lui-même échappe de peu à la mort, ordonne à tous de prendre la fuite et profite de la nuit qui tombe pour échapper aux chevaliers croisés.


La bataille des chiffres est aussi difficile à trancher. Certains disent que l’armée de Saladin était composée de 7000 -8000 hommes, d’autres annoncent 20 000 hommes et certains annoncent des chiffres de 30 000 hommes. Le rationnel voudrait qu’ils ne soient ‘que 7000 -8000 ‘ mais cela ne veut pas dire que c’est vrai. Les armées ‘professionnelles’ de Saladin étaient surtout composées de mamelucks et de cavaliers mais qui étaient très loin de représenter la majorité de son armée. La grande majorité était composé de guerriers pris sur le tars, souvent inexpérimenté et à pieds, face à des chevaliers ils n’avaient donc très peu de chance de survivre.

Saladin repart alors vers l'Égypte, tout en étant harcelé pendant sa retraite par les Bédouins. Il ne réussit à rentrer qu'avec seulement le dixième de son armée et arrive au Caire le 8 décembre 1177, à temps pour démentir la nouvelle de sa mort. Baudoin le suit jusque dans la péninsule du Sinaï mais fut incapable de prendre l'avantage.

Conséquences
Cette bataille a eu un énorme retentissement dans la chrétienté et contribué pour beaucoup au prestige de Baudouin le Lépreux, que l’on compare bientôt à Godefroy de Bouillon ou à Tancrède de Hauteville.

Mais les Francs n’ont pas réussit à tirer avantage de cette victoire et vont subir des défaites au cours des deux années suivantes.

jeudi 24 septembre 2009

Les guerres zoulous (1)

Historine s'intéresse à un épisode sanglant de l'histoire Britannique : les guerres zoulous. Voici un petit récit de la bataille d'Isandhlwana.

Bonne lecture.

La bataille d'Isandhlwana
La bataille d'Isandhlwana est une bataille livrée le 22 janvier 1879 en Afrique du Sud, pendant la guerre anglo-zouloue (1879), et qui s'est soldée par l'une des plus grandes défaites coloniales britanniques.


L'Isandhlwana (également nommée Isandlwana ou Isandula) est une colline isolée dans la province du KwaZulu-Natal. Isandhlwana veut dire la colline qui ressemble à un bœuf.

Une armée de près de 23 500 Zoulous, commandée par Ntshingwayo Khoza et Mavumengwana Kamdlela Ntuli, balaie six compagnies du 24e régiment d'infanterie britannique, un contingent de volontaires du Natal et des auxiliaires Basotho, soit 1 400 hommes environ, sous les ordres du colonel Durnford et du lieutenant-colonel Pulleine. Le lendemain un poste avancé britannique situé non loin de là à Rorke's Drift résiste victorieusement à 3 000 Zoulous.


La tactique de combat de l'armée zouloue a été portée à son apogée par Chaka, et lui a permis d'imposer son hégémonie dans la région. Aux qualités traditionnelles de courage et de mobilité des armées africaines, il a ajouté l'organisation et l'entraînement, transformant un ost indiscipliné en unité de combat particulièrement redoutable, reposant sur un système régimentaire. Pendant la bataille, l'armée zouloue se présente en arc de cercle face à son adversaire.

Au centre (la poitrine), se tiennent les régiments aguerris, sur les ailes (ou cornes, comme les nomment les zoulous) sont placés les régiments de jeunes guerriers. Ceux-ci ont pour mission de mettre à profit leur vitesse et leur agilité pour déborder l'ennemi en l'attaquant sur les flancs tout en essayant de l'encercler alors que les guerriers de la poitrine l'engagent de face. Derrière la poitrine, et tournant le dos à la bataille afin de garder leur calme, des régiments de vétérans (les reins) se tiennent en réserve, n'intervenant que pour faire basculer l'affrontement vers la victoire. Chaque homme connaît sa place, les gestes et les manœuvres ayant été répétés indéfiniment, comme dans les armées occidentales, jusqu'à devenir des automatismes.


Armée britannique
•    1er bataillon du 24th foot Regiment : 416 hommes (South Wales Borderers)
•    2e bataillon du 24th foot Regiment : 183 hommes (South Wales Borderers)
•    72 hommes et 2 canons de 7 livres de la 5e brigade de la Royal Artillery
•    Natal native horse (principalement des cavaliers basutos) : 115 hommes
•    des éléments des Newcastle Mounted Rifles, des Buffalo Border Guard (3ème régiment Natal native) et des Natal Carbineers : 460 hommes.


compagnie H, 1er bataillon , 24e régiment


Colonne Dunford en renforts
•    11 battery, 3 brigade: 3x9 pounder rockets – 10 hommes
•    Mounted auxiliaries, Natal Native Horse – 262 hommes
•    1 Battalion, 1st regiment, Natal Native Contingent – 247 hommes

Armée zouloue
•    Corne gauche (6 000 hommes environ)
   o    Régiment uVe
   o    Régiment iNgobamakhosi
•    Poitrine (9 000 hommes environ)
   o    Régiment uNokhenke
   o    Régiment uKhandempemvu ou uMcijo
•    Corne droite (4 000 hommes environ)
   o    Régiment udududu
   o    Régiment iMbube
   o    Régiment iSangqu
•    Réserve (4 500 hommes)
   o    Régiment iNdluyengwe
   o    Régiment uThulwana
   o    Régiment uDloko
   o    Régiment iNdlondlo

S'agissant des régiments constituant la réserve, seul l'iNdluyengwe est effectivement engagé. Les autres unités participeront en revanche à la bataille de Rorke's Drift livrée les 22 et 23 janvier 1879.

mercredi 23 septembre 2009

Les figurines d'Historine - Les byzantins

Voici pour illustrer nos articles sur Constantinople des photos de figurines de notre Jacques Destremau.

Cette armée Byzantine est au format FoG. La liste d'armée va suivre dans un prochain post.

Bonne lecture !


mardi 22 septembre 2009

Guerre de 7 ans au Canada (2)

Historine poursuit son étude sur la guerre de 7 ans sur le continent Américain. Nous nous intéressons aujourd'hui aux uniformes des différents régiments français et notamment au régiment de Guyenne (formé dans la région de Bordeaux !! ).

Pour l'anecdote, le site du Patrimoine militaire Canadien appelle ce régiment  : régiment de la Guyanne française !

Le Régiment de Guyenne
Le Régiment de Guyenne tient son nom d’une ancienne province du sud-ouest de la France. Il a été créé dans ce pays en 1746 et son premier commandant fut le marquis de Laval, qui fut à la tête du régiment du 29 octobre 1746 jusqu’en 1757. Le 6 octobre 1757, la direction du Régiment de Guyenne a été confiée au comte de la Tour Pin-Paulin, qui restera en France.
Le 3 mai 1755, le 2e bataillon du régiment de Guyenne, commandé par le baron Jean Armand de Dieskau, embarque pour la Nouvelle-France en réponse à l’envoi par l’Angleterre de troupes fraîches pour chasser les Français des Grands lacs.

Le baron de Dieskau est nommé par Louis XV commandant d’un grand contingent de 3600 hommes. Il commande directement les unités du régiment de Guyenne qui se battent au Canada jusqu’à la perte de la colonie par les Français en septembre 1760.

Les soldats du régiment de Guyenne prennent part à de nombreux combats. En 1756, ce régiment attaque le fort de Chouaguen et les forts environnants. Ses unités encerclent les forts pendant plusieurs semaines. En 1757, le régiment de Guyenne prend le fort George, une position stratégique des Britanniques. En 1758, le 8 juillet, les soldats du régiment de Guyenne sont placés au centre des lignes françaises dans la bataille du fort Carillon.

Le 13 septembre 1759, le régiment de Guyenne participe à la bataille déterminante des Plaines d’Abraham.

Durant la campagne de 1760, le régiment se distingue au cours de la bataille de Sainte-Foy, mais ses unités capitulent lors de la reddition de la Nouvelle-France et sont rapidement renvoyées en France. Le régiment de Guyenne est dissous en 1791.

Guyenne infanterie:
Uniforme "continental": habit, culotte, parements et collet blancs, veste rouge, boutons jaunes, poches en long garnies de trois boutons, trois sur la manche et un en dedans,.Chapeau bordé d'or.
Uniforme canadien: habit gris blanc sans collet, parements et veste rouge.Col de taffetas noir. Boutons de cuivre. Chapeau bordé d'or faux. Bonnet de fatigue gris blanc à retroussis rouge.

La Reine Infanterie:
Uniforme "continental": habit et culotte blancs. Collet et parements rouges. Veste bleue. Pattes en écusson, boutons blancs, huit boutons sur la poche, dont quatre de chaque coté, trois sur la manche. Chapeau bordé d'argent.
Uniforme canadien : habit gris blanc sans collet, parements et veste rouge.Col de taffetas noir. Boutons d'étain. Chapeau bordé d'argent faux. Bonnet de fatigue gris blanc à retroussis rouge.

Artois infanterie:
Uniforme "continental": habit et parements blancs, culotte de même. Veste rouge. Boutons jaunes, pattes en écusson garnies de neuf boutons, trois de chaque coté et trois en bas presque en triangle, et six sur la manche. Chapeau bordé d'or.
Uniforme canadien: habit uniforme gris blanc sans collet ni couleur distinctive. Col de taffetas noir. Boutons de cuivre. Chapeau bordé d'or faux. Bonnet de fatigue gris blanc à retroussis gris blanc.

Bourgogne infanterie:
Uniforme "continental": habit, culotte, parements et collet blancs. Boutons jaunes, pattes ordinaires garnies de trois boutons et autant sur la manche. Veste rouge. Chapeau bordé d'or.
Uniforme canadien: habit uniforme gris blanc sans collet ni couleur distinctive.Col de taffetas noir. Boutons d'étain.Chapeau bordé d'argent faux.Bonnet de fatigue gris blanc à retroussis gris blanc.

Languedoc infanterie:
Uniforme "continental":
habit blanc, culotte pareille. Veste, collet et parements bleus. Boutons jaunes. Pattes plus larges que hautes, garnies de six boutons, trois de chaque côté, trois sur la manche et un en dedans. Chapeau bordé d'or.
Uniforme canadien: habit gris blanc sans collet, parements et veste bleus.Col de taffetas noir. Boutons de cuivre. Chapeau bordé d'or faux.Bonnet de fatigue gris blanc à retroussis bleu.
Béarn infanterie:
Uniforme "continental":
habit veste et culotte blancs, collet blanc doublé de rouge, boutons jaunes, pattes ordinaires à trois boutons et autant sur le parement. Chapeau bordé d'or.
Uniforme canadien: habit gris blanc sans collet, parements et veste bleus. Col de taffetas noir. Boutons d'étain.Chapeau bordé d'argent faux. Bonnet de fatigue gris blanc à retroussis bleus.


Dans l'état général des approvisionnements des six bataillons qui sont embarqués pour le Canada en 1757, l'uniforme des tambours des six régiments Artois, La Reine, Béarn, Bourgogne, Languedoc et Guyenne est identique pour tous les régiments sçavoir: habit bleu sans collet avec parements rouges, galonné de la livrée Royale, veste et culotte rouges, le chapeau bordé d'or faux et ce quel que soit la couleur du métal affecté au régiment ou il sert.